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Contacter Sandrine Simon I Référente en santé des femmes

Les femmes et les enfants

47 000

femmes meurent chaque année des suites d’un avortement clandestin

300 000

femmes décèdent des suites de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement

6,5

millions d’enfants meurent chaque année de maladies qui pourraient être soignées

La situation

Nombre de femmes et d’enfants de par le monde sont fragilisés. Il y a toutes ces femmes qui ne peuvent disposer librement de leur corps, avoir des enfants si elles le souhaitent et au moment où elles l’ont décidé. Il y a celles et ceux que leur identité sexuelle condamne à la marginalisation et à la violence. Et il y a tous ces enfants qui ne peuvent se nourrir correctement et souffrent de carences, ceux qui risquent de mourir parce que se soigner correctement est impossible, inaccessible ou inabordable là où ils vivent. 

  • Programme Santé sexuelle et reproductive pour les femmes au Laos © Lam Duc Hien

    Vichara, 23 ans.

    « Au Laos, je vis dans la campagne, près du Mekong. J’ai 3 enfants qui sont tous nés à la maison, avec l’aide d’une accoucheuse. Après la naissance, nous pratiquons le You-faï. C’est un rituel de purification pendant lequel je dois m’isoler avec mon bébé et suivre certaines règles de vie. Je suis enceinte de mon quatrième enfant et je ressens des douleurs dans le ventre. Mais pour me rendre au centre de santé qui est à 8 kilomètres, il faut que je prenne le tak-tak, un tracteur, et les secousses sont trop fortes. »

  • Imran, Pakistan

    Imran, 1 an.

    Imran et sa famille sont originaires de l’Agence d’Orakzai, dans la province du KPK, théâtre des combats entre les talibans et l’armée pakistanaise. Ils ont fui les opérations militaires pour venir au Punjab et vivent à 20 dans la seule pièce de leur habitat de fortune, dans des conditions d’hygiène terribles. Le père est le seul à pouvoir s’occuper de sa famille mais il est trop faible pour avoir du travail. Tous ont des problèmes de santé. L’enfant est très affaibli, très maigre. Malnutri, il souffre également de diarrhée aiguë. 

  • Claudio

    Claudio, 3 ans.

    Très vite lorsque Claudio est né, nous avons remarqué que sa peau était un peu bleue. Lorsqu’il tétait, il se fatiguait très vite. Il ne parvenait pas à boire longtemps et ne grossissait pas suffisamment. Au bout de quelques mois nous étions très inquiets pour sa santé. Mais le médecin traditionnel ne trouvait rien d’anormal chez lui. Nous l’avons emmené à Antananarivo, la capitale, où on lui a fait des analyses qui ont révélé une cardiopathie. Il faudrait que Claudio soit opéré pour aller mieux, mais l’intervention est très compliquée. 

  • Michaela, Haïti

    Michaela, 15 ans.

    Quand je me suis aperçue que j’étais enceinte j’ai paniqué. Je suis trop jeune pour devenir mère. Je ne savais pas quoi faire, alors j’ai demandé conseil à une amie. Elle m’a dit d’acheter des médicaments pour les ulcères pour faire partir le bébé. Il faut prendre plusieurs comprimés avec des boissons énergétiques et aussi en mettre dans le vagin. Quand je me suis mise à saigner, je suis allée à l’hôpital en urgence. Maintenant j’ai peur de ne plus jamais pouvoir avoir d'enfants. »

  • Ruth, Congo

    Ruth, 20 ans.

    Mon mari était parti travailler aux champs quand quatre soldats ont fait irruption dans ma maison. Je préparais le repas avec ma fille de 2 ans. Un des soldats a menacé de tuer ma fille si je ne me laissais pas faire. Alors ils m’ont alors violée un par un, sous les yeux de ma fille qui pleurait. J’ai eu tellement mal que je ne parvenais pas à marcher. Quand mon mari a appris ce qui s’était passé il a eu honte et il m’a abandonnée. Je me retrouve seule et handicapée, avec mes enfants à nourrir. 

Notre action

Le droit des femmes à disposer de leur corps

Médecins du Monde milite pour le droit des femmes à disposer de leur corps, à ne subir aucune coercition ou violence dans leur vie sexuelle, à décider librement d’avoir ou non des enfants, leur nombre et le moment des naissances. Ainsi, toute femme devrait pouvoir recourir à une méthode de contraception moderne et avoir légalement accès à un avortement médicalisé.

L’association agit, au Pérou , au Burkina Faso ou en RDC pour améliorer la qualité des services et promouvoir leur accès en réduisant les barrières géographiques, financières et socioculturelles. Elle mène aussi des actions de plaidoyer avec la société civile afin de garantir l’exercice des droits sexuels et reproductifs.

Accompagner les grossesses

Partout dans le monde, à Madagascar comme en Haïti, Médecins du Monde œuvre pour améliorer la santé des adolescentes, des femmes et des couples. Nos équipes leur proposent un accès à un suivi de grossesse, à des soins postnataux et au dépistage des ISTinfo-icon. Elles informent aussi sur la transmission du VIHinfo-icon, sur les conséquences des violences ou sur les risques lors de l’accouchement.

Pour lutter contre la mortalité maternelle, nous agissons pour améliorer l’accompagnement des grossesses et des accouchements : pour cela, nous formons le personnel local, nous soutenons des structures de santé et des cliniques mobiles sont mises en place pour prendre en charge les patientes vivant dans les zones les plus isolées.

Toute femme devrait pouvoir recourir à la contraception et avoir légalement accès à l’avortement sans risque.

Soigner les enfants

Parce que des millions d’enfants meurent chaque année de maladies qui pourraient être évitées - malnutrition, diarrhées, paludisme, etc. - nous veillons à ce que les nourrissons et les jeunes enfants soient pris en charge, dans nos cliniques mobiles ou dans des structures soutenues par Médecins du Monde. Par exemple au Niger ou au Burkina Faso, les enfants souffrant de malnutrition sont soignés, et des actions de prévention et de sensibilisation sont menées auprès des familles. En France, les équipes de Médecins du Monde reçoivent dans les Caso de nombreuses familles accompagnées de leurs enfants dont les vaccins sont rarement à jour.

Lieux d'intervention

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110 € pour financer un kit chirurgical d’accouchement

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