Les femmes ont le droit de décider

Les femmes ont le droit de décider

La santé sexuelle et reproductive est une thématique prioritaire des actions de Médecins du Monde. Elle comprend l’accès au planning familial et la prise en charge des grossesses non désirées. En 2013-2014, Médecins du Monde va appuyer ces deux axes.

 

Médecins du Monde lance une campagne sur le droit des femmes à décider. Décider d’avoir ou non des enfants, de choisir le nombre de leurs enfants et l’espacement des naissances. Cela implique le droit d’avoir le choix de recourir à la contraception pour éviter une grossesse et d’avoir accès à un avortement sans risque et légal, le cas échéant.

Médecins du Monde s’engage sur cette thématique car sur le terrain, les équipes sont régulièrement confrontées aux conséquences des avortements à risque, des graves complications jusqu’aux décès. En répondant en amont, aux besoins de ces femmes, des situations dramatiques pourraient être évitées, tant sur la plan de la santé que sur le plan social.

Education, prise en charge et plaidoyer

La santé sexuelle et reproductive (SSRinfo-icon) comprend l’éducation sexuelle des adolescentes et l’accès au planning familial (PF), la prise en charge des grossesses, de l’accouchement, des soins post partum et néonataux, la prise en charge des complications liées à des avortements à risque et le plaidoyer en faveur du droit des femmes à décider.

Au Niger, les services de PF sont gratuits mais leur mise en œuvre n’est pas totalement effective et la population est méfiante. C’est pourquoi Médecins du Monde a développé un projet avec les leaders communautaires et religieux. Acteurs incontournables, ce sont eux qui portent les messages de promotion du PF. En Uruguay, Médecins du Monde soutient deux associations de défense des droits sexuels et reproductifs qui se sont longtemps battues pour la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse, dans une région marquée par des taux élevés d’avortements à risque.

Des textes peu appliqués

Pour porter son plaidoyer, MdM s’appuie sur des textes fondateurs notamment la conférence internationale sur la population et le développement, du Caire en 1994 dont le programme d’action a été signé par 179 pays. Il dit que la SSRinfo-icon ne se limite pas à la santé maternelle, « (qu’elle) suppose qu’une personne peut mener une vie sexuelle satisfaisante en toute sécurité, qu’elle est capable de procréer et libre de le faire aussi souvent ou aussi peu souvent qu’elle le désire. » La quatrième conférence mondiale sur les femmes en 1995 à Pékin a donné aux femmes les acquis suivants : décider librement et de manière responsable de tous les aspects de la sexualité ; ne subir aucune discrimination, coercition ou violence dans la vie sexuelle ; décider librement du nombre d’enfants souhaité, de l’espacement et du moment de ces naissances et disposer de l’information, de l’éducation et des moyens nécessaires pour le faire.

Mais ces textes ne sont respectés, c’est pourquoi Médecins du Monde portera son plaidoyer jusqu’en septembre 2014, pour la conférence du Caire + 20.

Quelques chiffres

  • 800 femmes meurent chaque jour de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement
  • 1 femme meure toutes les 12 minutes des suites d’un avortement à risque
  • 215 millions de femmes qui préfèreraient différer ou éviter une grossesse n’ont pas accès à une contraception sûre et efficace
  • 42 millions d’avortements sont pratiqués dans le monde, dont 22 millions illégalement
  • 40 % des grossesses étaient non désirées en 2008.

 

Voir le site de Names Not Numbers

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