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Madagascar

© Sebastien Duijndam

26 & 24 %

Pourcentage des 15-24 ans (femmes & hommes) connaissant les moyens de prévention du VIH / SIDA.

143 naissances pour 1000 femmes

Taux de natalité chez les adolescentes de 15 à 19 ans.

41 %

Pourcentage de femmes de 15 à 49 ans ayant subi des violences sexuelles, physiques ou émotionnelles depuis l’âge de 15 ans.

Face aux urgences, Médecins du Monde mène divers programmes d'aide humanitaire. Découvrez nos actions et missions à Madagascar ci-dessous.

LA SITUATION HUMANITAIRE à MADAGASCAR

La situation humanitaire à Madagascar est préoccupante. Le pays fait face à de nombreux défis, notamment dans les domaines de l’accès à l’eau potable, de la malnutrition, de l’insécurité alimentaire et des crises sanitaires. En raison de sa fragilité économique et de sa vulnérabilité aux catastrophes naturelles, Madagascar est souvent confronté à des crises humanitaires.

Le système de santé fragile et les conditions de vie difficiles, aggravées par la propagation d’épidémies à Madagascar ne permettent pas à la population de bénéficier de soins de santé de qualité. Cette situation entraîne des besoins humanitaires criants au sein du pays.

  • Besoins en santé sexuelle et reproductive

    Sur l’île de Madagascar, les indicateurs sanitaires sont alarmants, particulièrement ceux concernant la santé sexuelle et reproductive (SSR) :

    • Un taux de mortalité maternelle de 426/100 000 ;
    • Une proportion d’accouchements en présence de personnels soignants qualifiés de 46 %,
    • Une proportion d’accouchements dans une structure sanitaire de 39 % ;
    • L’utilisation de consultations prénatales à 56,7 % ;
    • Un taux d’utilisation de la contraception moderne de 38 % chez les jeunes de 15-19 ans sexuellement actifs ;
    • 26 & 24 % Pourcentage des 15-24 ans (femmes & hommes) connaissant les moyens de prévention du VIH / SIDA;
    • Taux de natalité chez les adolescentes de 15 à 19 ans : 143 pour 1000 femmes.
    • 41 % Pourcentage de femmes de 15 à 49 ans ayant subi des violences sexuelles, physiques ou émotionnelles depuis l’âge de 15 ans.
  • Avortements illégaux et complications

    Madagascar se distingue sur le continent africain par une interdiction stricte de l’avortement et une très forte résistance à l’assouplissement de cette loi. L’avortement est alors fréquemment pratiqué par de nombreuses femmes de manière illégale et cela entraîne de nombreuses complications hémorragies, non-expulsion du fœtus, rétention placentaire, rupture utérine, infections, etc. Les complications liées à l’avortement constituent ainsi la deuxième cause de mortalité maternelle à Madagascar : 16 % du taux de mortalité maternelle.

     

    Les complications liées à l’avortement constituent ainsi la deuxième cause de mortalité maternelle à Madagascar : 16 % du taux de mortalité maternelle.

  • Conditions de vie difficiles

    Madagascar possède un système de santé fragile, et qui fait face à des crises récurrentes. L’espérance de vie à la naissance n’est que de 65 ans pour les hommes et de 68 ans pour les femmes.

    Dans les zones en crise et plus particulièrement dans le sud du pays, dans la région de l’Androy, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 74 pour mille, et seul 1 % de la population a accès à un assainissement de base. La sécheresse particulièrement forte dans la zone en 2020 et 2021 a entraîné une forte insécurité alimentaire et nutritionnelle. Fin 2021, la malnutrition aigüe globale (MAG) affectait 8,9% des enfants âgés de 6 à 59 mois à Amboasary et 6,9% à Ambovombe- SMART 2021. Le système de surveillance nutritionnelle du dernier trimestre 2022 indique un taux de MAG à 6,1% a Amboasary et 7,6% à Ambovombe

  • Maladies et épidémies

    Madagascar fait face depuis de nombreuses années à des maladies à fort potentiel épidémique, comme la peste (99 cas de forme bubonique confirmés et 7 cas pulmonaires confirmé s en 2022- 21 décès) et la rougeole. En 2022, 1 722 cas suspects de rougeole notifiés.

    Catastrophe supplémentaire : en 2020, le pays a dû s’adapter à l’arrivée de l’épidémie de COVID-19.

     

    L’épicentre, initialement dans la ville de Tamatave s’est déplacé, après quelques semaines, vers la capitale Antananarivo, perturbant fortement les structures sanitaires de la capitale, et impactant fortement l’accès aux soins des populations. À la fin de l’année 2022 , Madagascar comptait environ 68 000 cas et plus de 1500 décès. Il est à noter que les capacités de dépistage dans le pays sont restées assez faibles durant toute la durée de l’épidémie.

Articles 17.01.2022
Crise alimentaire au sud de Madagascar, il y a urgence !
Lire l’article

Crise nutritionnelle dans le Sud de Madagascar

NOTRE AIDE HUMANITAIRE À MADAGASCAR

L’intervention de Médecins du Monde (MdM) à Madagascar se déploie sous différentes formes : l’amélioration de l’offre en santé sexuelle et reproductive, le programme de chirurgie pédiatrique, la réduction des risques pour les travailleurs et travailleuses du sexe ou encore les réponses d’urgence sanitaire.

Braver la crise alimentaire

Depuis 2020, Madagascar fait face à la pire sécheresse depuis 40 ans, ce qui plonge le pays dans une crise alimentaire majeure. À cela s’ajoute le manque d’infrastructures sanitaires qui prive la population d’un accès à une offre minimum de soins pour faire face aux maladies telles que la diarrhée, les infections respiratoires, la fièvre et le paludisme. MdM a pu déployer quatre cliniques mobiles (CM) dans les districts d’Ambovombe et d’Amboasary, régions les plus durement touchées par la sécheresse.

Médecins du Monde travaille en partenariat avec Action Contre la Faim , ASOS et CARE.

  • Bilan

    En 2022 :

    • Une étude sur les barrières d’accès aux services de prise en charge des personnes survivantes des VBG ;
    • Appui à la mise en œuvre de la PCIME auprès des équipes des CM des partenaires ;
    • Soutien aux hôpitaux – CHRR à Ambovombe et CHRD à Amboasary comprenant des réhabilitations en eau hygiène et assainissement ;
    • 5745 enfants de 6 à 59 mois dépistés pour la malnutrition aigue ;
    • 924 enfants malnutris aigus sévères pris en charge par les CM ;
    • 28716 consultations en soins de santé primaire ;
    • 99 référencements d’urgence à l’hôpital régional ;
    • 17107 personnes dans les communautés sensibilisées aux thématiques sur les violences basées sur le genre (VBG) , Droits Humains, Masculinité Positive et Planification Familiale ;
    • 79 partenaires formés sur les VBGs et la protection transversale ;
    • 101 personnels soignants issus de 92 CSB formés en prise en charge des violences sexuelles ;

Redonner le sourire

Dans le cadre du programme de Chirurgie Pédiatrique, les enfants victimes de lésions maxillo-faciales, de séquelles de brûlures ou de malformations congénitales du système viscéral sont opérés, et suivis par les équipes de Médecins du Monde à Madagascar.

Ces missions chirurgicales, à destination des adultes et des enfants, se déroulent 4 à 5 fois par an, à Antananarivo, la capitale, et en province.

 

Un volet santé mental et support psychosocial (SMPS) a été mis en place depuis fin 2021 afin de favoriser la réintégration sociale des patients opérés. Des activités de plaidoyer ont été identifiées dans l’optique d’impliquer les autorités sanitaires publiques et institutionnelles à créer un environnement favorable à la prise en charge des malformations congénitales ou acquises. Cette aide médicale à Madagascar a pu changer la vie de nombreux habitants du pays.

  • Bilan

    En 2022 :

    • Deux missions viscérales (en lien avec des problématique digestives, urologiques principalement) : 57 enfants ont bénéficié d’opérations viscérales dans le cadre de ces missions et de support SMPS;
    • Deux missions réparatrices (fentes labiopalatines et séquelles de brûlures) : 83 enfants ont bénéficié d’opérations réparatrices ainsi que de support SMPS dans le cadre de ces missions.

Opération Sourire : l'histoire de Brice-Lane

REPONDRE AUX CYCLONES

Un projet d’urgence suite au passage des cyclones Batsirai et Emnati qui ont frappé la région cible en février 2022 a été mis en œuvre de février à juin 2022.

 

Un projet de relèvement a ensuite pris place dans le prolongement de la réponse d’urgence en juillet 2022. MdM apporte son appui sur le renforcement des capacités du personnel de santé, du système de gestion des intrants et de prise en charge des survivant.e.s de VBG, ainsi que sur la mise en place d’un stock tampon au niveau du District, permettant de répondre à de futures situations d’urgence. Des sensibilisations en santé adaptées aux besoins exprimés sont adressées aux différents acteurs locaux, organisations sociaux-culturelles, groupements de population, et forces de l’ordre. Six CSB particulièrement impactés, reçoivent un support rapproché, mais les 40 CSB du district bénéficieront de formations communes sur le Planning Familial, les Soins Obstétricaux et Néonataux d’Urgence et les VBG. Ce projet se fait en partenariat avec l’Aide internationale de la Croix-Rouge luxembourgeoise et la Croix Rouge Malgache

  • En 2022 :

    • 20 640 consultations en soins de santé primaire ;
    • 551 soutien psychosocial incluant la prise en charge de VBG ;
    • 72 détenus malnutris aigue sévères pris en charge à la maison centrale de Mananjary ;
    • 31 personnes référés à l’hôpital et pris en charge ;
    • 15 703 personnes dans les communautés sensibilisées sur les thématiques de santé ;
    • 41 personnels soignants formés en PFI dans 41 formations sanitaires ;
    • 44 personnels soignants formée en VBG dans 41 formations sanitaires ;
    • 72 cohortes formés sur les VBG ;
    • 46 OSC formées sur le genre, VBG, PSP, PSEA ;
    • Un compagnonnage réalisé pour chacun des six CSB soutenus.

AMÉLIORER LA SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE

  • REDUIRE LES RISQUES POUR LES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES DU SEXE

    A Madagascar, les programmes existants répondent rarement aux besoins des travailleus.e.s du sexe (TDS) en matière de santé sexuelle. De par leur activité, et leur forte exposition aux violences, les TDS sont davantage exposé.e.s aux IST y compris au VIH ainsi qu’aux grossesses précoces et/ou non désirées entrainant un recours à des avortements non sécurisés. La stigmatisation, ainsi que l’intersection entre plusieurs facteurs de vulnérabilité (situation socio-économique, éducation, identité de genre, etc.) concourent à augmenter ou renforcer les situations et les pratiques à risque.

    Ce projet allie réponse de santé publique et approche communautaire fondée sur les droits humains, associé à un plaidoyer afin de peser sur la définition des politiques nationales en santé. Le but de ce projet est, d’un côté, de donner les moyens aux TDS de lever les barrières d’accès aux soins selon une approche globale (préventive, promotionnelle et curative) pour une utilisation optimale des services de santé et dans une optique de renforcement des capacités d’agir individuelles et collectives. D’un autre côté, il vise à améliorer la provision de services de santé de qualité en matière de SSR selon une approche de réduction des risques et d’accès aux droits des TDS.

    Il est mené avec les OSC nationales suivantes : Fivemimad, AFSA et SISAL.

  • Bilan

    En 2022 :

    • 40 personnes ont bénéficié d’atelier de clarification de valeur (13 personnes issus des OSC partenaires / 27 personnel soignants) ;
    • 6018 TDS ont bénéficié d’au moins un des services proposés par le projet ;
    • 34 d’éducateur.rice.s pair.e.s formé.e.s sur le dépistage dé-médicalisé VIH.

PREVENIR LES GROSSESSES NON DÉSIRÉES CHEZ LES ADOLESCENT.E.S ET LES JEUNES

Médecins du Monde France, a démarré en 2017 un programme en santé sexuelle et reproductive (SSR) qui a pour objectif de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle associée au manque d’accès à des services de qualité en particulier chez les adolescents et les jeunes (9 -24 ans). Ce projet a pris fin en mai 2022. MdM a agi à travers le renforcement du rôle des acteurs de la société civile et des institutions publiques liées à la santé sexuelle et reproductive à Antananarivo, capitale de Madagascar.

Cette action humanitaire à Madagascar  visait à améliorer la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées selon une approche par les droits, à travers trois volets principaux :

Un volet communautaire, en partenariat avec des associations et ONG nationales (Tanora IRAI, Tanora GARANTEEN, Tandem, ASOS, Mira Aina), visant à renforcer les capacités des adolescents et des jeunes pour devenir acteurs de leur propre santé ;
Un volet médical visant à améliorer l’accessibilité et la qualité de l’offre des services en SSR adaptés aux besoins des adolescents et des jeunes dans sept centres de santé de base ;,
Un volet plaidoyer visant à promouvoir le droit de décider des adolescents et des jeunes en SSR.

  • BILAN

    En 2022 : 

    • 951 bénéficiaires de 9-24 ans et 947 parents sensibilisés sur la SDSR ;
    • 238 références de bénéficiaires de 9-24 ans auprès des CSB ;
    • Formation en planification familiale de méthode de longue durée en avril 2022 auprès de 13 formations sanitaires ;
    • Deux Compagnonnages/ trois supervisions pour chaque des sept CSB soutenus ;
    • Labélisation « Centres de Santé Amis des Jeunes » de 5 CSB suite au soutien de MdM durant ces dernières années ;
    • 37 partenaires issus de sept OSC locales renforcés sur différentes thématiques selon les besoins évalués ;
    • Elaboration d’un guide pour les défenseur-e-s des droits des femmes dans le cadre du FGE ;
    • Participation active aux coalitions SDSR et VBG du Forum Génération Egalité.
  • 57 044

    Bénéficiaires en 2022.

  • 2 075 946

    Budget 2022.

57 044

Bénéficiaires en 2022.

2 075 946

Budget 2022.

Historique
  • 1986
    Première intervention de Médecins du Monde à Madagascar.
  • 1993
    Début d’un programme de lutte contre les MST à Antananarivo.
  • 1995
    Début du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique à Antananarivo.
  • 2004
    Lancement de l’Opération Sourire à Madagascar.
  • 2005
    Programme de soutien aux détenus des établissements pénitenciers de l’île.
  • 2005
    Chirurgie viscérale à Antananarivo.