Usagers de drogues

© Reuters

Usagers de drogues

77 %

du budget dédié à la politique de lutte contre l’usage de drogues est consacré à la répression

170 000

personnes interpellées en 2018 pour usage de stupéfiants, chiffre multiplié par 3 en 20 ans

11 %

des condamnations pour usage de stupéfiants aboutissent à des peines de prison

La situation des usagers de drogues en France

Les consommateurs de drogues, tout comme les travailleurs du sexe, sont stigmatisés et pénalisés en raison de leurs pratiques. L’objectif général des programmes de Médecins du Monde concernant l'utilisation des drogues est d’améliorer la santé ainsi que l’accès aux droits des personnes et de faire tomber les barrières légales, normatives et sociales qui marginalisent ces populations et les écartent des services de santé.

 

Une législation répressive inadaptée

Malgré les avancées obtenues, la France maintient une politique des drogues parmi les plus répressives d’Europe et Médecins du Monde continue de se heurter aux limites posées par le cadre légal, notamment par la loi de 1970 qui institue les principes de prohibition des drogues et de pénalisation de l’usage. Cette politique répressive inefficace et coûteuse impacte négativement la santé des personnes usagères de drogues. L’association plaide pour des politiques de drogues centrées sur la promotion de la santé et permettant de garantir le respect des droits humains.

L'action de Médecins du Monde auprès des usagers de drogues en France

Médecins du Monde travaille depuis 1989 auprès des usagers de drogues. Acteur historique de la réduction des risques liés aux usages de drogues en France l’association a contribué à la reconnaissance de la politique de réduction des risques et à son inscription dans la loi en 2004. Quasiment la totalité des programmes mis en place par Médecins du Monde dans ce cadre ont pu être transférés à des associations partenaires ou à de nouvelles organisations spécifiquement créées pour poursuivre les activités de l’ONGinfo-icon (échange de seringues, accès aux traitements de substitution opioïdes, éducation aux risques liés à l’injection, etc.).

Vers un réseau national de dispositifs d'analyse de drogues

La prohibition oblige les utilisateurs de drogues à s’approvisionner sur le marché noir, sur lequel il n’existe ni normes sanitaires ni standardisation. Les usagers sont amenés à consommer des produits stupéfiants sans en connaître la composition et la pureté, avec des risques de surdoses, mortelles ou non. On observe actuellement une évolution du marché des drogues avec des produits de plus en plus puissants, une diversité des molécules et, une augmentation de la pureté des produits.

D’abord uniquement déployée lors d’évènements festifs techno alternatifs de 1999 à 2002, l’analyse de drogues a ensuite été proposée par Médecins du Monde en squat et lors de permanences hebdomadaires dans les locaux de l’association. Le dispositif d'analyse de drogues a poursuivi son évolution en incluant, à partir de 2010, de plus en plus de partenaires (CSAPAinfo-icon, CAARUDinfo-icon, associations intervenant en milieu festif) et en expérimentant la démarche dans de nouveaux espaces.

 

 

 

Aujourd’hui, Médecins du Monde travaille à la formalisation d’un réseau de dispositifs d’analyse de drogues proposés dans une démarche de réduction des risques et de promotion de la santé avec plus de 80 partenaires déjà engagés dans cette pratique. Ces dispositifs s’ajoutent à la palette d’outils (traitement de substitutions, programmes d’échange de seringues, diffusion de la naloxone – antidote des opioïdes, etc.) permettant de réduire les risques et de lutter efficacement contre les surdoses notamment.

Education aux risques liés à l'injection de drogues (ERLI)

De 2009 à 2016, Médecins du Monde a mis également en place un programme innovant d'éducation aux risques liés à l’injection (ERLI) en Ile-de-France qui proposait aux usagers de drogues par voie intraveineuse des séances éducatives à la fois théoriques et pratiques centrées sur la santé. Au cours de ces séances organisées dans un espace dédié, l’usager consommait son produit en présence des intervenants de l'association, ce qui permettait d’instaurer un échange sur les risques associés aux pratiques propres à l’usager. Cette pratique se diffuse désormais au sein des structures spécialisés.

 

 

Lieux d'intervention

France métropolitaine

Votre soutien

S'informer

Je m'inscris à la newsletter.

Aller plus loin

 
Global loader