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Contacter Emmanuelle Pons I Responsable du pôle Afrique

Madagascar

71 %

des décès maternels dus à une arrivée tardive dans les centres de soins

45

enfants opérés du cœur en 2014

10 %

du PIB détruit par les catastrophes naturelles chaque année

La situation

Catastrophes naturelles

Madagascar est le pays d’Afrique le plus exposé aux risques de catastrophes naturelles, notamment aux cyclones, mais aussi à la montée des eaux des rivières et aux inondations. Chaque année, ces désastres provoquent des pertes économiques équivalentes à 10 % du PIB. Le type de constructions répandu dans le pays, peu adapté, rend ces événements plus dramatiques encore pour la population. Les dégâts sur les axes de transport empêchent d’accéder aux structures de santé. Or la capacité des habitants à se remettre des catastrophes repose en grande partie sur la stabilité du système de soins ainsi que sur une bonne préparation aux risques sanitaires liés à ces catastrophes.

 

Femmes et enfants

Globalement, la situation sanitaire de l’île se dégrade depuis la crise politique de 2009. Les femmes en sont les premières victimes. Faute d’arriver à temps dans les centres de soins, nombre d’entre elles meurent pendant l’accouchement. Si le recours à la contraception a augmenté, l’accès à des moyens modernes et efficaces est très compliqué et le taux d’avortement est estimé à 1 pour 10 naissances. De même, la mortalité des nourrissons et des jeunes enfants reste importante, souvent à cause de problèmes de nutrition.

 

Cardiopathies infantiles

Comme partout ailleurs, à Madagascar, certains enfants souffrent de maladies cardiaques. Mais sur l’île, où le système de santé est très fragile, leur prise en charge est plus compliquée qu’ailleurs. Seuls deux hôpitaux situés dans la capitale sont en mesure de réaliser un diagnostic précis et des interventions à cœur fermé. Mais à cause des coûts importants des traitements (dépistage, diagnostic, traitement, opération), seules quelques familles peuvent faire soigner leurs enfants atteints de cardiopathies. Les autres sont condamnés à vivre avec leur pathologie, ou à en mourir.

Les animateurs de prévention malgaches rejoignent le village isolé de Mosorokely. © Bruno Fert
Les animateurs de prévention malgaches rejoignent le village isolé de Mosorokely. © Bruno Fert

Notre action

Prévenir les catastrophes naturelles

 

Depuis 2008, Médecins du Monde intervient à Madagascar pour améliorer la réduction et gestion des risques liés aux catastrophes naturelles. L’association travaille depuis 2014 avec l’ONGinfo-icon Care pour préparer la population à faire face à de tels événements dans le district de Vatomandry. Outre l’élaboration d’un plan d’urgence, un réseau de secouristes a été organisé. Il est composé de 112 personnes formées pour assurer les premiers secours et les soins de base et orienter les victimes vers les centres de santé de base du district.

Par ailleurs, afin de diminuer les risques d’épidémies qui peuvent apparaître après les catastrophes, des chefs de poste ont été formés à un protocole de surveillance spécifique qui permet de déceler précocement les épidémies et de réagir à temps. Médecins du Monde assure également la réhabilitation des centres de santé capables de résister aux cyclones.
 

 

Autrement, afin d’assurer la prise en charge d’une éventuelle crise nutritionnelle suite à un aléa climatique, les agents de santé du district ainsi que les agents communautaires ont été formés au dépistage, référencement et prise en charge des enfants malnutris sévères. En collaboration avec le ministère de la Santé et l’UNICEF, 4 CRENAS ont été ouverts aux quatre coins du district.

 

Vatomandry
Vatomandry

En 2015

Nous avons :

  • formé 112 secouristes en premiers secours de base

  • formé 66 agents communautaires en dépistage et référencement des enfants malnutris sévères.

192 537 €

FEMMES & ENFANTS

AMéLIORER LA Santé maternelle et infantile

Au village de Analamaho, un centre de santé comprenant une salle de soins, une salle d'accouchement et une salle de repos pour les femmes qui viennent d'accoucher. © Bruno Fert
Au village de Analamaho, un centre de santé comprenant une salle de soins, une salle d'accouchement et une salle de repos pour les femmes qui viennent d'accoucher. © Bruno Fert

Madagascar
Madagascar

En 2015

Nous avons aidé :

  • 17 570 femmes ayant bénéficié d’une consultation pré-natale
  • 10 018 femmes ayant bénéficié d’un accouchement assisté
  • 48 548 personnes qui ont pu utiliser régulièrement des contraceptifs

Afin de limiter les décès de nourrissons et de femmes en couches, Médecins du Monde travaille à l’amélioration des soins obstétricaux et néonataux d’urgence à Madagascar. L’étude des liens entretenus par les communautés avec les centres de soins a permis de mieux comprendre les besoins et d’envisager des solutions adaptées. Ainsi les équipes militent pour que les centres de santé de base intègrent les soins maternels et infantiles à leurs activités. À ce titre, le personnel soignant est formé à ces soins spécifiques et les centres sont réhabilités et équipés pour accueillir femmes et enfants dans de bonnes conditions. Près de 200 agents communautaires ont également été sensibilisés aux questions de santé materno-infantile.

Le savez-vous ?

Le consortium PASMI (Projet d’accès aux soins de santé materno-infantile) est composé de 6 ONGinfo-icon internationales : Médecins du Monde (chef de file du consortium), Action contre la faim, le GRET, Handicap International, le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) et Santé Sud. 

475 199 €
Médecin examinant une femme enceinte. © Bruno Fert
Médecin examinant une femme enceinte. © Bruno Fert

FEMMES & ENFANTS

Opérer les pathologies cardiaques chez l'enfant

Depuis 20 ans, Médecins du Monde organise la venue d’une équipe chirurgicale de la Réunion pour travailler avec les équipes malgaches de Antananarivo sur les opérations de chirurgie cardiaque infantile.  L’association équipe le nouveau bloc opératoire de l’Hôpital CENHOSOA afin de l’adapter à ce type d’interventions et forme les praticiens malgaches pour qu’à l’avenir ils puissent opérer seuls. Médecins du Monde prend également en charge le transfert des patients nécessitant une opération à cœur ouvert vers La Réunion ou la métropole.

 

Par ailleurs, les chefs des centres de santé de plusieurs régions de l’île ont été formés à la détection des signes révélateurs de la cardiopathie pédiatrique, afin d’orienter les enfants vers l’hôpital.

Tananarive
Tananarive

En 2015

Nous avons :

  • Opéré 23 enfants à cœur fermé
  • Opéré 42 enfants à cœur ouvert
  • Donné 753 consultations en cardiologie pédiatrique
  • Formé 59 chefs sur le dépistage clinique de la cardiopathie

88 133 €
Au centre de santé géré par Médecins du Monde, les familles attendent pour une consultation cardiaque. © Bruno Fert
Au centre de santé géré par Médecins du Monde, les familles attendent pour une consultation cardiaque. © Bruno Fert
Historique
1986
Première intervention de Médecins du Monde à Madagascar.
1993
Début d’un programme de lutte contre les MST à Tananarive.
1995
Début du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique à Tananarive.
2004
Lancement de l’Opération Sourire à Madagascar.
2005
Programme de soutien aux détenus des établissements pénitenciers de l’île.
2005
Chirurgie viscérale à Tananarive.
2008
Début du programme de gestion des risques liés aux catastrophes.
2012
Fin de l’intervention dans les prisons.
2014
Médecins du Monde dirige le consortium d’ONG en santé maternelle et infantile.

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