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90 €Prix journalier moyen de mise à l'abri d'un mineur non accompagné.
160 €Prise en charge de 40 enfants souffrant de malnutrition aigüe
200 €2 consultations pour prendre en charge des femmes victimes de violences en Ouganda
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Burkina Faso

© Mylène Zizzo

Burkina Faso

21,3%

des femmes ont accès à une méthode de contraception à Djibo.

La situation au Burkina Faso

Le Burkina Faso est l’un des 50 pays d’Afrique où la loi interdit l’avortement. Cependant, il est autorisé pour protéger la santé de la femme enceinte, ainsi que dans les cas de viol, d’inceste, ou de grave malformation fœtale. Malheureusement, la connaissance de ce statut légal est faible : seul un tiers des femmes burkinabées savent que l’avortement est autorisé dans certains cas.

 

Contraception et planification familiale

Au Burkina Faso, et particulièrement dans la province du Soum, région du Sahel, l’accès à la contraception est très limité pour les femmes. Cela s’explique par une faible accessibilité aux soins de santé en général. Les raisons de cette situation sont, notamment, liées aux barrières géographiques (le rayon moyen d’action des formations sanitaires est de 10 km), mais aussi et surtout aux pressions socio-culturelles et à l’insécurité.

 

 

Les besoins non satisfaits en planification familiale sont estimés à 19%, ce qui est inférieur à la moyenne nationale du Burkina Faso. La conséquence directe de tous ces problèmes est la multiplication des grossesses non désirées. Ainsi 3 grossesses sur 10 aboutissent à des avortements clandestins, réalisés dans de mauvaises conditions d’hygiène et qui, combinés à une mauvaise surveillance, occasionnent de nombreux décès maternels.

Des chiffres bien alarmants, alors qu’on sait qu’un espacement de deux ans entre les grossesses permet de réduire considérablement la mortalité maternelle.

Un camp de réfugiés près de Mentao © Mylene Zizzo
Un camp de réfugiés près de Mentao © Mylene Zizzo

Notre action au Burkina Faso

Femmes, jeunes et adolescents 

Prévenir les grossesses non désirées au Burkina Faso

Présent dans le district de Djibo depuis 2010, Médecins du Monde a déjà obtenu la gratuité des accouchements assistés et des évacuations sanitaires. L’association humanitaire s’attache aujourd’hui à prévenir les grossesses non désirées, en particulier chez les jeunes et adolescents (de 10 à 24 ans) et, plus globalement, à améliorer la planification familiale dans les districts sanitaires de Djibo et de Gorom-Gorom. Quinze associations communautaires sont formées pour intervenir auprès des adolescents et des leaders religieux sur ces problématiques. Dans une logique de renforcement du système de santé, les équipes soignantes bénéficient de formations en santé sexuelle et reproductive.

Les infrastructures (salles de consultation et d’accouchement) sont aussi réhabilitées et équipées pour renforcer l’offre et la qualité des soins.

 

Les grossesses précoces ont des conséquences catastrophiques pour la mère comme pour l’enfant :

  • Les risques pour la santé : les grossesses précoces sont très dangereuses aussi bien pour la mère que pour l’enfant. C’est la première cause de mortalité chez les 15 à 19 ans, et la première cause de mortalité infantile dans le monde. Ces décès sont généralement causés par le manque de centres de santé pour suivre ces grossesses à risque, ou d’argent pour y accéder. 

 

  • La déscolarisation : après avoir eu un enfant, les jeunes filles retournent jamais ou rarement à l’école.

  • La pression socio-culturelle et l’insécurité : bien souvent, les jeunes femmes sont rejetées par leur famille lorsqu’une grossesse survient hors mariage et n’est pas reconnue par le partenaire. Le déshonneur ressenti dans la famille les place dans une situation de vulnérabilité. Elles peuvent se retrouver bannies de leur communauté.

 

Au Burkina Faso, Médecins du Monde plaide auprès des autorités en faveur du respect des droits en santé sexuelle et reproductive, notamment pour la gratuité des méthodes contraceptives et pour l’éducation sexuelle dans les écoles et des centres de formations professionnels.

 

Djibo
Djibo

En 2017

Nous avons aidé :

  • 104 156 femmes dont 40 548 femmes enceintes, 21 419 femmes allaitantes et 42 189 femmes en âge de procréation.

 
Historique
2006
Première intervention de Médecins du Monde au Burkina, en santé nutritionnelle et buccodentaire.
2009
Intervention au Sahel pour améliorer l’accès aux soins de base.
2012
Elargissement du programme au Sahel aux problèmes de malnutrition.
2012
Programme auprès des réfugiés maliens pour leur donner accès aux soins essentiels.
2014
Intervention pour prévenir les grossesses non désirées dans certains districts du Sahel.
2014
Intervention d’urgence pour prévenir la propagation du virus Ebola.
2014
Fermeture du programme auprès des réfugiés maliens.
2016
Transfert du programme malnutrition sévère à Médecins du Monde Espagne et LVIA.
2017
Focus de l’intervention sur la prévention et la prise en charge des grossesses non désirées aux jeunes et adolescent-e-s (10-24 ans)
2017
Extension du programme de prévention et prise en charge des grossesses non désirées au district sanitaire de Gorom-Gorom

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80 € pour soigner 15 enfants souffrant de malnutrition aiguë

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