Crise migratoire au Mexique et en Amérique Centrale

Violence structurelle et extrême pauvreté sévissent depuis des années en Amérique centrale, alimentant une crise migratoire chronique au Mexique et dans toute la région.

Mais, ces derniers mois, la situation humanitaire des personnes migrantes ne cesse d’empirer. Pour cause, un durcissement des politiques migratoires régionales impulsé par les États-Unis, favorisant le refoulement des personnes plutôt que leur protection.

  • 400 000 personnes

    migrent chaque année entre l’Amérique centrale et le Mexique.

Mexique : droits dans le mur

Mexique : les maux de l'exil

Mexique : le prix de la survie

Une crise régionale

Insécurité, violence, pauvreté et inégalités sociales : autant de barrières aux conditions minimales de développement et de respect des droits de l’Homme qui, chaque année, poussent des centaines de milliers de personnes venant d’Amérique centrale sur les routes de l’exil.

Venues du Honduras, du Salvador ou du Guatemala, ces hommes, femmes et enfants, partent vers le nord pour trouver une vie meilleure, pour eux et leurs proches.
Mais après avoir enduré des conditions d’exil particulièrement éprouvantes qui laissent souvent des séquelles – épuisement, déshydratation, blessures, associés à d’autres pathologies voire problématiques de santé mentale – ces personnes se trouvent confrontées à une politique migratoire régionale plus encline à refouler qu’à protéger. Livrés à eux-mêmes du fait de dispositifs d’accueil saturés, voire inexistants, ces exilés sans droits ni protection vivent dans des conditions très précaires.

C’est particulièrement le cas à la frontière sud du Mexique où des milliers de personnes restent bloquées suite à de nouveaux accords passés entre les Etats-Unis et le Mexique pour limiter les arrivées aux frontières américaines.

Face à cette situation humanitaire très préoccupante, nos équipes, présentes depuis les années 90 en Amérique centrale et au Mexique (région appelée Mésoamérique), ont décidé d’agir.

© Olivier Papegnies

Depuis plus de 20 ans, Médecins du Monde développe en Amérique centrale et au Mexique des projets qui répondent aux besoins des populations et s’adaptent aux évolutions du contexte régional.

Depuis 2016, Médecins du Monde Espagne et France y mènent conjointement un programme régional pour améliorer l’accès à la santé des personnes migrantes et déplacées forcées.
Au Honduras, au Salvador, au Guatemala et au Mexique, ce programme se développe en partenariat avec les institutions publiques et les organisations de la société civile.

Des actions spécifiques sont mises en place pour répondre aux besoins en santé des personnes migrantes, tout en appuyant les institutions et organisations partenaires.

C’est le cas à Tapachula, première grande ville mexicaine après le Guatemala, où nos équipes proposent des consultations médicales et un accompagnement vers les soins, tout en œuvrant avec les associations locales pour la protection des exilés, le respect de leurs droits et l’amélioration des politiques d’accueil.

  • 23  

    partenaires institutionnels, associatifs, médicaux et communautaires locaux sur ce programme

Mexique Tapachula migrants MdM

© Olivier Papegnies

Tapachula
Une ville prison pour les exilés

« J’ai très mal aux pieds, ma cheville gauche a doublé de volume et j’ai constamment des maux de tête. » En cette matinée de novembre, Maria*, une exilée hondurienne, se confie à Valeria, coordinatrice médicale de Médecins du Monde dans une salle de consultations improvisée au sein d’un refuge.

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© Olivier Papegnies

Interview
Valeria, Coordinatrice médicale

Valeria est coordinatrice médicale pour Médecins du Monde.
Sa mission : œuvrer, à tous les niveaux, pour l’accès aux soins des personnes migrantes à Tapachula.

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  • 75

    = Achat de médicaments pour 20 personnes

  • 150

    Prise en charge médicale de 20 personnes

75

= Achat de médicaments pour 20 personnes

150

Prise en charge médicale de 20 personnes

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