« Le plan national de lutte contre les hépatites » : Quelles avancées depuis 1 an ?

« Le plan national de lutte contre les hépatites » : Quelles avancées depuis 1 an ?

Annoncé en février 2009, le plan de lutte contre les hépatites B et C n’est toujours pas mis en œuvre et l’épidémie chez les usagers de drogues et les personnes en situation de précarité continue de se développer.

Annoncé en février 2009, le plan de lutte contre les hépatites B et C n'est toujours pas mis en œuvre et l'épidémie chez les usagers de drogues et les personnes en situation de précarité continue de se développer.

Les dernières données épidémiologiques remontent à 2004, ne permettant pas de suivre l’évolution de l’épidémie parmi les populations les plus exposées. Depuis lors, aucune nouvelle action concrète de prévention n’a encore été proposée. Cette absence de suivi est un obstacle à une prévention ciblée et à l’attribution de moyens spécifiques aux associations investies auprès des usagers de drogues en particulier.

Les résultats de l’expertise collective de l’INSERM consacrée à la Réduction des Risques chez les usagers de drogues injectables (expertise confiée par la DGS en vue d’établir un bilan des connaissances sur les expériences validées de RdR), qui ne pourront probablement que corroborer ce qui est déjà reconnu comme efficace dans de nombreux pays, ne sont toujours pas rendues publiques.

L’autorisation de programmes d’éducation aux risques liés à l’injection, en situation réelle, reste illégale. Médecins du Monde et ses partenaires militent depuis longtemps pour la mise en place de ce travail éducatif individualisé avec les usagers, à la fois théorique et pratique, permettant de renforcer leurs capacités à adopter des comportements de prévention.

De même, la banalisation du Fibroscan® (appareil qui permet d’évaluer le degré de fibrose du foie de façon instantanée et totalement indolore) n’est toujours pas effective (le coût de l’appareil est très élevé comparé à celui d’une biopsie hépatique) retardant d’autant la prise en charge des patients qui redoutent le recours à la biopsie du foie.

Médecins du Monde demande à ce que tout soit mis en œuvre pour mieux documenter la dynamique de l’épidémie des hépatites B et C chez les usagers de drogues et les personnes en situation de précarité et que soit facilité la mise en place de projets innovants en matière de prévention de ces maladies.

Annabelle Quenet - 01 44 92 14 32- 06 09 17 35 59

www.medecinsdumonde.org

 
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