MdM dans la bande de Gaza : premiers témoignages de notre équipe

MdM dans la bande de Gaza : premiers témoignages de notre équipe

19 janvier 2009 - Depuis quelques jours, des urgentistes et des chirurgiens de Médecins du Monde sont dans la bande de Gaza pour soutenir les équipes locales de MdM et les structures médicales. L’équipe se trouvait hier dans le sud pour évaluer les besoins médicaux et la situation sanitaire et témoigne de la situation au 18 janvier

Jérusalem, le 19 janvier 2009

Depuis quelques jours, des urgentistes et des chirurgiens de Médecins du Monde sont dans la bande de Gaza pour soutenir les équipes locales de MdM et les structures médicales. L’équipe se trouvait hier dans le sud pour évaluer les besoins médicaux et la situation sanitaire et témoigne de la situation au 18 janvier.

Le docteur Jean François Laude témoigne : « Cette nuit, nous avons entendu des bombardements mais aujourd’hui la situation se calme, les gens commencent à sortir dans la rue. Le calme relatif a permis aux blessés de rejoindre l’hôpital central de Nasser, dans la ville de Khan Yunis, le plus sollicité de la zone puisqu’il a reçu plus de 1 000 patients depuis le début de la guerre.
Les médecins palestiniens des trois hôpitaux que nous avons vu nous ont raconté qu’ils ont pris en charge des patients souffrant de brûlures très sévères et des cas de détresses respiratoires dus à l’inhalation de gaz dont ils ne connaissaient pas l’existence.
Selon notre première évaluation et uniquement en ce qui concerne le sud de la bande de Gaza, les stocks de médicaments et de matériels semblent pour le moment suffisants. Les équipes médicales ont réalisé un travail exceptionnel et ont été soutenues depuis quelques jours par des médecins arabes.»

Selon Boris Garcia, chirurgien orthopédique de la mission, « les 3 dernières semaines les équipes médicales de l’hôpital de Nasser ont du pratiquer de nombreuses amputations, et pour la plupart des deux jambes. La semaine dernière plus de 50 blessés arrivaient par heure et plus de 20 ambulances partaient de l’hôpital Nasser vers la frontière égyptienne. Les activités programmées avant le 27 décembre ont toutes été annulées pour laisser la priorité aux opérations d’urgence. Aujourd’hui la majorité des cas les plus graves sont évacués via l’Egypte pour pouvoir garder les hôpitaux au calme et être en capacité de faire face aux urgences en permanence. Le calme revient petit à petit. »

Contacts presse :
Jérusalem - Florence Priolet : +33 6 09 17 35 59 - +972 577 249 450
Paris - Annabelle Quénet : +33 1 44 92 14 32

 
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