Syrie : l'inacceptable se répète

Les bombardements en Syrie visent désormais l'aide humanitaire © Reuters - Ammar Abdullah

Syrie : l'inacceptable se répète

Pendant que les chefs d’État se réunissaient lors de l’Assemblée générale des Nations unies autour du conflit syrien, les attaques dans la région d’Alep visant l’aide humanitaire s’intensifiaient. La tentative de trêve entre Moscou et Washington a volé en éclat au bout de quelques jours. On dénombre actuellement 16 civils qui ont perdu la vie, dont 4 membres de l’Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSMinfo-icon), l’un des partenaires historiques de Médecins du Monde (MDM) dans cette crise majeure. MDM exprime sa colère et son indignation face à ce drame intolérable. 

Une nouvelle frappe visant l'aide humanitaire

Alors que la ville d'Alep était de nouveau la cible de violents bombardements - notamment sa banlieue sud et la ville de Khan Touman – un raid meurtrier a frappé une équipe médicale mobile de l'UOSSM qui avait été dépêchée dans la nuit de mardi à mercredi sur place pour participer aux secours et pour transporter les victimes.  

Selon l’UOSSM,  deux ambulances ont été volontairement prises pour cible. Parmi de jeunes secouristes travaillant pour cette organisation, quatre personnels soignants ont été tués et la cinquième victime, un infirmier, est toujours dans un état critique.

Deux ambulances ont été volontairement prises pour cible.

Une trêve pérenne est plus qu'urgente. ©AFP
Une trêve pérenne est plus qu'urgente. ©AFP

La nécessité de protéger les civils

Il y a quelques jours, dans une tribune inter-associative co-signée par l’UOSSM, MDM et Amnesty International France, nous dénoncions la fragilité du cessez-le-feu et l’impossibilité d’acheminer l’aide humanitaire.

« Ces derniers événements dramatiques viennent cruellement rappeler l’urgence de protéger les  populations et de trouver une solution diplomatique. Le droit humanitaire international est volontairement bafoué alors que les chefs d’état n’ont cessé de le défendre lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Une opportunité manquée de plus ! » s’indigne le Dr Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde.

« Nous tenons à rendre hommage aux victimes et au courage de celles et ceux qui au péril de leur vie continuent de porter secours au peuple syrien. Nous continuerons à les soutenir dans ce combat quotidien » conclut-elle.

 

Le droit humanitaire international est volontairement bafoué alors que les chefs d’État n’ont cessé de le défendre lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

L'attente de mesures concrètes

Le ciblage répété et inacceptable des structures de santé et des acteurs humanitaires doit immédiatement s’arrêter. Médecins du Monde demande à la communauté internationale de mettre urgemment en place toutes les mesures concrètes possibles pour protéger les civils, les personnels de santé et pour respecter le droit humanitaire. Il en va de la crédibilité des discours d’indignation qui viennent d’être prononcés par de nombreux chefs d’État lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

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