Géorgie

Géorgie

53 000

usagers de drogues par injection en Géorgie

74 %

des usagers sont porteurs du virus de l’hépatite C

3 %

des usagers de drogues par injection sont séropositifs

La situation humanitaire en Géorgie

L’usage de drogues s’est rapidement développé en Géorgie après la chute de l’Union soviétique en 1991, touchant jusqu’à 53 000 personnes. Dans un contexte de fort rejet social des usagers de drogues, la réponse institutionnelle repose uniquement sur la criminalisation plutôt qu’à la réhabilitation.

Aujourd’hui, près des trois quarts des usagers de drogues sont porteurs du virus de l’hépatite C (VHCinfo-icon) et environ 3% séropositifs, parmi lesquels une immense majorité est également co-infectée par le virus de l’hépatite C. Le risque sanitaire est incontesté. C'est pour cela que la Géorgie a mis en place en mai 2015 un plan national d’élimination de l’hépatite C, cependant, les usagers, stigmatisés et marginalisés, n’ont toujours qu’un accès limité aux traitements.

 

En Géorgie, 70 à 74 % des usagers de drogue sont porteurs du virus de l’hépatite C. 

L'action de Médecins du Monde en Géorgie

Accompagner les usagers de drogues

Le centre d’accueil ouvert par Médecins du Monde et son partenaire local New Vector propose depuis 2011 aux usagers de drogues des activités de prévention et de sensibilisation aux risques de maladies infectieuses. Pour répondre à cette crise humanitaire silencieuse en Géorgie, nos équipes distribuent des kits d’injection, du dépistage et des consultations médicales et dentaires. Afin de toucher les usagers les plus isolés, des travailleurs pairs vont également à leur rencontre avec du matériel stérile, diffuser des messages de prévention sur les risques de transmission des maladies infectieuses.

Par ailleurs, face à ce risque sanitaire géorgien, Médecins du Monde soutient les actions et campagnes du réseau national des usagers de drogues (GeNPUD). Cette association française accompagne le combat de ces usagers pour leurs droits et pour l’accès au traitement de l’hépatite C, et milite pour qu’ils soient impliqués dans l’élaboration des politiques nationales de lutte contre ce virus. 

 

Un travailleur pair apporte à un usager du matériel stérile et des médicaments à son domicile. Tbilissi © Olivier Papegnies
Un travailleur pair apporte à un usager du matériel stérile et des médicaments à son domicile. Tbilissi © Olivier Papegnies

Médecins du monde a travaillé sur un programme de traitement de l’hépatite C

Pour démontrer la pertinence d’un modèle de prise en charge adapté aux besoins spécifiques des usagers de drogue et rappeler leur capacité à prendre soin de leur santé lorsqu’ils sont accompagnés de manière appropriée, Médecins du Monde a développé un programme pilote de traitement de l’hépatite C auprès de 266 usagers. Le modèle de l'opération est basé sur les pairs éducateurs qui sont des personnes formées au sein d’une communauté pour aider les autres membres à adopter un comportement sain et responsable en matière de santé et de reproduction. Le succès de l'opération a permis d’étendre l’action en régions, auprès d’autres associations de Réduction des Risques en demande, à Zougdidi en 2017 et à Gori et Batoumi en 2018.

Depuis, avec le soutien du Fonds Mondial, ce modèle a été promu au niveau national auprès de tous les acteurs de la Réduction des Risques liés à l’usage de drogues et aux pratiques sexuelles. Les équipes MdM et les pairs éducateurs de l’association New Vector sont désormais chargés de la formation des éducateurs pairs dans toute la Géorgie.

A travers un long travail de plaidoyer, le traitement du VHCinfo-icon est disponible dans les trois centres partenaires de MdM : New Vector à Tbilissi, Xenon à Zougdidi, et Imedi à Batoumi.

L’association humanitaire contribue à la réduction des risques sanitaires en Asie Centrale

Médecins du Monde travaille également à la réduction des risques sanitaires en Asie Centrale. En fin d’année 2018, MdM a lancé une mission exploratoire dans le Sud du Caucase (Arménie et Azerbaïdjan) où les taux de prévalence du VHCinfo-icon et du VIHinfo-icon sont particulièrement élevés parmi les usagers de drogues par injection (prévalence du VHCinfo-icon de 53% en Arménie et 63% en Azerbaïdjan, prévalence du VIHinfo-icon supérieure à 10% dans les deux zones) mais où les programmes de Réduction des Risques et de prévention du VIHinfo-icon de qualité sont pratiquement inexistants.

 

Tbilissi
Tbilissi

En 2017

Nous avons :

  • aidé environ 2 116 usagers de drogues qui ont bénéficié de services au DIC et lors de visites en outreach à Tbilissi
  • dépisté 83% des personnes du DIC pour le VHCinfo-icon
  • mené 1 009 consultations médicales (avec examen au fibroscan quand nécessaire)

 

 

© Olivier Papegnies
© Olivier Papegnies
Historique
2004
Ouverture d’un programme de santé mère-enfant dans l’ouest du pays, dans la zone où arrivaient les populations déplacées d’Abkhazie.
2006
Mission exploratoire dans la région sécessionniste d’Abkhazie, alors en conflit avec l’État géorgien.
2007
Missions exploratoires de réduction des risques auprès des usagers de drogues.
2011
Ouverture du programme auprès des usagers de drogues de Tbilissi.
2015
Mise en place d’une cohorte de traitement de l’Hépatite C pour les Usagers de drogues .
2016
Diffusion du modèle de prise en charge du VHC auprès des UDIs dans la région de Samegrelo (Zougdidi).
2017
Diffusion du modèle de prise en charge du VHC auprès des UDIs dans la région de Gori.
2018
Missions exploratoires pour étendre le projet de Réduction des Risques en Arménie et Azerbaïdjan.

Votre soutien

Donner

50 € pour financer 50 tests de dépistage du VIH

Nous rejoindre

Je postule en ligne.

S'informer

Je m'inscris à la newsletter.