Côte d'Ivoire

©Sebastien Duijndam

Côte d'Ivoire

9,8 %

des usagers de drogues sont atteints de la tuberculose à Abidjan

5,4 %

des usagers de drogues sont séropositifs à Abidjan

2

femmes meurent toutes les 3 heures suite à des conséquences obstétricales en Côte d’Ivoire

La situation en Côte d'Ivoire

La sexualité à risque des jeunes et des adolescents en Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire enregistre un taux de mortalité maternelle de 6141 décès pour 100 000 naissances vivantes dont 15% est dû aux complications liées aux avortements à risques. En d’autres termes, 2 femmes meurent toutes les 3 heures en Côte d’Ivoire. Lors du premier rapport sexuel, un peu plus d’1 adolescent sur 2 (55%) a fait usage d’une méthode contraceptive (principalement le préservatif masculin).

 

En Côte d'Ivoire, le faible accès aux méthodes contraceptives favorise les grossesses précoces

De nombreuses barrières à l’accès à des soins de santé sexuelle et reproductive de qualité demeurent, notamment l’absence d’un cadre législatif (la loi actuelle datant de 1920), le manque de financement des produits contraceptifs et les ruptures de stock en moyens de contraception.

30 % des jeunes filles sexuellement actives utilisent une méthode de contraception « moderne » à Soubré

Ainsi, au niveau national, seulement 30% des jeunes et adolescents utilisent une méthode contraceptive. Par conséquent de nombreuses grossesses sont enregistrées chaque année chez les élèves du niveau primaire et du secondaire menant à une pratique élevée des avortements (75% selon une étude menée en milieu scolaire en 2018). Or la loi demeure très restrictive en matière d’avortement en Côte d’Ivoire et le personnel soignant n’est pas formé à la prise en charge des grossesses non désirées. Cela favorise le recours aux avortements à risques.

 

 

VIHinfo-icon Sidainfo-icon, hépatites et tuberculose : la forte prévalence des maladies infectieuses en Côte d'Ivoire

Médecins du Monde, en tant qu'ONGinfo-icon médicale présente en Côte d'Ivoire, a mené une étude en 2014 à Abidjan auprès de 450 consommateurs réguliers de cocaïne, d’héroïne et de crack. L’étude montre que les usagers de drogues sont des populations vulnérables aux maladies infectieuses du fait de leurs pratiques sexuelles à risque, de la consommation de drogues mais aussi à leurs conditions de vie extrêmement précaires. Stigmatisées, elles vivent souvent dans des zones insalubres sans accès à l’eau ni à l’hygiène.

Le taux de séropositifs est particulièrement fort parmi cette population, notamment parmi les travailleuses et travailleurs du sexe (prévalence du VIHinfo-icon chez les usagers de drogues et travailleurs du sexe : 22,5%). En plus du VIHinfo-icon, la prévalence de la tuberculose chez ces personnes est bien plus élevée que dans la population générale (9,8% contre 0,2% au niveau national) ce qui mène à de nombreux cas de co-infection VIHinfo-icon/tuberculose. De plus, au sein de la population des usagers de drogues, 10% sont porteurs du virus de l’hépatite B.

Notre action en Côte d'Ivoire

FEMMES & ENFANTS

Santé Sexuelle et Reproductive des jeunes et adolescents en Côte d'Ivoire

L’étude réalisée par Médecins du Monde en 2016 sur la question des déterminants socioculturels des grossesses non désirées a révélé que les services de santé sexuelle et reproductive proposés aux adolescents ne sont pas adaptés à leurs besoins. Par manque de connaissance de leurs droits, parce qu’ils n’en ont pas les moyens et parce que les valeurs et les croyances de leur environnement social y sont opposées, ceux-ci n’ont pas recours à ces services.

 

Prévenir et aider les grossesses non désirées en Côte d'Ivoire : l'action de Médecins du Monde

Depuis mi-2017, Médecins du Monde mène, en appui au système de santé public, un projet visant à améliorer la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées chez les jeunes et adolescents à Soubré (Ouest du pays) selon une approche par les droits. En effet, les données issues d'une étude effectuée en avril 2019 ont montré que 30% des jeunes filles sexuellement actives utilisent une méthode de contraception « moderne » dont le préservatif masculin pour 81% d’entre elles. De plus, 10,3% des jeunes filles interviewées lors d’une enquête ont été au moins une fois enceinte et 36,4% des grossesses se terminent par un avortement (pour 40% d’entre elles dans des cliniques privées).

Afin d’apporter des solutions à la problématique de l’accès des femmes, des jeunes filles et des adolescentes et adolescents aux services de planification familiale, notre ONGinfo-icon médicale Médecins du Monde porte un processus de plaidoyer national et co-construit avec les acteurs locaux et internationaux pour la disponibilité et le financement des intrants de planification familiale.

Abidjan
Abidjan

En 2019

Nous avons :

  • organisé 11 sessions de formation des acteurs locaux sur les droits à la SSRinfo-icon
  • appuyé la réalisation de 26 consultations foraines 
  • informé 29 239 jeunes et adolescents sur leurs droits en SSRinfo-icon
  • sensibilisé plus de 8 497 jeunes et adolescents sur la SRR
  • identifié 35 jeunes « ambassadeurs » locaux
  • apporté un accompagnement psychosocial à 203 jeunes vulnérables

 

 

 

© Sebastien Duijndam
© Sebastien Duijndam
Femmes enceintes dans une salle d'attente d'un centre de santé géré par Médecins du Monde. © Sébastien Duijndam
Femmes enceintes dans une salle d'attente d'un centre de santé géré par Médecins du Monde. © Sébastien Duijndam

PERSONNES EXPOSÉES AUX RISQUES

Soigner les usagers de drogues : l'engagement et l'accompagnement de Médecins du Monde

Depuis janvier 2015, Médecins du Monde et des associations humanitaires partenaires locales mènent des actions de prévention et de réduction des risques (RdRinfo-icon) auprès des usagers de drogues à Abidjan afin d’améliorer leur prise en charge par le système sanitaire.

 

Médecins du Monde œuvre à renforcer la capacité d’agir de ces personnes, afin de développer des réponses adaptées et de combattre la stigmatisation, l’exclusion et la criminalisation qui constituent des barrières à l’accès aux soins.

 

La deuxième phase de ce projet, débutée en 2018, a notamment permis l’ouverture en août 2019 d’un Centre d’Accompagnement et de Soins en Addictologie (CASA) offrant une prise en charge holistique aux usagers de drogues. Le CASA offre à ce jour un paquet d’activités différentes à ces consommateurs de drogues incluant un accueil, des services d’hygiène et de repos, des sensibilisations, la distribution d’outils de RdRinfo-icon, des dépistages, des consultations médicales, un accompagnement social, une prise en charge psychologique, ainsi que des activités communautaires en parallèle des interventions d’aller-vers les populations (dépistage VIHinfo-icon, soins de santé primaires, référencements).

 

Abidjan
Abidjan

En 2019

Nous avons :

  • sensibilisé 12 323 usagers de drogues via les éducateurs pairs
  • reçu 11 140 usagers de drogues en consultation dont 792 femmes
  • distribué 66 852 préservatifs et réalisé 8 003 dépistages du VIHinfo-icon
  • formé 301 acteurs médicaux et communautaires
  • accompagné 33 femmes usagères de drogues durant leur grossesse jusqu’à leur accouchement

 

 

 

 

Historique
2011
4 mois d’intervention d’urgence à Abidjan suite à la crise post-électorale.
2011
Projet d’appui aux urgences obstétricales dans le sud-ouest du pays.
2012
Partenariat pour la transition – appui à la gratuité ciblée dans le sud-ouest du pays.
2014
Etude auprès des usagers de drogues à Abidjan.
2014
Projet de renforcement du système de santé ivoirien.
2014
Préparation de réponse à l’épidémie Ebola dans le sud-ouest du pays.
2015
Ouverture d’un programme auprès des usagers de drogues à Abidjan.
2016
Étude sur les déterminants socio-culturels des grossesses non désirées auprès des jeunes.
2017
Etude communautaire sur la prévalence de la tuberculose et des facteurs associés chez les usagers de drogues à Abidjan.
2017
Projet de prévention et de prise en charge des grossesses non désirées chez les jeunes en milieu scolaire à Soubré.
2018
2de phase du programme de RDR auprès des usagers de drogues à Abidjan et ouverture du Centre d’Accompagnement de Soins en Addictologie.

Votre soutien

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110 € pour financer un kit chirurgical d’accouchement

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