MDM DANS LE MONDE
République centrafricaine
© Sébastien Duijndam
2,3
millions
de personnes ont besoin d’assistance humanitaire.
427 000
personnes déplacées.
130
incidents sécuritaires ayant touchés des travailleurs humanitaires en 2025.
Médecins du Monde mène divers programmes d’aide et d’assistance humanitaire d’urgence. Découvrez nos actions et missions en République centrafricaine ci-dessous.
-
EN BREF
À retenir En République centrafricaine, les conflits armés fragilisent un système de santé déjà fortement dégradé et aggravent la malnutrition et les violences basées sur le genre. Médecins du Monde assure des soins dans les zones reculées et accompagne les personnes les plus vulnérables.
EN BREF
À retenir En République centrafricaine, les conflits armés fragilisent un système de santé déjà fortement dégradé et aggravent la malnutrition et les violences basées sur le genre. Médecins du Monde assure des soins dans les zones reculées et accompagne les personnes les plus vulnérables.
LA SITUATION HUMANITAIRE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
La République centrafricaine (RCA) est frappée par de nombreux conflits armés qui génèrent une grave crise humanitaire ainsi qu’une augmentation constante des violations des droits humains et du droit international humanitaire. L’effondrement de la situation économique du pays, l’avènement de nouvelles zones et formes de conflits violents, la montée de l’insécurité alimentaire et l’inflation viennent aggraver une situation politique et économique déjà extrêmement fragile, dans un pays où près des trois quarts de la population vit sous le seuil de pauvreté.
-
LES CIVILS PRIS AU PIÈGE DES CONFLITS ARMÉS
En République centrafricaine, la population est durement affectée par les affrontements qui se déroulent entre groupes armés. Les opérations de sécurisation du territoire, menées par les Forces armées centrafricaines et leurs alliées (russes et rwandaises), accusées de violences et arrestations arbitraires, sont source de panique et de déplacements. Un Centrafricain sur quatre est déplacé soit à l’intérieur du pays soit dans un pays voisin, et vit dans des conditions très difficiles, avec un accès très faible aux services de base.
-
UN SYSTÈME DE SANTÉ EN PÉRIL
Les infrastructures sanitaires sont les cibles des attaques des différentes parties au conflit, quand elles ne sont pas abandonnées à cause de la fuite des populations et du personnel médical.
Avec seulement 49 % des structures sanitaires du pays fonctionnelles et 43 % de la population ayant besoin d’une aide sanitaire, l’offre de soins ne permet pas de répondre aux besoins causés par l’augmentation du nombre de blessés, de personnes souffrant de troubles mentaux ou de victimes de violences sexuelles, de l’incidence de maladies transmissibles et des risques épidémiques. La plupart des structures sanitaires périphériques sont dépourvues de personnel formé, et le système d’approvisionnement en médicaments et matériel est défaillant.
Selon les derniers recensements, le taux de mortalité infantile est le cinquième plus élevé au monde, avec 103 décès pour 1 000 enfants de moins de 5 ans. Le taux de mortalité maternelle est également le cinquième plus élevé au monde avec 835 décès pour 100 000 naissances viv
-
UNE SITUATION NUTRITIONNELLE ALARMANTE
2,2 millions de personnes, soit 33 % de la population centrafricaine, font face à une insécurité alimentaire aiguë, dont 492 000 personnes en urgence.
La volatilité du contexte sécuritaire, qui entraîne la fermeture des marchés ou l’incapacité à se rendre dans les champs, se double d’une inflation galopante. Ces différentes crises affectent fortement les ressources et moyens de subsistance des populations, en particulier rurales et celles localisées sur les axes les plus touchés.
-
LES ALÉAS CLIMATIQUES DE PLUS EN PLUS FRÉQUENTS
Victime du changement climatique, la République centrafricaine connaît des catastrophes naturelles récurrentes qui entraînent des déplacements de populations. Incendies, inondations ou sécheresses de plus en plus longues viennent fortement perturber les moyens de subsistance des populations et les rendent vulnérables aux maladies et aux épidémies qui sévissent régulièrement sur le territoire centrafricain, alors que la faiblesse des services de base ne permet pas d’y répondre rapidement. Ainsi, des inondations entre juillet et août 2025 ont touché 3 474 personnes à Sido et 5390 à Kabo, donnant lieu au déplacement de 1200 personnes dans le village de Ngonikira.
-
UNE AUGMENTATION DES VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE
Entre avril et juin 2025, une augmentation de 67 % des cas de violences basées sur le genre a été observée, dans un contexte de réduction significative des financements des programmes humanitaires. Ces violences ont majoritairement pris la forme de violences sexuelles (23 %), mais aussi d’agressions physiques, de violences psychologiques, de déni de ressources ou encore de mariages forcés.
Véritable fléau dans le pays, ces violences touchent tout le monde : si les femmes, filles et les enfants handicapés sont particulièrement exposés, les violences sexuelles contre les garçons et les hommes existent aussi, constituant un sujet doublement tabou.
© Sebastien Duijndam
NOTRE ACTION HUMANITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Face aux urgences sanitaires, sociales ou politiques, les équipes de Médecins du Monde, présentes dans le pays depuis 2013, ont notamment permis de fournir une aide médicale aux populations les plus fragiles.
-
DES SOINS DE SANTÉ VITAUX POUR LES POPULATIONS VULNÉRABLES HORS DE LA CAPITALE
En 2025, Médecins du Monde a soutenu une dizaine de structures sanitaires dans les districts de Bouca, Batangafo et de Nangha-Boguila, avec un accent particulier sur la nutrition et les violences liées au genre. En collaboration avec les autorités, l’équipe sur place a formé les personnels soignants et participe à l’approvisionnement de ces structures. L’association a également contribué à la réduction de la sur-morbidité et mortalité des populations affectées par des chocs et des déplacements, en partenariat avec Solidarité internationale.
Dans la préfecture de Ouham Fafa, le déploiement de cliniques mobiles dans les zones isolées permet d’apporter des soins aux personnes les plus éloignées des services de santé. Des consultations permettent de soigner les enfants atteints de paludisme, d’infections respiratoires aiguës ou de diarrhées, les femmes enceintes et allaitantes et les survivantes de violences. L’association fournit également des médicaments essentiels et assure le transfert des urgences vitales vers les structures de référence. La malnutrition est dépistée et prise en charge, et les enfants bénéficient du rattrapage vaccinal.
Afin de renforcer l’implication des communautés dans les questions de santé, nutrition et protection (notamment sur les questions de genre), les agents communautaires sont formés et accompagnés par les équipes de Médecins du Monde. Ils délivrent des soins simples (paludisme simple, diarrhée et infections respiratoires aiguës) aux enfants de moins de 5 ans dans les villages éloignés des centres sanitaires et participent activement à la sensibilisation des communautés sur différentes thématiques sanitaires et sociales.
-
APPORTER DES SOINS EN SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE
L’association met en place un dispositif minimum d’urgences en droits et santé sexuels et reproductifs, constitué de consultations pré– et postnatales, de planification familiale, de consultations gynécologiques et de l’orientation des cas d’urgences obstétricales. Ainsi, en 2025, 3 478 personnes ont pu bénéficier d’un service en santé sexuelle et reproductive, et 718 accouchements (dont 21 césariennes) ont pu être accompagnés dans des centres de santé.
-
ACCOMPAGNER LES VICTIMES DE VIOLENCES LIÉES AU GENRE
Les équipes de Médecins du Monde accompagnent les survivantes et survivants de violences basées sur le genre sur les plans médical et psychosocial et organisent la mobilisation communautaire autour des enjeux de santé sexuelle et reproductive et de santé mentale.
L’association veille à renforcer les synergies entre les différents acteurs, pour une intervention efficace et pérenne : par exemple, Médecins du Monde fournit une aide médicale d’urgence et une première aide psychologique, et si les victimes le souhaitent, une orientation vers des structures partenaires, notamment l’Association des femmes juristes de Centrafrique, est proposée pour une prise en charge juridique ou psychosociale.
Au total 451 personnes ont été assistées en 2025 dont 241 victimes de viol.
-
RÉPONSE D’URGENCE DANS LES ZONES LES PLUS EXPOSÉES AUX CONFLITS
Depuis 2019, Médecins du Monde déploie des cliniques mobiles en cas de chocs ponctuels (déplacements de populations, épidémies), qui apportent un soutien au système de santé local et une capacité d’intervention rapide.
Articles
09.08.2022
République centrafricaine : L’assistance qui sauve des vies
Découvrir
-
278 113
bénéficiaires en 2025.
278 113
bénéficiaires en 2025.
Questions fréquentes sur nos actions en République centrafricaine
-
Comment aider la Centrafrique avec Médecins du Monde ?
Faites un don sur medecinsdumonde.org pour soutenir nos cliniques mobiles d’urgence et notre accompagnement des victimes de violences basées sur le genre en République centrafricaine. Le bénévolat et le relais de nos actualités sont aussi utiles.
-
Pourquoi la Centrafrique est-elle en crise humanitaire ?
Les conflits armés fragilisent un système de santé où seuls 49 % des établissements restent fonctionnels. La malnutrition touche 2,2 millions de personnes et les violences basées sur le genre ont augmenté de 67 % entre avril et juin 2025.
-
Que fait Médecins du Monde en République centrafricaine ?
Médecins du Monde assure des soins de santé dans les districts reculés, propose des services de santé sexuelle et reproductive, accompagne les survivantes de violences basées sur le genre et déploie des cliniques mobiles d’urgence. 278 113 personnes ont été bénéficiaires en 2025.
-
Comment sont utilisés les dons collectés pour la Centrafrique ?
Les dons financent les cliniques mobiles d’urgence, l’accompagnement médical et psychologique des survivantes de violences sexuelles, et le renforcement des soins de santé dans les districts les plus isolés du pays.
articles