Médecins du Monde-France choisit de privilégier l’emploi des termes de « travail du sexe » et de « travailleuse et travailleur du sexe » pour désigner l’activité et les personnes qui l’exercent, quelles que soient les conditions de cet exercice. Cette terminologie renvoie aux personnes dont l’activité, choisie ou contrainte, se définit dans des échanges économico-sexuels dont les transactions économiques peuvent être explicites (prestations sexuelles contre de l’argent) ou implicites (services sexuels contre protection, logement, produits psychoactifs, aide à la migration…).
Le travail du sexe recouvre une extrême diversité de situations. Si certaines personnes exercent une profession de manière consentie et assumée, d’autres sont exploitées voire contraintes. Conformément à ses valeurs, Médecins du Monde dénonce avec force toute forme de contrainte et de violence exercée à l’encontre des êtres humains. Nous pensons qu’au même titre que pour toute population marginalisée et réprimée, il est en priorité nécessaire de mettre en capacité les travailleuses/eurs du sexe, qu’elles/ils soient mineurs ou majeurs, d’exercer leurs droits fondamentaux, prévus par les textes internationaux relatifs à la santé, aux droits et à la protection des personnes.
Médecins du monde s’engage pour l’accès des travailleurs et travailleuses du sexe à des services de santé prenant en compte la multiplicité de leurs besoins de santé. Nous dénonçons les lois et politiques qui aggravent les violences et les problèmes de santé, notamment la criminalisation du travail sexuel et les politiques migratoires qui condamnent les personnes à la clandestinité.