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150 €peuvent financer des soins pour 35 enfants souffrant de malnutrition aiguë
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Haïti

Haïti © Olivier Papegnies

Haïti

6 445

cas de choléra en Grand’Anse et dans le Sud en 2016

31 %

des femmes utilisent une méthode de contraception

350

mères meurent pour 100 000 naissances

La situation

Une épidémie persistante

Le choléra sévit en Haïti depuis octobre 2010. Bien que l’épidémie ait été en partie endiguée depuis, cette maladie reste encore aujourd’hui un problème majeur de santé publique dans le pays. La Grand’Anse, à la pointe sud-ouest de l’île, reste une zone touchée par l’épidémie. De fortes flambées affectent régulièrement la population, notamment en saison des pluies, et particulièrement dans les zones les plus isolées. La maladie, si elle n’est pas prise en charge dans les quelques heures suivant l’apparition des premiers symptômes, peut conduire à une mort rapide. Le manque de personnel soignant, de matériel et de médicaments limite aujourd’hui la capacité des centres de santé et des centres de traitement du choléra dans la prise en charge des victimes.

 

Des naissances dangereuses

Haïti figure par ailleurs parmi les pays détenant le taux de mortalité maternelle le plus élevé du continent américain. L’éloignement géographique des structures constitue l’une des principales causes : il faut en moyenne 3 heures aux femmes pour atteindre un centre de santé. Le coût élevé des soins et le poids des traditions constituent une autre limite importante du recours aux soins. Par ailleurs, la population, et notamment les adolescents, sont peu sensibilisés aux questions de santé sexuelle et reproductive. Enfin, la qualité et de la disponibilité des services publics ainsi que les dysfonctionnements du système de santé ne favorisent pas l’amélioration de la situation.

 

Des avortements dangereux

L’avortement est la troisième cause de consultation et de mortalité dans les services obstétricaux et néonataux d’urgence en Haïti. Malgré son interdiction légale, de nombreuses femmes y ont recours. En effet, seulement 31 % des femmes utilisent une méthode de contraception, alors qu’elles déclarent toutes en connaître au moins 3 et que ces méthodes sont disponibles dans les structures de soins.

 

L’urgence post-Matthew

L’ouragan de force 4 Matthew a frappé la côte sud-ouest d’Haïti dans la nuit du 3 au 4 octobre 2016, ravageant les arbres, cultures, infrastructures et habitations sur son passage, avec des vents atteignant 230 km/heure. Si les plus gros dégâts ont été constatés dans les départements du Sud et de Grand’Anse, la plupart des autres régions d’Haïti ont aussi été impactées par le passage du cyclone. Dans les semaines qui ont suivi, d’importantes pluies ont causé d’importantes inondations et des glissements de terrain tant sur la ville de Jérémie qu’aux Cayes.

 

Haïti © Olivier Papegnies
Haïti © Olivier Papegnies

Notre action

EXCLUS DES SOINS

Lutter contre l’épidémie de choléra

Si la gestion des centres de traitement du choléra a été transférée au ministère de la Santé en 2012 dans la Grand’Anse, Médecins du Monde soutient encore largement les centres de soins et intervient au plus près des communautés, y compris les plus reculées. Depuis Jérémie, la capitale du département, l’association gère un système de surveillance pour déclencher des alertes précoces et systématiques lorsque des cas sont repérés. Elle déploie également ses trois équipes d’urgence sur le terrain lorsque des foyers sont signalés. En lien avec Acted, l’association travaille aussi à assainir les zones touchées. Les équipes tentent par ailleurs de sensibiliser la population aux mesures de base permettant d’éviter la propagation de l’épidémie. 

 

Haïti © Olivier Papegnies
Haïti © Olivier Papegnies

Médecins du Monde continue aussi son travail de plaidoyer pour que le système de santé public puisse déployer des moyens suffisants et appropriés à la situation et que le choléra soit intégré au  paquet essentiel de service des structures sanitaires.

 

Grand’Anse
Grand’Anse

En 2016

Nous avons :

  • soutenu 41 structures de prise en charge du choléra dans le Sud et en Grand’Anse

  • appuyé 21 structures lors de 62 flambées de choléra

  • formé 331 acteurs (prestataires de soins, médecins feuilles, hygiénistes)

  • sensibilisé 9 190 personnes dans les communautés

Haïti © Olivier Papegnies
Haïti © Olivier Papegnies

FEMMES & ENFANTS

Accompagner les grossesses non désirées

 

En partenariat avec deux organisations de la société civile, POZ (Promotion zéro sida) et SOFA (Solidarité des femmes haïtiennes), Médecins du Monde intervient à Port-au-Prince pour améliorer l’accès des femmes à la santé sexuelle et reproductive. L’objectif est de mieux les informer sur leurs droits, de les sensibiliser à la planification familiale et de les informer des risques liés à l’avortement non médicalisé. Le personnel médical doit également être formé pour être en mesure de prendre en charge les avortements incomplets. 

 

Par ailleurs, une vingtaine d’associations ont été mobilisées pour constituer un collectif plaidant pour les droits sexuels et reproductifs et la dépénalisation de l’avortement en Haïti. Les travaux de la commission présidentielle, chargée de la réforme de la justice en Haïti, ont abouti en janvier 2016 à la proposition formelle de dépénaliser les avortements. 

 

Grand’Anse
Grand’Anse

En 2016

Nous avons :

  • formé 34 prestataires de soins à la prise en charge des avortements

  • appuyé la prise en charge de 136 femmes pour des soins post-avortements à Port-au-Prince.

  • formé 12 intervenants et 89 éducateurs pairs à la sensibilisation en santé sexuelle et reproductive

  • informé 31 883 personnes de leurs droits en santé sexuelle et reproductive

Médecins du Monde travaille en Haïti pour apporter des services de santé sexuelle et reproductive aux femmes  © Benoît Guénot
Médecins du Monde travaille en Haïti pour apporter des services de santé sexuelle et reproductive aux femmes © Benoît Guénot

FEMMES & ENFANTS

Soutenir la santé materno-infantile

Haïti © Olivier Papegnies
Haïti © Olivier Papegnies
Grand’Anse
Grand’Anse

En 2016

Nous avons :

  • accompagné les autorités sanitaires dans le diagnostic de 22 institutions sanitaires

  • renforcé les capacités de deux directions sanitaires

Médecins du Monde œuvre à améliorer l’accès à des soins de santé materno-infantile et à la planification familiale dans les départements de Grand’Anse, du Sud et du Nord-Ouest, en collaboration étroite avec le ministère de la Santé publique et de Population, à travers la Direction de la santé et de la famille.

 

Des structures de santé sont ainsi réhabilitées, équipées, appuyées financièrement, et le personnel soignant se voit proposer des formations et du compagnonnage. Des relais communautaires sont également formés à sensibiliser la population aux questions de santé sexuelle et reproductive et nos équipes appuient les actions de plaidoyer menées par des associations locales.

 

Haïti © Olivier Papegnies
Haïti © Olivier Papegnies

VICTIMES DE CRISES

Soigner après Matthew

 

En décembre, les cliniques mobiles ont pu être déployées sur 60 villages en Grand’Anse et 30 villages dans le Sud, à raison d’approximativement deux visites par mois. En parallèle de ces cliniques mobiles, Médecins du Monde a déployé 13 équipes choléra. Ces équipes appuient le fonctionnement des centres de traitement du choléra et, lorsque la situation au niveau institutionnel est normale, mettent en place des cordons sanitaires au niveau communautaires.

 

Grand’Anse
Grand’Anse

En 2016

Nous avons :

  • reçu 11 624 personnes en consultation

  • prodigué 308 consultations prénatales

  • soigné 546 blessés

  • dépisté 1 957 enfants pour des cas de malnutrition

 

 

Haïti © Olivier Papegnies
Haïti © Olivier Papegnies
Historique
1989
Début du programme de soins materno-infantiles à Grand’Anse.
1994
Début d’un programme de violences liées au genre à Port-au-Prince.
2010
Intervention d’urgence dans 6 quartiers de Port-au-Prince. Début d’un programme de lutte contre le choléra à Grand’Anse.
2014
Lancement d’un programme sur les grossesses non désirées à Port-au-Prince.

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