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MDM PORTUGAL

MDM PORTUGAL



GUINEE-BISSAU

Bruno Martins – Chef des activistes à Bandim et bénéficiaire du projet Protege a Tua Vida (Protège ta vie) :


Le projet Protege a Tua Vida a une grande influence sur le quartier de Bandim. De par le passé, les résidents ne prêtaient pas attention aux activistes au cours des campagnes de sensibilisation, mais maintenant ce sont les résidents qui parlent des IST et du VIH/sida à la maison et avec leurs amis. Je pense que les gens modifient déjà leur comportement à risques, parce qu’au cours des campagnes de sensibilisation, ils demandent des préservatifs et participent à des discussions sur des thèmes relatifs aux IST et au VIH/sida. Les actions Communication aidant à modifier les comportements et Information, éducation et communication, le porte à porte, dans les clubs de nuit, sur les terrains de foot, sur les bancs et d’autres lieux publics ont incité les jeunes à chercher les Centres de consultation et de test volontaire afin de faire des test et de prendre des contraceptifs. Nous espérons que le projet atteindra son objectif, qui est de modifier les comportements à risques parmi les résidents.




MOZAMBIQUE


J’ai le VIH/sida, je l’ai découvert en 2004. Avant de le découvrir, je tombais souvent malade et on m’a parlé de MdM. Un jour où j’étais en contact avec eux, ils m’ont conseillé de faire un dépistage, dont le résultat a été positif. C'est mon histoire avec cette organisation, qui m'a beaucoup aidé, depuis le début. L'organisation m'a tout de suite orienté à Mavalane, à l’hôpital de jour, pour un traitement antirétroviral. Le soutien était plutôt complet, allant du transport à l'hôpital aux suppléments médicamenteux, à la nutrition, et couvrant même des aspects sociaux. Ils ont reconstruit et amélioré ma maison d’innombrables fois, m’ont soutenu moralement et m’ont apporté tout ce dont j’avais besoin pour améliorer mon état de santé, qui était très grave. Je vis bien, maintenant, malgré quelques inconvénients. En conclusion, je pourrais dire beaucoup de bonnes choses à propos de cette organisation, mais je peux dire que c'est grâce à MdM que j'ai cru qu'il était possible de vivre positivement avec le VIH.


SAÔ TOMÉ

Maria a 22 ans et a découvert qu’elle était séropositive il y a quatre ans. Le jour où elle a dû emmener son fils à l’hôpital, elle a vu le CCVT de Médicos do Mundo (Médecins du Monde), et a décidé d’entrer s’informer. « Je suis allée volontairement faire un dépistage, et le résultat était positif, ça a été horrible. Au début je pensais que c'était un mensonge. J'étais en état de choc, et je pensais, entre autres choses, à me tuer. »

Le conseiller l’a envoyée à une consultation médicale qu’elle continue à suivre jusqu’à aujourd’hui, tous les trimestres. Elle a également obtenu un soutien psychologique au début. Elle n’a toujours pas besoin de prendre de médicaments. « Je me sens bien, et j’oublie même parfois que j’ai ce problème. » Ce qui aide actuellement Maria est le fait d’avoir un emploi : elle est activiste dans une ONG, et le fait d’aider les autres, même s’ils n’ont pas le même problème qu'elle, l'aide également.

Le Groupe de soutien a toujours été à ses côtés, et il a maintenant le statut d'une association, dont le président « a toujours participé et a toujours vanté mes mérites ». Le réseau familial a également été très important, et lorsqu’elle en a eu le courage, elle en a parlé à sa même et à l’un de ses frères, et a ensuite participé à un entretien télévisé en montrant son visage. D’après Maria, à ce moment elle avait déjà accepté la maladie, elle avait déjà parlé aux gens avec qui elle était et qui l'ont infectée, et leur relation continue aujourd'hui, « entre parenthèses », précise Maria. Une partie du soutien qu’elle recevait, jusqu’aux six derniers mois, était le panier de base, qu’elle ne reçoit plus car les personnes suivant une ARV sont prioritaires. Le message qu’elle a laissé était « courage à ceux qui n’ont pas encore la maladie et qui doivent se protéger tout le temps ; et ceux qui, comme moi, savent qu'ils sont séropositifs, soyez courageux parce qu'un traitement curatif pourrait être trouvé et améliorer notre situation.»



novembre 2009