Après Sangatte, l'inhumanitaire au quotidien

Rapports
Des centaines de personnes migrantes affluent à Calais, pour rejoindre l'Angleterre. Qu'ils soient Afghans, Pakistanais, Iraniens, Erythréens ou Somaliens, ils viennent tous de pays où les conditions de vie sont très difficiles.

Grâce aux médias, chacun sait que des centaines de personnes migrantes affluent à Calais, afin de rejoindre l'Angleterre. Qu'ils soient Afghans, Pakistanais, Iraniens, Erythréens ou Somaliens, ils viennent tous de pays où les conditions de vie sont très difficiles tant sur le plan économique que sur le plan des libertés individuelles ou de la sécurité. La plupart n'ont ni papiers ni argent, tous vivent dehors. Ils dépendent en grande partie de l'aide des associations humanitaires, qui leur apportent de la nourriture, des soins médicaux, des vêtements et un accès hebdomadaire aux douches. Ce que l'on sait moins, c'est que parmi ces migrants il y a des femmes enceintes, des enfants et des malades. Ce que l'on feint d'ignorer le plus souvent c'est la pression policière permanente qui entoure ces réfugiés. Ce que l'on évoque rarement c'est l';histoire « d'authentiques » demandeurs d'asile qui faute d'avoir pu apporter la preuve de ce qu'ils ont vécu dans leur pays d'origine, ont été expulsés. Malgré notre insistance pour que les conditions de vie des migrants soient améliorées, les autorités nationales restent sourdes à nos demandes. La situation se dégrade même, puisque la seule réponse que l'Etat semble disposé à apporter est essentiellement répressive.

 
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