Madagascar

Madagascar

11 %

taux de dépistage du VIH (pourcentage connaissant leur statut)

9 %

couverture des besoins en antirétroviraux

426

décès maternelles pour 100 000 naissances vivantes

Madagascar : face à une situation humanitaire alarmante

Madagascar se distingue sur le continent africain par une loi particulièrement restrictive sur l’avortement et une très forte résistance à l’assouplissement de cette loi. Pourtant, l’avortement est fréquemment pratiqué par de nombreuses femmes de manière illégale.

 

Madagascar, un projet humanitaire de grande ampleur

 

Grossesses et naissances : des indicateurs alarmants

Sur l'île de Madagascar, les indicateurs sanitaires sont alarmants, particulièrement ceux concernant la santé sexuelle et reproductive (SSRinfo-icon) : un taux de mortalité maternelle de 426/100 000, une proportion d’accouchements en présence de personnel soignant qualifié de 46 %, une proportion d’accouchements dans une structure sanitaire de 39 %, l'utilisation de consultations prénatales à 56,7 %, la couverture en antitétanique des femmes enceintes à 47,9 %, un taux d’utilisation de la contraception moderne de 38 % chez les jeunes de 15-19 ans sexuellement actifs et 8,3 % de fistules obstétricales chez les moins de 20 ans. Les hémorragies, la non-expulsion du fœtus, la rétention placentaire, la rupture utérine ou encore les infections font partie des complications d’avortement qui constituent la deuxième cause de mortalité maternelle à Madagascar (16 % du taux de mortalité).

36% des femmes ont eu une naissance vivante avant l’âge de 18 ans (13ème place mondiale)

 

Des épidémies qui s'intensifient

De nombreuses maladies à potentiel épidémique sont également présentes dans le pays, notamment la peste : Madagascar est le deuxième pays le plus touché après la République Démocratique du Congo, et l’endémie s’est réintensifiée depuis les années 1990, sous trois formes (bubonique, pulmonaire et septicémique). En moyenne 1 200 cas de peste sont suspectés par an, dont 300 confirmés, avec un taux de mortalité autour de 8% pour la forme bubonique et 16% pour la pulmonaire. Fin 2017 et début 2018, une importante épidémie de peste pulmonaire a affecté la quasi-totalité du pays, et notamment la capitale Antananarivo et la ville portuaire de Tamatave. En 2018 et 2019, le pays a été touché par une épidémie de rougeole qui a provoqué plus de 1000 décès, principalement chez les enfants de moins de 5 ans.

Seulement 3,3% du PIB de Madagascar est consacré à la santé.

 

Un budget de santé publique qui diminue face au besoin d’aide humanitaire

Enfin, la politique de santé et le système de santé malgache se caractérisent par un budget santé qui constitue 7 % des dépenses de l’Etat en 2018. Seulement 3,3% du PIB est consacré à la santé. Des structures et équipements se dégradent, le manque de prévisions quant aux besoins en ressources humaines font que les nouvelles affectations sont insuffisantes. 54,8 % de la population habite à plus de 5km d’une structure médicale.

Les animateurs de prévention malgaches rejoignent le village isolé de Mosorokely. © Bruno Fert
Les animateurs de prévention malgaches rejoignent le village isolé de Mosorokely. © Bruno Fert

L'aide et l'action humanitaire de Médecins du Monde à Madagascar

Médecins du Monde France, association humanitaire qui oeuvre pour la santé, a démarré en 2017 un programme de Santé Sexuelle et Reproductive (SSRinfo-icon) qui a pour objectif de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle associée au manque d’accès à des services de SSRinfo-icon de qualité en particulier chez les adolescents et les jeunes (10-24 ans). Notre ONGinfo-icon agit à travers le renforcement du rôle des acteurs de la société civile et des institutions publiques liées à la santé sexuelle et reproductive à Antananarivo, capitale de Madagascar.

 

Au village de Analamaho, un centre de santé comprenant une salle de soins, une salle d'accouchement et une salle de repos pour les femmes qui viennent d'accoucher. © Bruno Fert
Au village de Analamaho, un centre de santé comprenant une salle de soins, une salle d'accouchement et une salle de repos pour les femmes qui viennent d'accoucher. © Bruno Fert

 

 

Ce projet humanitaire à Madagascar vise à améliorer la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées selon une approche par les droits, à travers trois volets principaux :

  • Un volet communautaire, en partenariat avec des associations locales, visant à renforcer les capacités des adolescents et des jeunes pour devenir acteurs de leur propre santé ;

  • Un volet médical visant à améliorer l'accessibilité et la qualité de l’offre des services en SSRinfo-icon adaptés aux besoins des adolescents et les jeunes dans sept centres de santé de base ;

  • Un volet plaidoyer visant à promouvoir le droit de décider des adolescents et des jeunes en SSRinfo-icon.


Le savez-vous ?

Le programme humanitaire en Santé Sexuelle et Reproductive de Médecins du Monde est mis en place en partenariat avec 3 associations nationales des jeunes (Tanora IRAI, Tanora GARANTEEN et Tandem) et une ONGinfo-icon nationale (ASOS) pour le volet communautaire.

 

Médecin examinant une femme enceinte. © Bruno Fert
Médecin examinant une femme enceinte. © Bruno Fert

FEMMES & ENFANTS

Chirurgie pédiatrique

Dans le cadre de l’Opération Sourire, les enfants victimes de lésions maxillo-faciale, de brides séquelles de brûlure ou de malformations congénitales du système viscéral sont opérées et suivies par les équipes de Médecins du Monde à Madagascar.
Ces missions chirurgicales, à destination des adultes et des enfants, se déroulent 4 à 5 fois par an, Antananarivo, la capitale, et en province.

 

Tananarive
Tananarive

En 2019

Nous avons :

  • opéré 66 enfants en chirurgie reconstructrice
  • opéré 52 enfants en chirurgie viscérale
  • donné 274 consultations
  • opéré 97 enfants en chirurgie reconstructive
  • opéré 56 enfants en chirurgie viscérale
  • donné 1068 consultations

 

 

 

 

Au centre de santé géré par Médecins du Monde, les familles attendent pour une consultation cardiaque. © Bruno Fert
Au centre de santé géré par Médecins du Monde, les familles attendent pour une consultation cardiaque. © Bruno Fert

LES PERSONNES EN SITUATION DE RISQUE

Renforcer l'accès au dépistage et au traitement du VIHinfo-icon à MADAGASCAR

Médecins du Monde fut une des premières associations humanitaires de santé à travailler sur le VIHinfo-icon à Madagascar, à partir de 1994. En 2017, fort de ses expériences dans d’autres pays, MdM France a orienté sa stratégie stratégie pour renforcer des projets menés par des organisations locales. L’objectif était de lutter contre le VIH, en mettant place un "Observatoire communautaire de l’accès aux soins VIH pour les populations clés".

Cet observatoire, opérationnel jusqu'en 2019 dans les 5 plus grandes villes de Madagascar (Antananarivo, Mahajanga, Toamasina, Antsiranana et Toliara), a permis de récolter plus de 15 000 questionnaires.

 

 

Leur analyse a fait ressortir les principales barrières à l’accès aux soins pour les patients atteints du VIHinfo-icon, notamment la stigmatisation du VIHinfo-icon/SIDA, les croyances erronées et le manque de formation des soignants. Ces conclusions ont été partagées avec les acteurs de la lutte contre le SIDA aux niveaux national et international, et devrait permettre d’orienter les politiques de réponse et les choix de financement. De plus, les associations partenaires de Médecins de Monde (AFSA, Ainga Aidesinfo-icon, Mad’Aids et Solidarité des LGBTinfo-icon) ont bénéficié d’un renforcement de leurs capacités en termes de gestion de projet, de collecte et d’analyse de données, et de plaidoyer.

 

En dehors des programmes réguliers en matière de santé, l'association humanitaire Médecins du Monde reste vigilante sur les situations d’urgences liées aux aléas climatiques, notamment les cyclones, mais aussi lors de flambées épidémiques et d'éventuels conflits pouvant générer des violences. Ainsi, en 2019, Médecins du Monde a appuyé le Ministère de la Santé malgache lors de l’épidémie meurtrière de rougeole, principalement en organisant dans plusieurs régions de Madagascar des formations à la prise en charge des complications suite à la rougeole pour le personnel des centres de santé. 

 

 

 

Historique
1986
Première intervention de Médecins du Monde à Madagascar.
1993
Début d’un programme de lutte contre les MST à Tananarive.
1995
Début du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique à Tananarive.
2004
Lancement de l’Opération Sourire à Madagascar.
2005
Programme de soutien aux détenus des établissements pénitenciers de l’île.
2005
Chirurgie viscérale à Tananarive.
2008
Début du programme de gestion des risques liés aux catastrophes.
2012
Fin de l’intervention dans les prisons.
2014
Médecins du Monde dirige le consortium d’ONG en santé maternelle et infantile.
2017
Ouverture des programmes VIH et Santé Sexuelle et Reproductive

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