Bulgarie

Bugarie Santé sexuelle et reproductive

Bulgarie

25 000

personnes Roms vivent dans le ghetto de Nadejda

2533

migrants et réfugiés en Bulgarie ayant déposé une demande de protection

La situation en Bulgarie

Santé Sexuelle et Reproductive

 

En Bulgarie, où la mortalité des femmes en couches et le taux d’avortement sont deux fois plus élevés que dans le reste de l’Europe (près d’un tiers des grossesses sont avortées en Bulgarie), les groupes les plus marginalisés sont d’autant plus exposés. 

Le taux d’avortement est deux fois plus élevé que dans le reste de l’Europe. 

À Sliven, dans le ghetto de Nadejda, l’accès aux soins est particulièrement complexe pour les Roms, marginalisés, qui vivent dans des conditions de précarité extrêmes. 70% d’entre eux ne possèdent pas de couverture sociale. Le taux de grossesses précoces (27,5% des grossesses portées par des femmes de moins de 20 ans) ainsi que le taux d’avortement déclaré (491 pour 1 000 naissances vivantes) sont les plus importants du pays. Le taux de fertilité est de 2,29 dans la ville de Sliven et de 1,53 au niveau national.

En 2018, l’hôpital de Sliven a accueilli 226 accouchements de jeunes filles entre 13 et 17 ans. Et si l’avortement est légal en Bulgarie, il reste cependant cher et donc inaccessible à l’immense majorité des habitants de Nadejda, tout comme la contraception. 

 

Migration, droits et santé

 

Si en 2015 la Bulgarie a été touchée par la crise de l’accueil des migrants et a dû faire face à une importante arrivée de demandeurs d’asile (5 500 en 2016), le nombre de réfugiés a considérablement baissé à partir de 2017. Les frontières sont fermées, les réfugiés détenus ou déportés : en 2018, 2 535 personnes ont fait une demande de protection, tandis que 317 ont reçu le statut de réfugié et 413 le statut humanitaire. Elles font face à de violentes réactions, la société civile portant un regard très négatif sur leur présence en Bulgarie. De plus, le système d’enregistrement mis en place pour bénéficier du système de santé et le nombre restreint de médecins présents dans le pays, réduisent considérablement l’accès aux soins de santé.

© AFP PHOTOS
© AFP PHOTOS

Notre action en Bulgarie

Prévention des grossesses non désirées

Présent depuis 2004 dans le ghetto de Nadejda, Médecins du Monde gère un centre d’information et d’orientation sur la santé sexuelle et reproductive.

 

Une femme et ses trois enfants dans le ghetto de Nadejda, à Sliven, en Bulgarie © Gaelle Girbes
Une femme et ses trois enfants dans le ghetto de Nadejda, à Sliven, en Bulgarie © Gaelle Girbes
Sliven
Sliven

En 2018

Nous avons :

  • référé 1 406 femmes auprès des gynécologues
  • donné accès à un moyen de contraception à 194 femmes

Les habitants sont sensibilisés à l’importance de la planification familiale et informés de leurs droits aux services publics de santé. La population Rom peut également y trouver gratuitement des moyens de contraception moderne (stérilet, pilule, préservatif).

 

 

Il s’agit par ailleurs de faire sortir les familles du ghetto pour obtenir des consultations de gynécologie et de planning familial en ville. Les habitants d’autres villages pauvres alentours peuvent également accéder à ce centre et bénéficier de conseils et être accompagnés.
Un travail de sensibilisation long et complexe est mené par nos médiateurs en santé dans les ruelles de Nadejda afin de rassurer les femmes, vaincre les réticences et dépasser l’appréhension des rendez-vous médicaux.

 

 

MIGRANTS ET DEPLACES

Combattre et prévenir les violences

Face à la diminution conséquente du nombre de migrants dans le pays depuis 2017, l’association a progressivement transféré ses activités d’appui aux centres de réception à l’Agence nationale pour les réfugiées (State Agency for Refugees) durant le premier semestre 2018.

 

Sofia
Sofia

En 2018

Nous avons

  • effectué 152 consultations en planning familial
  • formé 261 personnes dans des sessions de sensibilisation

En septembre, un projet d’assistance aux femmes et enfants migrants et réfugiés a été lancé à travers 5 pays Européens, dont la Bulgarie. Afin de combattre et prévenir les violences régulièrement rencontrées tout au long des parcours migratoires, Médecins du Monde intervient aujourd’hui en appui aux personnels de santé pour renforcer leurs capacités et ainsi participer à une meilleure identification et intégration dans le système de santé national des personnes migrantes victimes de violence.

 

Dans le camp de Voenna Rampa © Olivier Papegnies
Dans le camp de Voenna Rampa © Olivier Papegnies
Historique
2004
Début de l’intervention dans le ghetto de Nadejda
2009
Action centrée sur l’hygiène, la vaccination et la sexualité.
2013
Ouverture du centre d’information et d’orientation (CIO).
2014
La mairie s’engage à financer les consultations médicales de planification familiale pour les femmes
2016
Lancement du programme d’appui aux migrants dans les centres d'accueil et d'inscription.
2018
Démarrage du programme d’appui à la prise en charge des femmes et enfants migrants victimes de violences

Votre soutien

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110 € pour financer un kit chirurgical d’accouchement

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