Madagascar

Madagascar

< 5 %

taux de dépistage du VIH

< 3 %

couverture des besoins en antirétroviraux

478

décès maternelles pour 100 000 naissances vivantes

La situation à Madagascar : Face à une situation alarmante

Madagascar se distingue sur le continent africain par une loi particulièrement restrictive sur l’avortement et une très forte résistance à l’assouplissement de cette loi. Pourtant, l’avortement est fréquemment pratiqué par de nombreuses femmes de manière illégale.

 

Les indicateurs sanitaires sont alarmants, particulièrement en ce qui concerne les indicateurs en santé sexuelle et reproductive (SSRinfo-icon) : un taux de mortalité maternelle de 478/100 000, une proportion d’accouchements en présence de personnel soignant qualifié de 44,3 %, une proportion d’accouchements dans une structure sanitaire de 38 %, une proportion des consultations prénatales à 51 %, une protection contre le tétanos à la naissance de 54 %, un taux d’utilisation de la contraception de 29 % et 2 000 cas par an de fistules obstétricales. Les hémorragies, la non expulsion du fœtus, la rétention placentaire, la rupture utérine ou encore les infections font partie des complications d’avortement qui constituent la deuxième cause de mortalité maternelle à Madagascar.

1 200 cas de peste sont suspectés par an

 

De nombreuses maladies à potentiel épidémique sont également présentes dans le pays, notamment la peste : Madagascar est le deuxième pays le plus touché après la République Démocratique de Congo, et l’endémie s’est réintensifiée depuis les années 1990, sous trois formes (bubonique, pulmonaire et septicémique). En moyenne "1 200 cas de peste sont suspectés par an", dont 300 confirmés, avec un taux de mortalité autour de 8% pour la forme bubonique et 16% pour la pulmonaire. Fin 2017, une importante épidémie de peste pulmonaire a affecté la quasi-totalité du pays, et notamment la capitale Antananarivo et la ville portuaire de Tamatave. Entre août et novembre 2017, 2 417 cas ont été diagnostiqués et 209 patients sont décédés (9% de létalité).

Seulement 3,3% du PIB sont consacrés à la santé et la dernière Politique Nationale de Santé date de 2005 

 

Enfin, la politique de santé et le système de santé malgache se caractérisent par un budget santé qui constitue 5,6% des dépenses de l’Etat en 2016, et qui diminue chaque année depuis 2009. Seulement 3,3% du PIB est consacré à la santé et la dernière Politique Nationale de Santé date de 2005. Des structures et équipements se dégradent, le manque de prévisions quant aux besoins en ressources humaines font que les nouvelles affectations sont insuffisantes. 65% de la population habite à plus de 5km d’une formation sanitaire.

Les animateurs de prévention malgaches rejoignent le village isolé de Mosorokely. © Bruno Fert
Les animateurs de prévention malgaches rejoignent le village isolé de Mosorokely. © Bruno Fert

Notre action à Madagascar

Médecins du Monde France, association humanitaire qui oeuvre pour la santé, a démarré en 2017 un programme qui a pour objectif de contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle associée aux grossesses non désirées chez les jeunes.

Le projet vise à améliorer la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées selon une approche par les

 

Au village de Analamaho, un centre de santé comprenant une salle de soins, une salle d'accouchement et une salle de repos pour les femmes qui viennent d'accoucher. © Bruno Fert
Au village de Analamaho, un centre de santé comprenant une salle de soins, une salle d'accouchement et une salle de repos pour les femmes qui viennent d'accoucher. © Bruno Fert

 

 

droits, à travers trois volets principaux :

  • Un volet communautaire, en partenariat avec des associations locales, visant à renforcer la mobilisation communautaire sur la prévention de la santé et le référencement des grossesses non désirées ;

  • Un volet médical visant à améliorer l’offre des services SSRinfo-icon adaptés aux besoins des adolescents et les jeunes dans sept centres de santé de base ;

  • Un volet plaidoyer visant à promouvoir le droit de décider des adolescents et des jeunes en SSRinfo-icon.


Le savez-vous ?

Le programme humanitaire de santé de Médecins du Monde est mis en place en partenariat avec 3 associations nationales des jeunes (Tanora IRAI, Tanora GARANTEEN et Tandem) et une ONGinfo-icon nationale (ASOS).

 

Médecin examinant une femme enceinte. © Bruno Fert
Médecin examinant une femme enceinte. © Bruno Fert

FEMMES & ENFANTS

Chirurgie pédiatrique

Un programme de chirurgie cardiaque infantile, initié en 1994, a permis de former le personnel soignant malgache aux opérations à cœur fermé, d’équiper un bloc de chirurgie cardiaque, et de réaliser les opérations à cœur ouvert en France. Il a été transféré à La Chaîne de l’Espoir en 2018.

 

D’autres interventions chirurgicales humanitaires se poursuivent, dans le cadre de l’Opération Sourire (lésion maxillo-faciale, brides séquelles de brûlure) à raison de 3 missions par an dont la troisième est réalisée en province, pour des enfants et adultes et de la chirurgie viscérale, toujours pour des enfants, à raison de 2 missions par an.

 

Tananarive
Tananarive

En 2017

Nous avons :

  • opéré 26 enfants à cœur fermé
  • opéré 32 enfants à cœur ouvert
  • donné 727 consultations en cardiologie pédiatrique

 

 

 

 

Au centre de santé géré par Médecins du Monde, les familles attendent pour une consultation cardiaque. © Bruno Fert
Au centre de santé géré par Médecins du Monde, les familles attendent pour une consultation cardiaque. © Bruno Fert

LES PERSONNES EN SITUATION DE RISQUE

Renforcer l'accès au dépistage et au traitement du VIHinfo-icon à MADAGASCAR

Médecins du Monde fut une des premières associations humanitaires de santé à travailler sur le VIHinfo-icon à Madagascar, à partir de 1994. Depuis 2017, fort de ses expériences dans d’autres pays, MdM France a orienté sa stratégie vers le renforcement de la société civile qui lutte contre le VIHinfo-icon, avec la mise en place d’un « Observatoire communautaire de l’accès aux soins VIHinfo-icon pour les populations clés ».

Cet observatoire est opérationnel depuis février 2018 dans les 5 plus grandes villes de Madagascar (Antananarivo, Mahajanga, Toamasina, Antsiranana et Toliara).

Après un an de programme et plus de 5 000 questionnaires déjà récoltés, les associations humanitaires partenaires de MdM (AFSA, Ainga Aidesinfo-icon, Mad’Aids et Solidarité des LGBTinfo-icon) utilisent ces données analysées pour mener un plaidoyer fort auprès des autorités, vers une meilleure prise en compte des spécificités des populations clés dans les stratégies nationales.

 

 

Cet observatoire poursuit deux objectifs principaux :

  • Fournir aux acteurs de la lutte contre le VIHinfo-icon, dont les autorités sanitaires et administratives du pays, des informations actualisés et fiables sur la situation du terrain, dans le but d’alimenter un plaidoyer pour un environnement positif pour le VIHinfo-icon et aider à la mise en place de nouvelles stratégies plus adaptées aux personnes cibles ;

  • Renforcer la société civile malagasy qui lutte contre le VIHinfo-icon, afin qu’elle soit en capacité de prendre part aux décisions et aux actions mises en œuvre, et que les populations clés ne soient pas seulement des bénéficiaires mais aussi des acteurs de leur santé.

Le savez-vous ?

Les bénéficiaires directs du projet sont les Associations partenaires de ce programme : AINGA/AIDES, MADAIDS, AFSA, et Solidarité des MSM.

 

En dehors des programmes réguliers en matière de santé, l'association humanitaire Médecins du Monde reste vigilante sur les situations d’urgences liées aux aléas climatiques, notamment les cyclones, mais aussi lors de flambées épidémiques et d'éventuels conflits pouvant générer des violences. Ainsi, d’octobre 2017 à fin janvier 2018, MdM a réalisé une intervention d’urgence à Antananarivo contre une importante épidémie de peste pulmonaire en milieu urbain survenue principalement à Antananarivo et Tamatave.

 

 

Historique
1986
Première intervention de Médecins du Monde à Madagascar.
1993
Début d’un programme de lutte contre les MST à Tananarive.
1995
Début du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique à Tananarive.
2004
Lancement de l’Opération Sourire à Madagascar.
2005
Programme de soutien aux détenus des établissements pénitenciers de l’île.
2005
Chirurgie viscérale à Tananarive.
2008
Début du programme de gestion des risques liés aux catastrophes.
2012
Fin de l’intervention dans les prisons.
2014
Médecins du Monde dirige le consortium d’ONG en santé maternelle et infantile.
2017
Ouverture des programmes VIH et Santé Sexuelle et Reproductive

Votre soutien

Nous rejoindre

Je postule en ligne.

S'informer

Je m'inscris à la newsletter.