Non ou mal-logés

Non ou mal-logés

16 000

personnes vivent dans des bidonvilles en France

12 400

contacts effectués par les équipes de MdM avec des personnes à la rue

91 %

des patients reçus dans nos centres d'accueil étaient sans logement.

Le contexte

Des conditions de vie indignes qui impactent la santé

Le logement est un élément déterminant de la santé : parce qu’il protège et caractérise les conditions de vie des personnes, qu’il constitue un espace intime indispensable à l’équilibre et au bien-être, et qu’il est posé comme une condition pour faire valoir ses droits.

Les équipes de Médecins du Monde qui interviennent auprès des personnes vivant dans la rue, en squats et bidonvilles, constatent les lourdes conséquences sur la santé de l’habitat ultra-précaire et de la pratique répétée des expulsions.

Le nombre de personnes à la rue qui ne peuvent être prises en charge est de plus en plus élevé.

Une forte pression s’exerce sur l’accès à l’hébergement d’urgence depuis plusieurs années, et le nombre de personnes à la rue qui ne peuvent être prises en charge est de plus en plus élevé.

Les expulsions sans relogement jettent les habitants des bidonvilles dans l’errance, les éloignent du système de santé, brisent la continuité des soins et rendent difficile la prévention et la lutte contre les épidémies. Pour pouvoir bénéficier d’une couverture maladie (l’Aide médicale d’État ou la Protection universelle maladie, selon la situation) ces personnes doivent se confronter à la barrière de la langue, à la méconnaissance du système de santé français, à de multiples obstacles dans le parcours d’accès aux droits et à des délais d’instruction très longs.

 

 

Notre action

En 2018, 13 programmes de Médecins du Monde interviennent dans l’objectif de créer du lien avec les personnes sans abri en situation de grande exclusion et d’extrême vulnérabilité :

  • 7 programmes auprès des personnes isolées à la rue,
  • 6 programmes d’intervention spécifique (réduction des risques socio-sanitaires des personnes, médiation en santé, etc.),
  • 10 programmes auprès des personnes en bidonvilles ou squats.

Promouvoir la santé des personnes vivant à la rue

À la rue ou dans les centres d’hébergement et d’accueil de jour, nos équipes mobiles proposent divers services :

  • Accompagnement dans les démarches administratives.
  • Consultations médicales, soutien psychosocial, médiation en santé.
  • Information et sensibilisation des acteurs médicaux et sociaux sur la problématique de l’habitat et de la précarité.
  • Veille sanitaire.

 

À travers ses actions, Médecins du Monde révèle l’effet du sans-abrisme sur la santé et témoigne des difficultés rencontrées par les personnes concernées pour faire valoir leurs droits et accéder aux soins.

 

Favoriser le suivi sanitaire en squats et bidonvilles

Médecins du Monde intervient dans les squats et bidonvilles pour proposer un accès aux soins et aux droits aux habitants ou les orienter vers des structures de santé – avec une attention particulière portée à la santé des femmes et des enfants.

La médiation en santé est particulièrement adaptée. Les médiateurs en santé de l’association travaillent avec des partenaires associatifs et de droit commun pour améliorer la prise en charge des habitants des bidonvilles et renforcer leur capacité à recourir aux soins et aux droits de façon autonome.

 

Notre plaidoyer

À partir de sa mobilisation sur le terrain, l’association témoigne des conséquences néfastes sur la santé du non ou mal-logement, et milite pour une approche globale de la santé incluant le logement, qui soit politiquement portée.

Médecins du Monde rappelle que l’inconditionnalité de l’accueil doit rester au cœur de l’action sociale, pour que les personnes sans abri aient un accès effectif à un toit.

L'association humanitaire milite pour un renforcement des dispositifs spécifiques que sont les Lits Halte Soins Santé (LHSSinfo-icon), les Lits d’Accueil Médicalisés (LAMinfo-icon) et les Appartements de Coordination Thérapeutique (ACT) pour permettre aux personnes en grande précarité d’être hébergées dans des conditions compatibles avec leur état de santé.

Médecins du Monde demande l’accès au logement digne, stable et adapté des personnes vivant actuellement en squats et bidonvilles, et le déploiement d’un accompagnement global dans la lignée de l’instruction interministérielle du 25 janvier 2018 dont l’objectif affiché est la résorption des bidonvilles. Cette démarche devrait être étendue aux départements d’outre-mer, où la situation est particulièrement critique. L'association demande, à défaut d’accès rapide au logement, l’établissement de conditions de vie et d’hygiène dignes, ne mettant pas en danger la santé des personnes : l’accès immédiat à l’eau, aux sanitaires et le ramassage régulier des ordures sont des préalables indispensables.

Lieux d'intervention

France métropolitaine

Océan indien

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