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Femmes, Après Coup : Contre toutes les violences, dire et reconstruire

Femmes, Après Coup : Contre toutes les violences, dire et reconstruire

Une installation photographique et sonore à partir des reportages de Lâm Duc Hiên pour dire les violences et témoigner des possibles reconstructions.

FEMMES, APRES COUP est une installation photographique et sonore de Médecins du Monde pour dire les violences et témoigner des possibles reconstructions.

7 témoignages photo et audio de 7 femmes victimes de violences

Recueillis par Lâm Duc Hiên dans 7 pays où MdM intervient : Guatemala, Haïti, Moldavie, Nicaragua, Pakistan, RDC (Goma et Kinshasa) et France.

Les violences - qu’elles soient physiques, psychologiques, économiques ou résultant de pratiques traditionnelles préjudiciables – ne sont plus des abstractions, les visages et les voix ne sont plus ceux de victimes anonymes mais de femmes vivantes. Une parole qui témoigne de leurs parcours et des possibles reconstructions.

  • Informer sur la multiplicité des violences faites aux femmes et sur les solutions possibles

  • Témoigner pour lever un tabou, montrer l’importance de « dire », de dénoncer pour dépasser le statut de « victime »

  • Représenter les conséquences sociales des violences et montrer le caractère essentiel du travail en réseau (médecins, juristes, communautés…)

Les violences liées au genre recouvrent une multiplicité de réalités, selon la nature de l’agression et selon la relation avec l’agresseur (elles peuvent être intrafamiliales, conjugales, mais aussi civiles, communautaires ou même étatiques).

  • Violences physiques et sexuelles : elles entraînent de graves conséquences individuelles, sanitaires, psychologiques et sociales : la victime est souvent mise au ban de la société. Dans les zones de conflit, la violence sexuelle contre les populations civiles est une arme de guerre.

  • Violences morales et psychologiques : actes nuisibles à la santé mentale et affective d’un individu. Un abus de pouvoir et de contrôle sur la personne. Des violences souvent peu visibles lorsque non accompagnées d’agressions physiques.

  • Violences socio-économiques : pratiques et lois discriminatoires limitant l’autonomie financière, les droits civiques, à la santé, à l’éducation ou au travail.

  • Traite des êtres humains en vue d’une exploitation sexuelle, de travail ou de mendicité forcée, de trafic d’organes.

  • Pratiques traditionnelles préjudiciables : pratiques touchant à l’état physique et mental ou à l’intégrité corporelle : crimes

Depuis plusieurs années Médecins du Monde met en oeuvre des actions de prévention et de réponse aux violences subies par les femmes dans 11 pays : Algérie, Égypte, France, Guatemala, Haïti, Liberia, Moldavie, Nicaragua, Pakistan, République démocratique du Congo (Goma et Kinshasa), Soudan. L’objectif est d’améliorer l’accès aux services de santé, la qualité des soins, l’information, mais également de promouvoir la participation effective des femmes aux décisions qui les concernent et le respect absolu de leurs droits.

L’engagement de MdM se fonde sur une réflexion globale visant à prendre en charge les femmes victimes de violences, mais également à sensibiliser, informer et former tous les acteurs concernés et les communautés.La problématique est donc abordée dans sa globalité, en prenant en compte, au-delà du geste médical, le contexte politique, social, économique, culturel et familial.

Les conséquences de la violence étant multiples, Médecins du Monde s’attache à développer une approche pluridisciplinaire. Si la prise en charge médicale et psychologique constitue le coeur de son action sur le terrain, MdM travaille à améliorer l’accès des femmes victimes de violences à une assistance juridique et à des services de réinsertion sociale.

Médecins du Monde travaille en appui et de concert avec un réseau de structures locales partenaires, institutionnelles ou issues de la société civile. L’association cherche ainsi à donner aux populations locales les moyens de s’autonomiser et de lutter elles-mêmes contre les violences faites aux femmes.

Les déterminants socioculturels ont un impact sur les actions, les comportements mais avant tout sur les perceptions de chaque individu. L’importance devant être accordée aux représentations des violences par les populations, les acteurs de la prise en charge, mais également par les victimes elles-mêmes est un véritable enjeu, que l’on retrouve sur la plupart des programmes. Pouvant constituer une entrave à l’identification des victimes de violence, à des services de qualité ou encore à l’application effective desévolutions législatives, les déterminants socioculturels doivent être pris en compte, dès le diagnostic du projet, dans le choix des activités et des modalités de leur mise en oeuvre.

La mise à l’abri les femmes victimes de violences : un nouveau centre d’hébergement a ouvert ses portes en juillet 2007 et la Ville de Paris prévoit l’ouverture de deux autres centres d’hébergement sous cette mandature.

Le soutien aux actions de prévention et d’accompagnement des femmes victimes de violences, menées par une vingtaine d’associations partenaires de la Ville de Paris.

La mise en place d’un accueil et d’un accompagnement social de plus en plus efficace : des sessions annuelles de formation au primo accueil sont organisées en direction des travailleurs sociaux, des agents d’accueil en mairies d’arrondissement, au sein des services sociaux départementaux polyvalents et centres d’action sociale et dans le cadre des Points d’accès aux droits, des PIMMS, des PMI ainsi que les correspondants de nuit de la Ville de Paris.

L’amélioration de la coordination de l’ensemble des intervenants au niveau local, notamment par la mise en place des « réseaux d’aide aux victimes», actuellement présents dans 12 arrondissements parisiens.

L’élaboration d’une démarche pédagogique cohérente, sur le territoire parisien, en direction des jeunes, pour prévenir les violences sexistes, qui a pour vocation d ‘élaborer les modalités d’une action concertée d’éducation à la sexualité et à l’égalité en direction des jeunes notamment dans les établissements scolaires.

La prévention des mariages forcés : des campagnes spécifiques ont été menées en 2005 et en 2008 avec la production et la diffusion d’un guide de prévention des mariages forcés.En novembre 2009, une session de sensibilisation a eu lieu à l’hôtel de Ville en direction des élus sur la prévention des mariages forcés.Trois autres sessions seront organisées au premier semestre 2010 et concerneront les violences conjugales, les violences spécifiques telles que les excisions et les mutilations génitales, et les violences sexistes en direction des filles et des garçons.

La prostitution et la traite des êtres humains :

  • information des riverains et médiation entre riverains/prostituées,

  • aide et accompagnement des personnes prostituées,

  • soutien de projets associatifs pour les victimes de la traite des êtres humains et notamment leur mise à l’abri,

  • formation des personnels de la Ville de Paris.

Et sur l’ensemble du territoire parisien, la prise en compte de la lutte contre les violences faites aux femmes dans le nouveau Contrat Parisien de Sécurité, signé en mars 2009, et sa déclinaison dans les contrats locaux de sécurité des arrondissements.

Etablissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis plus de soixante ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en oeuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français.

Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation des enfants, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique…

En 2009, l’Agence a consacré plus de 6,2 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements concernent notamment la vaccination de 1,8 million d’enfants, l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable de 7,3 millions de personnes et le soutien de 900 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 5 millions de tonnes de CO2 par an.www.afd.fr