Un prise en charge des personnes vulnérables en détresse par le gouvernement est plus qu'urgente© Reuters

Rassemblement en soutien aux personnes exilées : l'intimidation comme seule réponse

Hier dans la soirée, un rassemblement de soutien auprès des personnes exilées victimes de l’attaque au sabre de la veille s’est soldé par la répression des actions de solidarité et l’intimidation des acteurs associatifs par les forces de l’ordre.

Violence envers les personnes exilées 

L’agression au sabre visant la communauté de personnes exilées survivant dans le parc de Paris Bercy survenue mercredi a durablement impacté les personnes sur le plan médical et psychologique. Des bénévoles, salariés et maraudeurs de Médecins du Monde se sont joints à l’appel au rassemblement de soutien qui avait lieu hier soir jeudi 9 décembre à proximité du lieu de cette attaque.

 

Une équipe de maraudeurs composée de soignants également présente sur les lieux a apporté une aide médicale aux personnes témoins et victimes de l’attaque en grande détresse psychologique et émotionnelle, déjà extrêmement vulnérabilisées du fait de leurs conditions de vie à la rue.

 

Verbalisation des manifestants 

Malgré le caractère pacifique du rassemblement, les forces de l’ordre sont intervenues sur ordre de la Préfecture. Dans un premier temps, les personnes présentes ont toutes été nassées sans sommation puis verbalisées d’une amende de 135 euros. Un salarié de Médecins du Monde a été interpellé, emmené au commissariat puis relâché sans aucune poursuite. Cette répression de la solidarité envers les personnes exilées est inadmissible et l’intimidation par le biais d’arrestation l’est encore davantage. 

 

Médecins du Monde condamne la répression d’une action pacifique de soutien aux personnes exilées qui sont maintenues dans un état de vulnérabilité contraintes de survivre  à la rue et qui les expose à des agressions d’une violence extrême. Par ailleurs, une action pour contester ces amendes abusives va être engagée. 

Médecins du Monde condamne avec détermination la répression à l’encontre des solidaires, salariés, bénévoles et maraudeurs de l’association, de nos associations partenaires, et les conditions indignes du non-accueil des exilés en France

La présidente de Médecins du Monde France Carine Rolland considère ces faits comme "scandaleux" et ajoute que l' "on assiste à une inversion des valeurs. La solidarité envers les personnes exilées ne devrait jamais être réprimée ou criminalisée. Elles ont droit à un hébergement et nous demandons leur mise à l’abri immédiate. Défendre les droits fondamentaux ne doit pas être un motif pour être verbalisé ou arrêté. Médecins du Monde condamne avec détermination la répression à l’encontre des solidaires, salariés, bénévoles et maraudeurs de l’association, de nos associations partenaires, et les conditions indignes du non-accueil des exilés en France." 

 

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