Une personne gravement malade en voie d’expulsion

David est un usager de drogues par injection depuis plus de 15 ans © Olivier Papegnies

Une personne gravement malade en voie d’expulsion

Les associations de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers alertent les ministères de l’Intérieur et de la Santé : il doivent stopper cette expulsion.

L'ESSENTIEL

Enfermé au centre de rétention du Mesnil-Amelot depuis plus de 20 jours, Monsieur R. souffre de plusieurs pathologies graves.

En Géorgie, il ne pourra pas bénéficier de la prise en charge médicale que nécessite son état de santé.

Jeudi matin (19 février) aux aurores, Monsieur R. a fait une tentative de suicide, et l'expulsion a été interrompue.

Il risque à nouveau d’être expulsé à tout moment.

 

Nos associations demandent la libération immédiate de Monsieur R. afin qu’il puisse rester en France et être soigné.

Ce matin aux aurores, Monsieur R. a fait une tentative de suicide en vue d’éviter une expulsion vers une mort certaine en Géorgie. Après quelques heures passées à l’hôpital, toujours en état de choc, il a été reconduit au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot.

Il risque à nouveau d’être expulsé à tout moment.

Monsieur R. est enfermé au CRA depuis vingt jours, et pourtant il souffre de plusieurs pathologies graves pour lesquelles il ne pourra pas être soigné en Géorgie.

De son côté, le médecin de l’Agence régionale de santé a estimé qu’il pourrait être soigné en Géorgie. Le ministère de la santé géorgien lui-même atteste que l’une des maladies dont souffre Monsieur R. ne peut pas être soignée en Géorgie, faute de traitements disponibles avant 2016.  En totale contradiction avec ses instructions, la ministre de la santé ferme les yeux face à cette incohérence médicale. Le ministre de l’intérieur quant à lui, faisant fi de la détresse de Monsieur R, semble cautionner ce traitement inhumain.

Monsieur R n’est pas un cas isolé, depuis juin 2012 nos associations ont été informées de nombreuses situations similaires dont certaines ont conduit à l’expulsion. La mobilisation associative et citoyenne aura permis d’éviter que certaines de ces personnes ne soient renvoyées vers une mort certaine.

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