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En cours de lecture Pas de santé sans féminisme : Médecins du Monde à la conférence Women Deliver 2023
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Pas de santé sans féminisme :
MdM à la conférence Women Deliver 2023

Articles 17.07.2023

© Charly Kodjo

Aujourd’hui, en 2023, les équipes de Médecins du Monde en France et à l’international constatent quotidiennement combien être femme ou minorité de genre implique des difficultés à exercer ses droits et un accès limité ou complexifié à la prévention et aux soins.

Surexposées à différentes formes de stigmatisation, les femmes et minorités de genre font face à des obstacles variés solidement ancrés dans les sociétés : des barrières géographiques, économiques, socio-culturelles, mais aussi administratives et institutionnelles.

Autant d’obstacles qui les rendent plus vulnérables aux violences basées sur le genre, aux grossesses non intentionnelles, aux risques d’infections notamment au VIH, ainsi qu’aux cancers, dont le cancer du col de l’utérus – faute d’accès à la prévention et aux soins.

LES FEMMES ET MINORITÉS DE GENRE , GRANDES OUBLIÉES DE LA SANTÉ ?

  • + de 40 %

    vivent dans des pays où l’IVG n’est pas autorisée.

  • 1 pays sur 3

    criminalise les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

  • 340 000 personnes

    meurent chaque année dans le monde d’un cancer du col de l’utérus, pourtant évitable grâce à la vaccination, au dépistage et traitement des lésions précancéreuses.

+ de 40 %

vivent dans des pays où l’IVG n’est pas autorisée.

1 pays sur 3

criminalise les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

340 000 personnes

meurent chaque année dans le monde d’un cancer du col de l’utérus, pourtant évitable grâce à la vaccination, au dépistage et traitement des lésions précancéreuses.

  • 9 pays sur 10

    criminalisent totalement ou en partie le travail du sexe.

  • 49 fois

    plus de risques d’être infectées par le VIH/SIDA pour les femmes transgenres.

9 pays sur 10

criminalisent totalement ou en partie le travail du sexe.

49 fois

plus de risques d’être infectées par le VIH/SIDA pour les femmes transgenres.

En France comme sur nos programmes dans le monde, nous constatons que les crises exposent plus particulièrement les femmes et minorités de genre. Au-delà, les politiques publiques de santé sont trop souvent façonnées par et pour des hommes cisgenres, et tendent à négliger les enjeux de santé des femmes et minorités de genre. Cela a pour conséquence des pratiques en santé souvent inadaptées aux besoins des personnes ; des pratiques jugeantes et parfois violentes. En outre, les politiques publiques de criminalisation de certaines activités comme le travail du sexe, et de certains soins de santé comme le recours à l’IVG, perpétuent un ordre sanitaire au détriment des femmes et minorités de genre.

« Face aux conservatismes, à la stigmatisation sociale et morale, aux violences liées au genre, notre combat aux côtés des associations féministes, humanitaires et de santé, reste primordial pour défendre la liberté de toute personne à disposer de son corps, à décider de sa sexualité et de sa santé. » Plan Stratégique de Médecins du Monde.

© Charly Kodjo

POUR UN ACCÈS DE TOUS ET TOUTES À LA SANTÉ

Ces constats nous rappellent avec force que l’accès universel à la santé ne peut se faire sans lutter pour une société profondément plus égalitaire et juste entre les genres. Au côté de nos partenaires, nous participons à la conférence internationale Women Deliver – le plus grand rassemblement en faveur de l’égalité de genre au monde – pour porter haut et fort notre combat.

Médecins du Monde, association de santé militante et féministe, interpelle les décideur·ses en France et à l’international pour promouvoir :

  • La lutte contre les inégalités de genre, les discriminations et les violences à l’égard des femmes et minorités de genre
  • L’accès universel aux droits et santé sexuels et reproductifs, qui implique notamment la décriminalisation de l’avortement et du travail du sexe et le renforcement de l’éducation complète à la sexualité
  • Un accès universel à la santé sexuelle et reproductive dans les contextes humanitaires, notamment à la contraception, aux soins complets d’avortement et à la santé menstruelle.

La santé doit être féministe. C’est un enjeu de santé individuelle et publique. Un enjeu d’égalité et de respect des droits humains.

Interventions de MdM en DSSR

Pour en savoir plus sur nos interventions et combats

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26 & 28 septembre : Pour que chacun·e puisse décider librement de sa sexualité, sa santé et sa vie.
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