MdM défend les ONG du sud au World Humanitarian Summit

MdM défend le role crucial des ONG du sud

Les 23 et 24 mai prochains aura lieu à Istanbul le premier World Humanitarian Summit (WHSinfo-icon), occasion pour les acteurs de la communauté internationale de redéfinir les modes de réponse d’un secteur marqué par des besoins humanitaires sans précédent et de proposer des engagements concrets. Médecins du Monde (MdM) y défendra trois axes clés : le partenariat avec les ONGinfo-icon du Sud, la sanctuarisation des lieux de soins et l’insuffisance des Etats face à la crise migratoire actuelle.

L’alliance avec les ONG du Sud

Pour une pratique humanitaire équilibrée, les acteurs « du Nord » doivent renforcer les capacités de réponse des ONG « du Sud » et celles de la société civile. Depuis plus de 30 ans, Médecins du Monde travaille en coopération avec ces acteurs locaux, principaux concernés par les crises humanitaires et souvent les premiers à y répondre. Ils sont décisifs et incontournables par leur connaissance du contexte. « L’enjeu est de mobiliser tous les acteurs et de travailler avec les ONG du Sud : le sans-frontiérisme s’applique aussi dans notre mode opératoire. Sans une transformation radicale des relations entre ONG, Nations Unies et donateurs, le monde ne pourra faire face aux crises du futur. Le WHS accueille 125 ONG du « Nord » et 375 ONG du « Sud » : il s’agit d’une avancée significative » explique le Docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde.

L’enjeu est de mobiliser tous les acteurs et de travailler avec les ONG du Sud.

MdM soutient les ONG du Sud dans leur demande d’accéder aux financements humanitaires dont seulement 1% leur est aujourd’hui destiné ©Sébastien Duijndam
MdM soutient les ONG du Sud dans leur demande d’accéder aux financements humanitaires dont seulement 1% leur est aujourd’hui destiné ©Sébastien Duijndam

 

La sanctuarisation des lieux de soins et la protection du  binôme soignant/soigné

Les bombardements récents des civils et des structures de soins à Alep ou au Yémen témoignent des risques associés au travail humanitaire. L’accès aux blessés, aux lieux de soins et le déploiement de l’assistance sont de plus en plus entravés. Le sommet humanitaire mondial sera l’occasion de réitérer notre appel pour la protection des structures de santé, du personnel médical et des blessés. « Être acteur humanitaire aujourd’hui est dangereux. La résolution du Conseil de sécurité votée récemment pour la protection des hôpitaux est un premier pas mais il y a urgence à sanctuariser les structures de soins pour que nous puissions travailler en sécurité. Le droit humanitaire international doit être respecté » développe Françoise Sivignon.

Être acteur humanitaire aujourd’hui est dangereux.

L’insuffisance des Etats face à la crise migratoire

En 2016, 125 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire. Le nombre de personnes déplacées et réfugiées, 60 millions, a presque doublé en une décennie. Ce chiffre traduit l’ampleur de la crise migratoire due l’absence de résolutions politiques. Le Sommet humanitaire mondial a lieu en Turquie, qui accueille à ce jour la plus grande population de réfugiés au monde, soit plus de 3 millions de personnes. « La Turquie est un lieu symboliquement fort et l'avenir d'une certaine conception de l'humanitaire s’y joue. L’accord UE-Turquie est révoltant. L’Europe doit fournir une solution politique collective et courageuse pour faire face à l’afflux de migrants » conclut Françoise Sivignon. 
 

Le Sommet Humanitaire mondial est l’opportunité pour nous d’influencer l’humanitaire de demain. De même, les Etats doivent prendre leurs responsabilités. Nous les appelons à aller au-delà  des simples déclarations d’intentions et à s’engager sur des réponses politiques concrètes. 

Pour aller plus loin

Lisez les engagements de Médecins du Monde pour le sommet humanitaire mondial.

Nous soutenir
Nous rejoindre

Je postule en ligne.

S'informer

Je m'inscris à la newsletter.

Global loader