Médecins du Monde auprès des femmes rroms - mars 2008

Femme Roms © Benoit Guenot

Médecins du Monde auprès des femmes rroms - mars 2008

Nos programmes en France
Médecins du Monde intervient depuis 1992 auprès des populations Rroms à Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg et en région parisienne. Les équipes assurent des consultations médicales sur les lieux de vie des Rroms pour leur faciliter l’accès aux soins et aux droits. MdM a également développé des activités périnatales ciblant les plus vulnérables : les enfants et les femmes enceintes.

Devant l’ampleur des besoins rencontrés, Médecins du Monde a également développé des activités périnatales ciblant les plus vulnérables : l es enfants et les femmes enceintes. Les équipes périnatalité se concentrent sur l’accès à la contraception, le suivi de grossesse et la prise en charge médicale des bébés et enfants en bas âge. L’objectif de cette mission n’est pas de créer un système de prise en charge parallèle mais d’informer les femmes enceintes et de les accompagner vers les structures de soins. « Notre mission est de faire le lien avec les structures de santé. Nous ne sommes pas dans la substitution mais dans l’accompagnement », explique Maryse, sage-femme de la mission Rroms en Seine Saint-Denis. A chaque nouvelle consultation, la sage-femme constitue un dossier de suivi de grossesse. Chaque femme reçoit un double de son dossier. « Elles pourront remettre ce double à l’hôpital ou lors de toutes les consultations auxquelles elles pourront se rendre. Ce dossier leur sert de parole. Il contient les réponses à certaines questions que les médecins ou sages-femmes pourront leur poser et auxquelles elles ne peuvent pas toujours répondre. Ce dossier est aussi une trace de leur parcours de grossesse », précise Maryse. La démarche adoptée par les équipes périnatalité consiste à intervenir régulièrement sur un même terrain afin d’établir une relation de confiance permettant d’aborder plus facilement les questions de santé sexuelle et reproductive. Mais le nombre croissant d’expulsions rend de plus en plus difficile le suivi régulier des femmes et des enfants. Ces déplacements posent également le problème de la scolarisation des enfants. Officiellement, les portes des écoles leurs sont ouvertes, pourtant sans carnet de vaccination à jour, sans structures adaptées pour les aider dans leurs démarches administratives, seulement une minorité de Rroms franchit le seuil des salles de classe.