>  Médecins du Monde  >  Réseau international

Réseau international

Le réseau international compte 15 membres : Allemagne, Argentine, Belgique, Canada, Espagne, Etats-Unis, France, Grèce, Japon, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse

Une équipe de MdM Pays-Bas en Birmanie

 

En 2013, les 12 800 acteurs du réseau international de Médecins du monde menaient 316 programmes dans 78 pays  :

 

À l’international, 147 programmes dans 64 pays

Afrique Sub-Saharienne, 54 programmes dans 26 pays ;

Amériques, 41 programmes dans 13 pays ;

Asie, 23 programmes dans 14 pays ;

Moyen-Orient et Maghreb, 26 programmes dans 8 pays ;

• Europe, 3 programmes dans 3 pays.

 

Au niveau national, 169 programmes dans 14 pays

Amériques, 12 programmes dans 3 pays ;

Europe, 154 programmes dans 10 pays (dont le projet transversal de plaidoyer européen) ;

Asie, 3 programmes dans 1 pays.

C’est ainsi que la cohésion et la cohérence du réseau continuent de se renforcer année après année, grâce à de multiples échanges entre les acteurs des différentes associations Médecins du monde, que ce soit sur le terrain, lors de séminaires de travail ou d’actions militantes communes.

 

Des programmes nationaux dans les 14 pays d’implantation du réseau. [1]

Dans les pays du réseau international de Méde­cins du Monde (Allemagne, Argentine, Belgique, Canada, Espagne, France, Grèce, Japon, Pays- Bas, Portugal, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Etats-Unis), 190 programmes nationaux sont menés au quo­tidien par des équipes, largement bénévoles, auprès de toutes les personnes qui, sans aide préalable, ne peuvent pas accéder aux soins.

Dans la majorité des pays, les étrangers sans autorisation de séjour vivent dans la plus grande précarité, avec des droits souvent très restreints, voire inexistants. C’est ainsi que dans tous les pays, MdM mène des programmes d’accès à la prévention et aux soins auprès de ces popu­lations tout en essayant d’obtenir le respect des conventions internationales protégeant les enfants et les femmes enceintes, mais aussi le respect des droits fondamentaux comme celui de l’accès aux soins de toute personne humaine.

D’autres programmes sont menés auprès des sans-abri, personnes vivant dans la rue qui voient de ce fait leur santé se dégrader extrê­mement rapidement. Des actions mobiles sont menées dans la plupart des pays avec parfois des volets spécifiques pour les sans-domicile souffrant de pathologies mentales.

Les populations rroms souffrent de discrimi­nation dans leur pays d’origine comme dans les pays où ils immigrent. C’est pourquoi des équipes de MdM en France et en Grèce vont au-devant des familles, là où elles habitent (sou­vent dans des campements insalubres), ou les reçoivent dans des centres (en Allemagne et en Belgique) pour faciliter leur accès à la vaccination et aux soins avec une attention particulière por­tée aux femmes enceintes et aux enfants.

Les personnes se prostituant, hommes et femmes, souvent migrants, sont confrontées à de nombreux risques (violence des clients, harcèlement des forces de l’ordre, exploitation, infections transmises lors de rapports sexuels non protégés exigés par les clients…). À ces maux s’ajoute une forte stigmatisation. Grâce à ses antennes mobiles, MdM va à leur rencontre dans les rues mais aussi dans les clubs, salons de massage… afin de les aider à réduire les risques inhérents à leur activité.

Les usagers de drogues ont bien souvent du mal à protéger leur santé car ils sont poussés dans la clandestinité du fait de la pénalisation de l’usage de drogues. Des équipes de MdM pratiquent un accueil à bas seuil d’exigence pour les usagers en leur donnant du matériel d’injection stérile, du matériel pour les autres modes de consommation, des informations sur les produits et les manières de réduire les risques liés à l’usage de drogues.

Une myriade d’autres programmes sont menés par les équipes (prévention des mutilations géni­tales, saturnisme infantile, soutien aux personnes âgées, présence médicale et sociale dans les quartiers de banlieue…).

De façon transversale, les équipes de MdM sont engagées dans leur propre pays et auprès des instances internationales pour l’obtention d’un meilleur accès aux soins de tous, pour la prévention et le soin du VIH/sida, des hépatites et de la tuberculose, pour la réduction des inéga­lités de santé et le droit effectif à l’accès aux soins pour toute personne quel que soit son statut administratif.

[1] MdM Luxembourg n’était pas encore opérationnel en 2013. 

 

Faits marquants du réseau international en 2013 :

 

Mobilisation européenne face à la crise économique et sociale

Dans les 10 pays européens[2] où nous intervenons, l’année 2013 a été marquée par la continuité de la  crise sociale et économique. Les mesures d’austérité ont un impact significatif sur les programmes de protection sociale, y compris ceux ayant trait aux soins de santé. Nous avons observé une progression des comportements et des lois xénophobes en Grèce et dans d’autres pays européens. Un autre effet de l’augmentation de la pauvreté est la hausse des migrations internes. Les ressortissants européens qui sont démunis ou n’ont pas de couverture maladie n’ont pas plus de chances d’accéder aux soins que les migrants sans papiers provenant de pays tiers s’ils ont besoin de soins médicaux.

Les patients que nous rencontrons quotidiennement dans 10 pays européens, qu’il s’agisse de ressortissants du pays ou de migrants, d’enfants ou de personnes âgées, de femmes enceintes ou de malades chroniques, continuent à être en général en moins bonne santé que la population dans son ensemble. Alors que la population en général est confrontée à une pauvreté grandissante, les partis politiques populistes tirent parti de cette situation en faisant porter la responsabilité aux migrants démunis, qui représentent des boucs émissaires faciles à trouver.

Dans le même temps, les groupes déjà confrontés à de nombreux facteurs de vulnérabilité avant la crise, tels que les migrants sans papiers, les demandeurs d’asile, les usagers de drogues, les travailleur(se)s du sexe, les ressortissants européens démunis et les sans-abris ont connu une réduction, voire une privation des filets de sécurité et des réseaux sociaux qui leur assuraient une assistance de base. Les mécanismes de couverture santé se sont dégradés, laissant une part toujours plus grande à la charge de chaque patient, fut-il sans ressources financières. Cette injustice qui remet en cause le socle social de la solidarité en Europe doit être combattue.

En tant que professionnels de santé, nous sommes mobilisés à l’échelle européenne. Nous exigeons clairement le droit de fournir des soins de santé, conformément aux codes de déontologie des professions médicales, à tous les patients, sans considération du statut administratif, de leur origine ethnique ou de leurs ressources financières. Nous appelons à la création de systèmes de santé nationaux fondés sur la solidarité, l’égalité et l’équité, ouverts à toutes les personnes vivant dans l’UE : ces systèmes doivent être renforcés en temps de crise au lieu d’être lentement démantelés. Nous demandons un accès équitable pour tous aux programmes de vaccination nationaux ainsi qu’aux soins pédiatriques. Nous demandons que toutes les femmes enceintes, et en particulier celles qui vivent de nombreux facteurs de vulnérabilité, aient accès aux soins pré et post-nataux.

En 2013, nous avons interpelé les institutions européennes :
Même si « la santé est une compétence formelle des États membres », tant la Commission Européenne que le Parlement Européen ont  un rôle important à jouer pour encourager les États membres à protéger les systèmes de santé et les mécanismes de protection sociale en temps de crise et les rendre encore plus accessibles.

L’Agence de l’Union européenne pour les droits fondamentaux (FRA) est porteuse d’espoir pour de nombreux citoyens en ces temps de crise : nous demandons aux États membres de mettre pleinement en pratique les opinions exprimées.
Le Conseil de l’Europe a un rôle important à jouer dans la protection des droits fondamentaux en Europe. Le Comité européen des droits sociaux a donné un signal fort en confirmant que le droit aux soins de santé décrit dans la Charte sociale européenne s’applique clairement à chaque personne, quelle que soit sa situation administrative.

 

Campagnes de plaidoyer et de communication en commun

Par-delà les différences culturelles ou les pratiques en matière de communication en vigueur dans chaque pays, le réseau international de Médecins du Monde souhaite aujourd’hui s’exprimer d’une seule voix. Une présence accrue sur les réseaux sociaux permet d’allier la proximité avec le public de chaque pays à des messages universels portant nos valeurs et nos combats. Ainsi, en 2013, Médecins du Monde a lancé plusieurs appels sur la situation en Syrie relayé dans les 14 pays du réseau international (et souvent au-delà).

Renforçant notre identité commune, ces campagnes à dimension internationales ont aujourd’hui plus d’impact. Une téléconférence mensuelle et des échanges quasi-quotidiens des responsables de la communication du réseau permettent de mutualiser les savoir-faire.
Depuis un séminaire en septembre 2013, chaque semaine, tous les Médecins du monde publient dans les réseaux sociaux la « photo de la semaine » proposée spontanément par les équipes de communication du réseau.

Courant 2013, a été mise au point une campagne internationale sur la santé des femmes et leur droit à décider. Cette campagne s’inscrivant dans la perspective de la conférence internationale Caire +20 sera diffusée en 7 langues et dans 12 pays sur toute l’année 2014. 

 

Une mutualisation des ressources dans les urgences

En 2013, s’appuyant sur ses principaux centres opérationnels (Paris, Madrid, Bruxelles,..) le réseau international de Médecins du Monde s’est mobilisé dans son ensemble pour répondre aux principales crises humanitaires. Les risques de sécurité sur certains pays (Syrie, Mali…) ainsi que les montants budgétaires nécessaires pour intervenir sur des zones isolées (Philippines,…) ont rendu indispensable une réponse globale aux principales crises.

Par le biais d’une communication globale (sites internet, réseaux sociaux, communiqués de presse,…), nous mobilisons des ressources financières et humaines au niveau international. En 2013, plusieurs associations du réseau ont contribué au soutien des actions en Syrie par la mobilisation de dons privés ou publics, dans leur pays (notamment  en provenance d’Allemagne ou du Royaume-Uni). Nos équipes terrain sont aujourd’hui complètement internationales. Elles disposent ainsi des moyens nécessaires pour mettre en œuvre des programmes de soins dans des situations complexes.  
Au total, les 12 800 acteurs du réseau international de Médecins du monde mènent 328 programmes dans 78 pays.

 [2] Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce, Pays Bas, Portugal, Royaume Uni, Suède et Suisse

 

LES ASSOCIATIONS DU RÉSEAU INTERNATIONAL

» Médecins du Monde Allemagne Président : Pr Jochen Zenker www.aerztederwelt.org

» Médecins du Monde Argentine Président : M. Gonzalo Basile www.mdm.org.ar

» Médecins du Monde Belgique Président : Pr Michel Roland www.medecinsdumonde.be

» Médecins du Monde Canada Président : Dr Nicolas Bergeron www.medecinsdumonde.ca

» Médecins du Monde Espagne Président : Dr Sagrario Martin www.medicosdelmundo.org

» Médecins du Monde Etats Unis Président : Pr. Ron Waldman www.doctorsoftheworld.org

» Médecins du Monde France Président : Dr Thierry Brigaud  www.medecinsdumonde.org

» Médecins du Monde Grèce Président : Dr Liana Mailli www.mdmgreece.gr

» Médecins du Monde Japon Président : M. Gaël Austin www.mdm.or.jp

» Médecins du Monde Luxembourg Président : Dr Jean Bottu www.medecinsdumonde.lu

» Médecins du Monde Pays-Bas Président : M. Paul Meijs www.doktersvandewereld.org

» Médecins du Monde Portugal Président : Dr Abílio Antunes www.medicosdomundo.pt

» Médecins du Monde Royaume-Uni Présidente : Mme Janice Hughes www.doctorsoftheworld.org.uk

» Médecins du Monde Suède Président : Dr Hannes Olauson www.lakareivarlden.org

» Médecins du Monde Suisse Président : Dr Bernard Borel www.medecinsdumonde.ch


Mai 2014

Réseau international

Publications

  • 09/04/2013 - L'accès aux soins en Europe en temps de crise et de montée de la xénophobie

    Face à la crise économique et la montée de la xénophobie,  renforcer l’accès aux soins des plus pauvres en Europe

    A l’occasion de la journée internationale de la santé le 7 avril, Médecins du Monde organise une conférence de presse le mardi 9 avril à 10h au centre de presse international - Résidence Palace, Rue de la Loi 155, 1040 Bruxelles, pour présenter son rapport sur l’accès aux soins des plus précaires en Europe. 

Toutes les publications

Vidéos