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Nos combats

Sans-abri et mal-logés

Amorçant le débat sur le logement suite à la distribution par MdM de 400 tentes aux personnes à la rue, le droit au logement, droit fondamental, a connu une avancée majeure en 2007, suite à l’adoption de la loi Dalo (droit au logement opposable) qui fixe aux collectivités publiques une obligation de résultat : donner un toit aux personnes qui n’en ont pas. Un an après sa mise en œuvre, la France compte encore près de 3,5 millions de personnes non ou très mal logées et la grande majorité des patients vus par MdM France sont sans abri ou demeurent dans des logements précaires.

Se mobiliser pour les personnes à la rue

Une personne sans-abri à Toulouse
© Stéphane Lehr

Si le droit au logement, droit fondamental, a connu une avancée en 2007 avec l’adoption de la loi Dalo (droit au logement opposable) ; trois ans après la mise en oeuvre de cette loi, la France compte encore plus de 3,5 millions personnes non ou très mal logées1. À ce chiffre s’ajoutent 5 millions de personnes en situation d’extrême fragilité et 900 000 habitations manquantes, dans un pays où le droit au logement est pourtant inscrit dans la loi. La grande majorité des patients rencontrés par les équipes de MdM sont sans-abri ou demeurent dans des logements/hébergements précaires.

Depuis 1993, nos équipes mobiles vont à la rencontre des personnes sans abri souvent fragiles et marginalisées.

OBJECTIFS

  • Repérer les personnes nécessitant un accompagnement vers les structures médico-sociales de droit commun et associatives susceptibles de les prendre en charge
  • Organiser des consultations médicales, sociales et de prévention ;
  • Informer les personnes sur leurs droits et les accompagner dans leurs démarches si nécessaire ;
  • Recevoir dans les centres de soins de MdM ceux qui ne bénéficient pas de droits ouverts en attendant qu’ils recouvrent leurs droits à une couverture maladie.

À partir de sa mobilisation, MdM témoigne des conséquences néfastes sur la santé du non ou mal logement et assure des veilles sociales dans le cadre de maraudes et missions intervenant dans les squats, des consultations médicales dans des centres d’hébergements…

PERSPECTIVES

  • Poursuivre nos actions de soins, de prévention et d’accompagnement.
  • Continuer l’action politique auprès des institutions pour répondre aux besoins des sans-abri et développer les équipes mobiles institutionnelles.
  • Développer l’étude de l’impact du logement indigne sur la santé de ses occupants.
  • Continuer à promouvoir des dispositifs d’hébergement et de logement adaptés aux besoins des publics.

TYPES D’INTERVENTIONS

  • Actions mobiles médico-sociales au moyen de tournées de rue : Ajaccio, Angoulême, Le Havre, Lyon, Montpellier, Marseille, Metz, Nice, Paris, Poitiers, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Valenciennes.
  • Actions mobiles médico-sociales en lien avec des partenaires : (Restos du cœur, Armée du salut, boutiques Abbé-Pierre, Secours catholique, AIDES, Point écoute santé jeunes…) : Grenoble, Le Havre, Lyon, Metz, Nancy, Nantes, La Réunion, Toulouse, Valenciennes.
  • Consultations médicales et actions de prévention dans des centres d’hébergement d’urgence : Lyon, Metz, Nantes, Nice, Toulouse.
  • Interventions socio-sanitaires dans les squats : Bordeaux, Calais/Dunkerque, Paris et banlieue parisienne, Rouen.
  • Action mobile de promotion de la santé : Cayenne (Guyane).

BENEFICAIRES

En France, 133 000 personnes sont sans-abri et 3,51 millions sont mal-logés soit une augmentation de près de 15 000 personnes par rapport à 2008.

CONTACTS AVEC LES SANS LES SANS-ABRI  

Plus de 22 000

PATHOLOGIES LES PLUS FRÉQUENTES

Infections respiratoires, problèmes dentaires, troubles psychologiques/psychiatriques/dépressifs, affections dermatologiques, addictions, traumatologie et rhumatologie , IST…

SOURCES DE FINANCEMENT

ARS, conseil régional Île-de-France, conseils généraux, conseils régionaux, mairies, fonds propres MdM

PARTENAIRES

Fondation Abbé-Pierre, Secours catholique, Emmaüs, Croix-Rouge, Restos du coeur, Samu social, DAL, associations locales (La Péniche, Les Amis de la rue, Le Fournil, GAF, Enfants du monde droits de l’homme…), PMI… 


Chiffres

  • la moyenne d’âge de décès des sans-abri est de 41 ans pour les femmes et de 56 ans pour les hommes (l’espérance de vie en France pour un homme est de 77 ans et pour une femme de 84 ans selon l’Insee).
  • les personnes présentant des problèmes de santé mentale (addictions et pathologies psychiatriques) ont une espérance de vie encore plus basse : 37 ans.
  • les pathologies digestives (20,5 %) et pulmonaires (16 %) sont les principales causes d’hospitalisation ou de décès. Le stade d’évolution de la maladie, très avancé, témoigne d’une absence de suivi régulier ou d’intervention à temps.
  • 15 % c’est le taux de suicide chez les SDF, soit sept fois plus qu’en prison.

Sans-abri et mal-logés

Tribune

  • 06/01/2014 - Les sans-abri, le triste constat

    Tribune signée par Thierry Brigaud, Président de Médecins du Monde et Graciela Robert, Responsable de la Mission SDF de Médecins du Monde

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Presse

Presse

Vidéos

  • 01/01/1970 - Mal-logés, sans-abris : les oubliés

    Fin du dispositif hivernal d'hébergement et reprise des expulsions locatives.
    25 ans de promesses politiques, des milliers de personnes seront encore à la rue.

    Partagez cette vidéo pour faire passer le message autour de vous.
    Vous témoignez...

    A l'occasion de la fin du dispositif hivernal de mise à l'abri et d'hébergement, Médecins du Monde publie les résultats de son enquête annuelle sur l'hébergement d'urgence, réalisée en début d'année à Lyon, Saint-Denis et Strasbourg. Un bilan de la situation de l'hébergement d'urgence qui permet d'analyser les réponses - ou absences de réponses - proposées aux personnes vivant à la rue ou dans des habitats précaires.

  • 20/03/2014 - La mission Bus de Médecins du Monde à Lyon

    Médecins du Monde Lyon crée en 1993 sa Mission Bus avec la volonté d' « aller vers » les plus exclus et de leur permettre un accès à des soins au sens global : écoute, prévention, santé. D'abord destiné aux usagers de drogue dans le cadre d'un programme d'échange de seringues, la mission s'est tournée dans les années 2000 vers un public plus large vivant dans des conditions de grande précarité à Lyon.
    Depuis 20 ans, les permanences du Bus créent le lien entre des personnes d'horizons divers et devient pour tous un espace de rencontres et d'échanges. Usagers de drogue, personnes se prostituant, personnes sans-abris, migrants, travailleurs pauvres... trouvent sur la mission Bus un accueil inconditionnel à bas seuil d'exigence. Ils peuvent se poser le temps d'une permanence, trouver une écoute, avoir un accès aux soins de premières lignes et à des orientations répondant à leurs problématiques du moment.