Bulgarie

Bugarie Santé sexuelle et reproductive

Bulgarie

20 000

personnes Roms vivent dans le ghetto de Nadejda

750 000

Roms vivent en Bulgarie, soit 10% de la population.

La situation en Bulgarie

Santé Sexuelle et Reproductive

 

En Bulgarie, où la mortalité des femmes en couches et le taux d’avortement sont deux fois plus élevés que dans le reste de l’Europe (près d’un tiers des grossesses sont avortées en Bulgarie), les groupes victimes de discrimination sont d’autant plus exposés. 

La population Roms doit faire face à de nombreuses discriminations, notamment en ce qui concerne l’accès à la santé. 57% des hommes et 59% des femmes Roms ne possèdent pas de couverture sociale, contrairement à 20% pour le reste de la population bulgare. Ce sont les taux les plus hauts de l’Union Européenne. Les personnels soignants se montrent méfiants voire négatifs et les maternités possèdent des chambres dédiées aux femmes Roms.

Sliven a le taux de grossesse précoce le plus élevé de Bulgarie.

À Sliven, dans le ghetto de Nadejda, l’accès aux soins est particulièrement complexe pour les Roms, marginalisés, qui vivent dans des conditions de précarité extrêmes. Les ambulances refusent de venir jusque dans le ghetto. Sliven a le taux de grossesse précoce le plus élevé de Bulgarie : en 2017, 9,5% de toutes les naissances vivantes étaient le fait de mères âgées de moins de 17 ans (ce taux est à 2,9% pour toute la Bulgarie). Les familles les plus précaires n’ont pas les ressources financières pour d’accéder à des moyens de contraception ou de recourir à des avortements sécurisés. 

 

Migration, droits et santé

 

Si en 2015 la Bulgarie a été touchée par la crise de l’accueil des migrants et a dû faire face à une importante arrivée de demandeurs d’asile (20 000 demandes d'asile en 2015), le nombre de réfugiés a considérablement baissé depuis, avec 2 000 demandes d’asile enregistrées en 2019. Les centres de réception et d’enregistrement ont accueilli moins de 400 personnes, ce qui représente moins de 8% de la capacité d’accueil des centres. Si Médecins du Monde a cessé ses activités dans les centres (l’Agence Nationale des Réfugiésinfo-icon était en mesure de répondre aux besoins de santé des populations), notre association a continué de soutenir les organisations présentes dans les camps.

Malgré cela, les réfugiés font face à de violentes réactions, la société civile portant un regard très négatif sur leur présence en Bulgarie. De plus, le système d’enregistrement mis en place pour bénéficier du système de santé et le nombre restreint de médecins présents dans le pays, réduisent considérablement l’accès aux soins de santé.

Un mineur du camp de Voenna Rampa © Olivier Papegnies
Un mineur du camp de Voenna Rampa © Olivier Papegnies

Notre action en Bulgarie

Droit et santé

Présent depuis 2003 dans le ghetto de Nadejda, Médecins du Monde a terminé en avril 2019 son programme en santé sexuelle et reproductive sur la prévention des grossesses non désirées. Depuis, un nouveau programme pour améliorer "l'accès aux services et aux droits pour les populations vulnérables qui vivent à Nadejda » a démarré en septembre 2019.

Ce nouveau projet a pour objectif de soutenir l'autonomisation de la population Rom – particulièrement les jeunes et les adolescents – afin qu’elle puisse réclamer leurs droits et obtenir un accès effectif aux services de santé sexuelle et reproductive à Nadejda.

 

Une femme et ses trois enfants dans le ghetto de Nadejda, à Sliven, en Bulgarie © Gaelle Girbes
Une femme et ses trois enfants dans le ghetto de Nadejda, à Sliven, en Bulgarie © Gaelle Girbes

Au total, ce sont 20 000 personnes qui sont visées.

Ce nouveau programme se décline en 3 volets :

  • Les habitants de Nadejda ont une meilleure connaissance de leurs droits (sanitaires, sociaux), notamment en matière de santé sexuelle et reproductive,
  • Médecins du Monde encourage la mobilisation communautaire et soutien le plaidoyer porté par les habitants de Nadejda,
  • Les habitants ont un meilleur accès aux services sanitaires et sociaux à Sliven.

 

Sliven
Sliven

En 2019

Nous avons :

  • sensibilisé 4 800 personnes, via des sessions d'informations et de visites dans les rues de Nadejda
  • conduit 49 sessions permettant aux habitants du ghetto de venir se confier
  • soutenu la création de groupes communautaires et la mise en place d’un plaidoyer pour un meilleur accès aux services et aux droits
  • réalisé une cartographie des services accessibles à la population de Nadejda

 

Dans le camp de Voenna Rampa © Olivier Papegnies
Dans le camp de Voenna Rampa © Olivier Papegnies

MIGRANTS ET DÉPLACÉS

Combattre et prévenir les violences liées au genre

Démarré en septembre 2018, le projet WE ACT concerne 5 pays européens dans lesquels interviennent Médecins du Monde France et Médecins du Monde Belgique, dont la Bulgarie. Le projet de Médecins du Monde a pour objectif de combattre et prévenir les violences liées au genre régulièrement rencontrées tout au long des parcours migratoires et de venir en assistance aux femmes et enfants migrants et réfugiés.

Notre association intervient en appui aux personnels de santé pour renforcer leurs capacités et ainsi participer à une meilleure identification et intégration dans le système de santé national des personnes migrantes victimes de violence.

 

Sofia
Sofia

En 2019

Nous avons

  • élaboré une brochure et des posters, disponibles dans les centres de santé, sur le « droit de vivre sans violences » dans différentes langues (Anglais, bulgare, fars et arabe)
  • organisé plusieurs ateliers afin de renforcer la coordination entre la police, les personnels de santé et les travailleurs sociaux au contact des migrants et réfugiés

 

Ils nous soutiennent

46 000 € (2018-2020)
Historique
2004
Début de l’intervention dans le ghetto de Nadejda
2009
Action centrée sur l’hygiène, la vaccination et la sexualité.
2013
Ouverture du centre d’information et d’orientation (CIO).
2014
La mairie s’engage à financer les consultations médicales de planification familiale pour les femmes
2016
Lancement du programme d’appui aux migrants dans les centres d'accueil et d'inscription.
2018
Démarrage du programme d’appui à la prise en charge des femmes et enfants migrants victimes de violences

Votre soutien

Donner

110 € pour financer un kit chirurgical d’accouchement

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