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« Le plan national de lutte contre les hépatites » inadapté face à l’urgence de l’épidémie d’hépatite C

26 février 2009 - Le « plan national de lutte contre les hépatites virales B & C 2009-2012 » attendu depuis plus de deux ans a été présenté mardi en l’absence de la ministre de la santé.

Paris, le 26 février 2009

Le « plan national de lutte contre les hépatites virales B & C 2009-2012 » attendu depuis plus de deux ans a été présenté mardi en l’absence de la ministre de la santé.

Alors que de façon répétée, le plan confirme que l’épidémie d’hépatite C ne cesse de s’aggraver (221 000 personnes infectées, 2 640 décès annuels post-hépatite C, prévalence multipliée par 3 chez les personnes en situation de précarité) et que l’usage de drogues en est le principal mode de contamination (2 700 à 4 400 nouveaux cas par an), les nouvelles propositions en matière de prévention de la transmission du VHC chez les consommateurs de drogues prévoient des études de faisabilité, des revues de la littérature ou des audits d’expériences nationales et internationales… et les seules actions de promotion du dépistage n’ont rien d’innovant !

Malgré l’efficacité reconnue de la démarche de Réduction des Risques - en particulier en matière de lutte contre l’épidémie du SIDA -, malgré de nombreuses rencontres avec les intervenants, en première ligne les associations d’usagers de drogues et de patients, et malgré l'urgence, les propositions pragmatiques des acteurs de la Réduction des Risques n'ont pas été retenues par le ministère de la santé. Il s'agissait pourtant de reconnaître de nouvelles pratiques ou de soutenir de nouveaux programmes comme l’éducation à la gestion des risques liés à l’injection, le dépistage en première ligne dans les structures spécialisées ou la mise en place de structures d'hébergement et de soin adaptées aux usagers de drogues actifs.

Dans ces conditions, proposer une revue de la littérature alors que l’épidémie progresse est une supercherie vis-à-vis des usagers de drogue et une aberration en termes de santé publique.
Médecins du Monde regrette que ce plan, qui prévoit une amélioration de l’accès aux soins, laisse, une fois de plus, la prévention au stade de parent pauvre de l’action.

Face à cette urgence épidémique, Médecins du Monde lance un appel à une démarche efficace et réellement concertée entre acteurs de la Réduction des Risques et décideurs politiques. MdM demande également l’ouverture rapide d’une recherche – action en matière d’éducation aux risques liés à l’injection, comme s’y était engagée la ministre de la santé en 2008.

Contacts presse
Florence Priolet - 01 44 92 14 31- 06 09 17 35 59
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