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La santé pour tous, des droits pour chacun

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La santé pour tous, des droits pour chacun

Le système de santé en France est reconnu comme performant, porté par un secteur de recherche dynamique et des structures de soins de qualité. Pourtant, aujourd’hui, ses failles sont importantes : la santé publique et la prévention y sont délaissées, les inégalités sociales devant la maladie et la mort se creusent.

On assiste notamment, depuis une quinzaine d’années, à un désengagement progressif de l’assurance maladie du financement des soins courants. Des forfaits journaliers, des participations forfaitaires et franchises ont été ajoutés au ticket modérateur et les dépassements d’honoraires se sont multipliés. Le « reste à charge » pour les personnes a donc continuellement augmenté, pour représenter aujourd’hui près d’un quart des dépenses de santé, payé soit par les ménages, soit par une complémentaire.

 

Il est essentiel de préserver un système public de sécurité sociale solidaire.

 

Et si la réforme de généralisation des complémentaires santé impose à toutes les entreprises de proposer une mutuelle à leurs salariés, elle institutionnalise également le rôle des complémentaires au détriment du rôle de la sécurité sociale. Or la santé relève du bien commun. Il est essentiel de préserver, voire de renforcer, un système public de sécurité sociale solidaire, auquel chacun contribue selon ses moyens, par les cotisations et l’impôt, et reçoit selon ses besoins.

 

Favoriser l’accès aux droits

Alors que de nombreux élus parlent du « choc de la simplification administrative », dans les faits nous assistons bien souvent à une complexité grandissante. Notamment pour les plus précaires, qui doivent lutter pour leur survie quotidienne. Les demandes de justification de domicile et de stabilité de la résidence, l’exigence d’un RIB, les expulsions des lieux de vie (bidonvilles, squats, rue, etc.) ou la disparition progressive des centres d’accueil complexifient l’accès à la couverture maladie pour ces personnes et compromettent le principe d’égalité d’accès aux services publics.

 

 

Ainsi, contrairement aux idées reçues, les personnes en situation de précarité ne profitent pas du système. Bien au contraire, beaucoup d’entre elles ne demandent pas les prestations auxquelles elles ont droit.

Garantir des soins pour tous

Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS), créées par la loi cadre de juillet 1998 de lutte contre les exclusions, garantissent théoriquement une porte d’entrée à l’hôpital pour tous ceux qui n’ont pas de couverture maladie. En pratique, moins de 400 PASS sur les 500 initialement prévues ont été mises en place et l’accueil inconditionnel, la prise en charge et la délivrance gratuite des traitements sont loin d’être la règle, alors que l’hôpital reste souvent l’unique recours pour les personnes en précarité.

Or les réformes de l’hôpital en cours sont massives : restructurations et fusions, suppressions de postes, baisse du nombre de lits, réorganisation de la gouvernance, généralisation de la tarification à l’activité, etc. Elles se traduisent par des files d’attentes plus longues aux urgences et une grande souffrance exprimée par le personnel soignant. Même constat dans les zones urbaines sensibles et les zones rurales où la désertification médicale s’accroît.

Propositions

  • Maintenir le modèle de sécurité sociale collective et augmenter le niveau de remboursement des soins par la sécurité sociale.
  • Appliquer le principe de simplification administrative, indispensable pour lutter contre le non-recours aux droits et aux soins.
  • Réaffirmer la mission d’accueil inconditionnel de tous de l’hôpital et lutter contre la désertification médicale.

 

 
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