Côte d'Ivoire

©Sebastien Duijndam

Côte d'Ivoire

9,8 %

des usagers de drogues sont atteints de la tuberculose à Abidjan

5,4 %

des usagers de drogues sont séropositifs à Abidjan

16 ans

âge médian du premier rapport sexuel à Soubré

La situation en Côte d'Ivoire

Sexualité des jeunes et des adolescents

La Côte d’Ivoire enregistre un taux de mortalité maternelle de 6141 décès pour 100 000 naissances vivantes dont 15% est dû aux complications liées aux avortements à risques. En d’autres termes, 2 femmes meurent toutes les 3 heures en Côte d’Ivoire. Lors du premier rapport sexuel, un peu plus d’1 adolescent sur 2 (55%) a fait usage d’une méthode contraceptive (principalement le préservatif masculin).

De nombreuses barrières à l’accès à des soins de santé sexuelle et reproductive de qualité demeurent, notamment l’absence d’un cadre législatif (la loi actuelle datant de 1920), le manque de financement des produits contraceptifs et les ruptures de stock en moyens de contraception.

Entre 209 000 et 288 000 avortements par an en Côte d’Ivoire et plus de 6 avortements sur 10 sont considérés à hauts risques2

 

Ainsi, au niveau national, seulement 14% des jeunes et adolescents utilisent une méthode contraceptive. Par conséquent de nombreuses grossesses sont enregistrées chaque année chez les élèves du niveau primaire et du secondaire. Or la loi demeure très restrictive en matière d’avortement en Côte d’Ivoire et le personnel soignant n’est pas formé à la prise en charge des grossesses non désirées. Cela favorise le recours aux avortements à risques.

 

 

VIHinfo-icon Sidainfo-icon, hépatites et tuberculose

Médecins du Monde a mené une étude en 2014 à Abidjan auprès de 450 consommateurs réguliers de cocaïne, d’héroïne et de crack. L’étude montre que les usagers de drogue sont des populations vulnérables aux maladies infectieuses du fait de leurs pratiques sexuelles à risque, de la consommation de drogues mais aussi à leurs conditions de vie extrêmement précaires. Stigmatisées, elles vivent souvent dans des zones insalubres sans accès à l’eau ni à l’hygiène.

Le taux de séropositifs est particulièrement fort parmi cette population, notamment parmi les travailleurs.ses du sexe (prévalence du VIHinfo-icon chez les usagers de drogues et travailleurs du sexe : 22,5%). En plus du VIHinfo-icon sida, la prévalence de la tuberculose chez ces personnes est bien plus élevée que dans la population générale (9,8% contre 1,8% au niveau national) ce qui mène à de nombreux cas de co-infection VIHinfo-icon/tuberculose. De plus, au sein de la population des usagers de drogues, 10% sont porteurs du virus de l’hépatite B.

Notre action en Côte d'Ivoire

FEMMES & ENFANTS

Santé Sexuelle et Reproductive des jeunes et adolescents

L’étude réalisée par Médecins du Monde en 2016 sur la question des déterminants socioculturels des grossesses non désirées a révélé que les services de santé sexuelle et reproductive proposés aux adolescents ne sont pas adaptés à leurs besoins. Par manque de connaissance de leurs droits, parce qu’ils n’en ont pas les moyens et parce que les valeurs et les croyances de leur environnement social y sont opposées, ceux-ci n’ont pas recours à ces services.

Depuis mi-2017, Médecins du Monde mène, en appui au système de santé public, un projet visant à améliorer la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées chez les jeunes et adolescents à Soubré (Ouest du pays) selon une approche par les droits. En effet, les données issues du terrain ont montré que 21% des jeunes filles sexuellement actives utilisent une méthode de contraception « moderne » dont le préservatif masculin pour 50% d’entre elle. De plus, 14,4% des jeunes filles interviewées lors d’une enquête à mi-parcours ont été au moins une fois enceinte et 75% des grossesses se terminent par un avortement (pour 40% d’entre elles dans des cliniques privées).

 

Abidjan
Abidjan

En 2018

Nous avons :

  • organisé 10 sessions de formation des acteurs locaux sur les droits à la SSRinfo-icon
  • appuyé la réalisation de 39 consultations foraines qui ont réuni plus de 8 807 jeunes et ont permis à 808 jeunes filles d’avoir accès à la contraception
  • informé 30 442 jeunes et adolescents sur leurs droits en SSRinfo-icon
  • sensibilisé plus de 3 705 jeunes et adolescents sur la SRR, les infections sexuellement transmissibles, le VIHinfo-icon sida et les méthodes contraceptives
  • identifié 26 jeunes « ambassadeurs » locaux engagés dans le plaidoyer pour le droit à la SSRinfo-icon
  • apporté un accompagnement psychosocial à 1334 jeunes vulnérables

 

Afin d’apporter des solutions à la problématique de l’accès des femmes, des jeunes filles et des adolescent.e.s aux services de planification familiale, Médecins du Monde porte un processus de plaidoyer national et co-construit avec les acteurs locaux et internationaux. Ce processus de plaidoyer a non seulement contribué à amener le pays à s’engager à accroitre les ressources financières allouées pour les contraceptifs de 10% chaque année, mais également à allouer en 2018 un montant de 500 millions de francs CFA à l’achat des produits contraceptifs. 

 

© Sebastien Duijndam
© Sebastien Duijndam
Femmes enceintes dans une salle d'attente d'un centre de santé géré par Médecins du Monde. © Sébastien Duijndam
Femmes enceintes dans une salle d'attente d'un centre de santé géré par Médecins du Monde. © Sébastien Duijndam

PERSONNES EXPOSÉES AUX RISQUES

Soigner les usagers de drogues

Depuis janvier 2015, Médecins du Monde et des associations humanitaires partenaires locales mènent des actions de prévention et de réduction des risques auprès des usagers de drogues à Abidjan afin d’améliorer leur prise en charge par le système sanitaire.

 

Médecins du Monde œuvre à renforcer la capacité d’agir de ces personnes, afin de développer des réponses adaptées et de combattre la stigmatisation, l’exclusion et la criminalisation qui constituent des barrières à l’accès aux soins.

 

La deuxième phase de ce projet, débutée en 2018, a notamment permis l’ouverture d’un centre d’accompagnement et de prise en charge médicale et psychosociale à destination des usagers de drogues d’Abidjan.

 

Abidjan
Abidjan

En 2018

Nous avons :

  • sensibilisé 8 159 usagers de drogues (dont 1 748 femmes) via les éducateurs pairs sur le VIHinfo-icon sida, Hépatites et Tuberculose
  • reçu 4 189 usagers de drogues en consultation dont 283 femmes
  • distribué 44 490 préservatifs et réalisé 3 902 (211 femmes) dépistages du VIHinfo-icon
  • formé 232 acteurs médicaux et communautaires
  • accompagné 11 femmes usagères de drogues durant leur grossesse jusqu’à leur accouchement

 

 

Historique
2011
4 mois d’intervention d’urgence à Abidjan suite à la crise post-électorale.
2011
Projet d’appui aux urgences obstétricales dans le sud-ouest du pays.
2012
Partenariat pour la transition – appui à la gratuité ciblée dans le sud-ouest du pays.
2014
Etude auprès des usagers de drogues à Abidjan.
2014
Projet de renforcement du système de santé ivoirien.
2014
Préparation de réponse à l’épidémie Ebola dans le sud-ouest du pays.
2015
Ouverture d’un programme auprès des usagers de drogues à Abidjan.
2016
Étude sur les déterminants socio-culturels des grossesses non désirées auprès des jeunes.
2017
Etude communautaire sur la prévalence de la tuberculose et des facteurs associés chez les usagers de drogues à Abidjan.
2017
Projet de prévention et de prise en charge des grossesses non désirées chez les jeunes en milieu scolaire à Soubré.
2018
Seconde phase du programme de réduction des risques auprès des usagers de drogues à Abidjan et ouverture du Centre d’Accompagnement de Soins en Addictologie (CASA).

Votre soutien

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110 € pour financer un kit chirurgical d’accouchement

Nous rejoindre
Assistant coordinateur général (H/F)