Faire un don

Notre histoire

Notre histoire

Les débuts

1979

L’Île de Lumière

En 1978, quelque part en mer de Chine, un bateau vogue à la dérive. À son bord, 2564 réfugiés vietnamiens qu’aucun pays ne veut accueillir. Désespérés, ils lèvent une banderole : “Nous sommes menacés de famine et d’épidémies. Nations unies, sauvez-nous !” Des médecins, parmi lesquels Bernard Kouchner, des intellectuels et des journalistes partent sur un navire-hôpital, L’Île de lumière, pour soigner mais aussi témoigner de la situation des boat-people.

Le 1er février 1980, Médecins du Monde est né. L’association s’est assignée un triple objectif : aller où les autres ne vont pas, témoigner de l’intolérable et travailler bénévolement. Il s’agit avant tout, selon l’un des médecins fondateurs, de “créer une structure prête à parer aux situations d’urgence, dans les délais les plus brefs, ce qui n’est parfois pas possible aux institutions internationales.”

Des réfugiés vietnamiens attendent d'être recueillis le 8 juillet 1979 en mer de Chine, à bord du navire-hôpital français "L'Ile de Lumière" © François Grangie
Des réfugiés vietnamiens attendent d'être recueillis le 8 juillet 1979 en mer de Chine, à bord du navire-hôpital français "L'Ile de Lumière" © François Grangie

1980

L’Afghanistan

 

Décembre 1979, les troupes soviétiques envahissent l’Afghanistan. Le pays, déjà naturellement défavorisé et éprouvé par des famines successives, est maintenant confronté à la guerre. L’état sanitaire devient rapidement critique : pas de médecins, pas d’hôpitaux, des blessés de guerre laissés à l’abandon. Médecins du Monde décide d’intervenir clandestinement en 1980. C’est le début d’une longue aventure où plus de cent médecins se sont relayés organisant des campagnes de vaccination, formant le personnel infirmier local et participant à la réorganisation scolaire et agricole. 

1981

Le Salvador

 

Été 1980. Au Salvador, la situation est de plus en plus grave. L’armée ratisse et quadrille, la guérilla rend coup pour coup. Les paysans fuient les massacres. Pour venir en aide à ces réfugiés de l’intérieur, Médecins du Monde organise “un avion pour le Salvador” chargé de vivres, de médicaments et de vêtements, et installe un camp de réfugiés : Béthania.

 

1984

Les Yanomamis du Brésil

Dans les années 1980, l’équilibre des sociétés indigènes qui peuplent la forêt amazonienne est bouleversé par le début d’une déforestation galopante, l’intrusion des colons et des chercheurs d’or. Les contacts sont violents, les femmes sont enlevées et violées, les maladies sexuellement transmissibles se propagent… Des prêtres catholiques en mission découvrent une quarantaine de cadavres d’Indiens flottant sur le fleuve, et sollicitent Médecins du Monde pour intervenir en territoire Yanomami. Sur la base d’un diagnostic inquiétant - malnutrition infantile, tuberculose, infections sexuelles, rougeole, paludisme - un dispensaire est construit sur le territoire des Yanomamis, avec une base arrière à Boa Vista, la grande ville du nord du Brésil. 

Une campagne de vaccination contre la rougeole est immédiatement organisée, et les malades atteints de tuberculose sont évacués et traités dans les centres spécialisés. L’association est expulsée du pays en 1985, et à notre retour en 1990, la situation sanitaire et écologique s’est aggravée. Après d’âpres négociations avec les instances brésiliennes, un plan médical d’urgence est finalement mis en place : grâce à cela, 10 ans plus tard, l’épidémie de tuberculose est enrayée, l’incidence du paludisme réduite, la rougeole éradiquée et les enfants ont repris un poids normal.

© DR
© DR

1986

L’Afrique du Sud

Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, il existe certes une médecine de très grande qualité, mais pas partout, et pas pour tous. Le combat contre ce régime s’inscrit à part entière dans la lutte pour les droits de l’homme. Fondé pour “soigner et témoigner”, Médecins du Monde intervient donc dans le pays à partir de 1985, aux côtés des populations les plus opprimées, dans les townships comme dans les zones rurales les plus reculées. Les médecins proposent, tout en soignant, des formations, la mise en place de structures de laboratoires, d’eau courante et d’électricité dans les dispensaires.

En 1987 - 1988, année la plus terrible, 30 000 prisonniers politiques sont enfermés et soumis à la torture. Alors que personne n’a accès aux geôles, Médecins du Monde, avec la complicité d’une association locale de médecins anti-apartheid, donne des consultations aux prisonniers dans un local secret, à leur sortie. Lorsque Mandela est libéré en 1990, nous commençons à former des agents de santé, avant que le nouveau pouvoir ne reprenne les choses en main pour créer un système de santé équitable pour les Noirs comme pour les Blancs.

1988

Le Cambodge

 

En 1988, près de 10 ans après la chute de Pol Pot et de son régime imbécile et meurtrier, le Cambodge s’ouvre enfin à l’aide internationale. C’est à l’hôpital Calmette, ancien hôpital français de Phnom Penh, que Médecins du Monde prendra sa part à l’entreprise de reconstruction du pays. Laissé à l’abandon, ce lieu médical prestigieux sera réhabilité et rééquipé, et une centaine de médecins de Médecins du Monde participera à l’ambitieux programme de formation destiné à la création de la nouvelle école de médecine khmère. C’est également ici que le Dr Foussadier, venu pour participer à la réhabilitation de l’hôpital, a lancé dès 1989 l’Opération Sourire.

 

 

Opération Sourire, au Cambodge © Catherine Henriette

 

1990

La Charte de Cracovie

 

Le 31 mars 1990, avec des médecins réunis à Cracovie, Médecins du Monde contribue à l’adoption d’une charte européenne de l’action humanitaire selon laquelle "le principe de non-ingérence s’arrête à l’endroit précis où naît le risque de non-assistance".

Missions France

Quelques années avant la chute du mur de Berlin, Médecins du Monde s’est tourné vers l’exclusion à ses portes en ouvrant en 1986 à Paris son premier centre d’accueil et de soins. Pour la première fois, le postulat principal de l’humanitaire, celui de l’altérité, de l’ailleurs, du lointain, est remis en cause. Le regard n’est plus exotique mais introspectif. Jusqu’alors essentiellement tiers-mondiste et se réclamant du “sans-frontiérisme”, nous sommes depuis constamment aux avant-postes des combats pour la prise en charge des plus démunis ici, au coin de notre rue.

En 1986 est mise en place la première structure mobile de la mission France : un camion parcourt Paris et distribue des médicaments. Quelques mois plus tard, le premier dispensaire fixe ouvre à Paris, rue du Jura. Dès l’année suivante, des centres ouvrent leurs portes à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Le Havre… Avec ces premiers Caso, Médecins du Monde créait de véritables observatoires de la précarité en France, à même d’identifier les nouvelles formes d’exclusion et d’y apporter les réponses appropriées.

 

En 1991, nous passons le périphérique pour installer une première "mission banlieue" à Gennevilliers, avant d’étendre notre action à Colombes, Saint-Denis et La Plaine-Saint-Denis. Enfin, en 1993, une mission SDF est mise en place, avec des permanences nocturnes et l’organisation de maraudes permettant d’aller à la rencontre des personnes vivant dans la rue ou dans des abris de fortune. Nous assurons des veilles et des consultations médico-sociales dans la rue et dans les centres d’hébergement d’urgence, et témoignons des conséquences néfastes du non ou mal-logement sur la santé.

La Chute du Mur

L’ère qui s’ouvre suite à la chute du mur de Berlin inaugure une nouvelle configuration des relations internationales. Les conflits ont évolué. Les guerres d’extermination se multiplient. Le paysage humanitaire se complexifie : présence d’autres groupes que les armées régulières, interventions des États et de l’ONUinfo-icon se réclamant de l’humanitaire, manipulations par les uns, agressions par les autres... Les populations civiles sont devenues les premières victimes des nouveaux conflits, de plus en plus souvent prises en otage, assassinées et déplacées. 

Recevant des fonds au gré de considérations géostratégiques ou économiques, les ONGinfo-icon, de plus en plus nombreuses, sont instrumentalisées, tout comme les médias qui couvrent très largement des opérations “humanitaires d’Etat” et se font à la fois le relais des questions politiques et des opinions publiques. Au cœur de la problématique des droits de l’homme et du droit humanitaire international, enraciné dans l’idée du devoir d’ingérence, Médecins du Monde initiera la prise en charge de la santé mentale dans les conflits et participera à la lutte contre l’impunité.

1989

Bucarest

 

Médecins du Monde est la première association humanitaire à entrer en Roumanie, en décembre 1989, le lendemain de la fuite de Ceaucescu. L’équipe chirurgico-médicale qui pénètre à Bucarest le 22 décembre y découvre des orphelinats, véritables mouroirs où sont entassés les enfants, pour la plupart infectés par le VIHinfo-icon. Nous envoyons des milliers de tests de dépistage et de confirmation, de seringues et d’aiguilles stériles, ainsi que des médicaments pédiatriques pour lutter contre les maladies opportunistes. Des missions effectuées par des psychiatres révèlent la situation dramatique des enfants dits “irrécupérables”, maltraités, violentés et rendus débiles faute de soins.

 

 

1992

La Somalie

 

En 1992, la Somalie, en état de guerre généralisée depuis de longues années, subit une famine sans précédent. Le pays est le terrain d’expérimentation du “nouvel ordre mondial” du président américain George Bush. Cette opération, caricature d’une opération humanitaire, constitue un cas d’école pour la question de “rester ou partir”, l’illustration d’un humanitaire rançonné, soutenant malgré lui l’effort de guerre. A cause des conditions de sécurité sur le terrain, les ONGinfo-icon, qui ont des difficultés à accéder aux populations, ont dû s’entourer de gardes armés. Médecins du Monde tente de rester malgré tout : nous sommes intervenus quand il y avait urgence, nous devons accompagner la convalescence d’un pays qui s’écroulera si on laisse libre cours aux forces qui le déchirent. Nous devrons malgré tout quitter le terrain quelques mois plus tard, par sécurité. Des équipes reviendront dès 1993, mais la question persiste, rester ou partir, ne pas imposer une présence non désirée ou inutile.

La Somalie illustrera ce qu’est la force lorsqu’elle oublie le droit : une criminelle injustice.

1993

Sarajevo

 

A partir de 1991, la Yougoslavie, à feu et à sang, se disloque. Médecins du Monde intervient en Croatie et en Bosnie dès la première année des guerres d’indépendance : l’association fait parvenir des médicaments aux villes assiégées et aux premiers réfugiés. Elle organise le premier convoi international qui ouvre, le 10 juin 1992, la route de Sarajevo, deux mois après le début du siège de la ville. Face à la brutalité systématique de la purification ethnique, une campagne est organisée en décembre de la même année pour dénoncer les camps de détention serbes et les crimes contre l’humanité.

Nos actions en Bosnie dureront 6 ans, passant des programmes d’urgence à des programmes mère-enfant ou santé mentale dès 1993-1994. En 1995, nous publions un recueil de témoignages sur la purification ethnique qui sera remis au tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie : cette contribution placera Médecins du Monde au coeur de la lutte contre l’impunité.

1994

Le Rwanda

 

Le drame rwandais a jeté un éclairage cru sur ce siècle où les États sont devenus les meurtriers de leurs propres citoyens. Soigner reste le premier mandat de Médecins du Monde, mais analyser, comprendre et dénoncer les causes du mal relèvent au Rwanda plus qu’ailleurs de notre mission. Alors que les massacres font rage, les ONGinfo-icon présentes sur le terrain de cette tragédie sont rares. Médecins du Monde se porte immédiatement au secours des victimes du génocide : une équipe médicale de chirurgie d’urgence arrive au Rwanda quelques jours après le début des massacres.

Dès que la situation se rétablit, en juillet, des missions de post-urgence prennent le relais dans les dispensaires ruraux, pour les réhabiliter, les équiper et fournir des médicaments. Une action s’organise aussi rapidement pour soutenir les enfants laissés orphelins par la mort ou la disparition de leurs parents, avec une importante dimension de santé mentale. Enfin, à partir de 1996, nos équipes viennent renforcer les structures de santé débordées par le retour massif des réfugiés.

Les souffrances psychologiques liées au génocide restent prégnantes dans la société rwandaise.

1995

La Tchétchénie 

 

Le 11 décembre 1994, les troupes russes entrent en Tchétchénie. Médecins du Monde prend très vite en charge les 6 camps dans lesquels la population se réfugie, en Ingouchie voisine et en Tchétchénie. Un volet santé mentale viendra dès 1996 compléter l’offre de soins de base proposée par l’association pour soigner les troubles post-traumatiques de la population, et plus particulièrement les enfants. Quand, en 1999, l’armée russe envahit à nouveau le pays, Médecins du Monde est la seule ONGinfo-icon présente sur place. Si l’équipe de Grozny est contrainte d’évacuer la ville, nous restons actifs auprès des 250 000 Tchétchènes réfugiés en Ingouchie. Alors que la communauté internationale a renoncé à réagir face aux atrocités commises par les troupes russes, nous engageons une campagne de mobilisation pour recueillir des témoignages attestant de violations de droits de l’homme à grande échelle.

1999

Le Kosovo 

 

Médecins du Monde doit quitter le Kosovo lorsque l’OTANinfo-icon décide de bombarder le pays. Nous nous installons aux frontières, en Macédoine, en Albanie et au Monténégro, pour prendre en charge les réfugiés. Nous rentrerons dans le pays avec les Kosovars, dès que cela sera possible, pour soigner les victimes restées sur place. La position de Médecins du Monde est claire : les frappes aériennes ne suffisent pas à protéger les populations civiles ; seule une action de proximité, dictée par le devoir d’ingérence, permet d’assurer leur sécurité.

Le sida et la RDR

Dans la brèche ouverte par la mission France en 1986, de multiples problématiques posées par les nouvelles formes de pauvreté, d’exclusion et de vulnérabilité vont se développer, notamment autour de la notion de réduction des risques. Destinée à limiter les risques de contamination par les virus du sida et des hépatites chez les injecteurs de drogues, la politique de réduction des risques met progressivement en place toute une structure de prévention, de soins mais aussi de réinsertion au service notamment des usagers de drogues.

Ainsi, en 1987, nous créons à Paris le premier centre de dépistage anonyme et gratuit du VIHinfo-icon puis de l’hépatite C, et en 1989, le premier programme d’échange de seringues. C’est seulement en 1995 que ce programme sortira de l’illégalité, grâce à la publication d’une circulaire ministérielle. De même, les centres de dépistage seront finalement intégralement repris par l’Etat à travers des structures publiques. En 1992, Médecins du Monde élabore également le premier kit de prévention pour usagers de drogue par voie intraveineuse. Composé de 2 seringues, d’eau stérile, d’un préservatif et d’un message de prévention, il sera par la suite imité et l’association cèdera gracieusement la licence au ministère de la Santé. A partir de 1994, nous proposons des traitements à la méthadone, dans nos centres puis dans un bus, mobile, pour aller à la rencontre des usagers marginalisés là où ils se trouvent, dans la rue. A cette époque, les traitements de substitution à l’héroïne sont, en France, réservés aux toxicomanes les mieux insérés.

D’autres programmes de réduction des risques verront rapidement le jour ailleurs en France et partout dans le monde, à commencer par la Birmanie dès 1996 et Saint-Petersbourg en 1997. Le premier “café condom” ouvre en 1996 au Vietnam. Alors que l’épidémie du sida fait rage, des programmes novateurs et pilotes voient le jour en Afrique : des actions de prévention en zone rurale, en Ouganda et en Tanzanie, démontrent qu’il est possible de proposer des soins à des malades du sida dans des conditions précaires. En 2001, les toxicomanes comme les personnes se prostituant sont reconnus par l’ONUinfo-icon comme des populations à risques pour le VIHinfo-icon. Conscients que le seul geste médical ne peut répondre aux besoins des populations rencontrées, nous enrichissons nos équipes médicales de psychologues, d’assistants sociaux, parfois de juristes. Nous proposons des formations pratiques, notamment à l’injection (programme ERLI), analysons la qualité des produits consommés, intervenons dans la rue, tant auprès des usagers de drogue que des travailleurs du sexe ou des homosexuels.

Les urgences

En 1996, Médecins du Monde se dote d’une “cellule urgence” pour augmenter sa réactivité face aux situations de crise tout en formalisant une méthodologie. Dès 1998, cette organe de réflexion et de proposition est renforcé par la création d’un “desk urgence”, structure opérationnelle disposant de moyens humains et financiers  à la hauteur des ambitions stratégiques de l’association et de son souci d’efficacité et de professionnalisation. Cela permet de réagir très rapidement aux drames qui touchent les populations civiles, qu’il s’agisse de conflits ou de catastrophes naturelles.

2000

Gaza

 

Le 28 septembre 2000, la visite d’Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées déclenche la seconde Intifada. Présent en Palestine depuis 1995, Médecins du Monde réagit immédiatement en envoyant des équipes et du matériel médico-chirurgical dans les hôpitaux de Gaza et de Cisjordannie pour assister le personnel local dans la prise en charge des blessés. Puis, constatant l’enlisement du conflit, nous avons redessiné les contours de notre présence sur place, à mi-chemin entre urgence et long terme.

2005

Le tsunami

 

240 000 personnes sont mortes ou disparues suite au tsunami qui dévaste l’Indonésie le 26 décembre 2004. Médecins du Monde intervient  pour rétablir l’accès aux soins de santé primaire, reconstruire les postes de santé détruits et assurer une veille épidémiologique - autant d’actions facilement et rapidement mises en place grâce à une structure efficace et réactive.

Un homme au milieu des décombres provoqués par le tsunami ©DR
Un homme au milieu des décombres provoqués par le tsunami ©DR

2010

Haïti

Le 12 janvier 2010, Haïti est secouée par un violent séisme qui fait 250 000 morts, 300 000 blessés et 1,3 million de sans-abri. Deux jours plus tard, Médecins du Monde est sur place avec des équipes chirurgicales et des cliniques mobiles de premiers soins. Quelques mois plus tard, des cliniques fixes sont installées à Port-au-Prince et une collaboration avec le ministère de la Santé est mise en place, avant que la propagation de l’épidémie de choléra qui surgit en octobre n’appelle une nouvelle réaction d’urgence.

2011

La crise syrienne

 

Depuis 2011, la Syrie se consume dans une interminable guerre qui essaime en Irak et jette toujours plus de civils sur les routes. Selon les chiffres du HCRinfo-icon, près de 13 millions de Syriens ont besoin d’une aide humanitaire. La violence, la peur, la destruction des infrastructures et des moyens de subsistance alimentent un exode à grande échelle à l’intérieur de la Syrie et vers les pays voisins. Ainsi, 6,6 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, alors que 4,3 millions sont réfugiés à l’extérieur de la Syrie.

Attaques aériennes sur les hôpitaux, violence contre les professionnels de santé et problèmes d’approvisionnement concourent à l’effondrement du système de santé syrien. Médecins du Monde poursuit son action pour le maintien de l’accès au soin et apporte un soutien constant aux médecins syriens qui aident les blessés et les malades dans tout le pays.

Un homme porte sa fille blessée dans un hôpital d'Alep. © AFP Photos
Un homme porte sa fille blessée dans un hôpital d'Alep. © AFP Photos

2013

Le typhon aux Philippines

 

En novembre 2013, lorsque le typhon Haiyan frappe l’archipel des Philippines, Médecins du Monde est déjà sur place, développant un programme de réduction des risques sanitaires et environnementaux liés au recyclage des déchets électroniques. Notre présence à Manille nous permet de réagir rapidement et d’apporter une assistance médicale d’urgence aux victimes : plus de 3 millions de personnes ont été déplacées, et les structures de santé sont dévastées.

2014

L’épidémie d’Ebolainfo-icon

 

Pour faire face à l’épidémie de virus Ebolainfo-icon qui sévit en Afrique de l’Ouest en 2014, Médecins du Monde est intervenu dans 8 pays touchés ou frontaliers de l’épidémie : le Liberia, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Sierra Leone, le Burkina Faso, le Bénin et la République démocratique du Congo. Nous tentons de répondre au double défi que pose Ebolainfo-icon : celui de la prévention, pour éviter la propagation d’une épidémie ravageuse, et celui du soutien aux systèmes de santé, déjà fragiles, pour les aider à faire face à l’épidémie tout en continuant à soigner la population.

2015

Népal

 

Le 25 avril 2015, un violent tremblement de terre – d’une magnitude de 7,8 – frappait le Népal, suivi par un second le 12 mai. Les deux séismes et leurs nombreuses répliques ont provoqué des glissements de terrain et des effondrements d’immeubles. Les bilans font état de 8 000 morts et plus de 16 000 blessés.

Présent dans ce pays himalayen depuis 2007, Médecins du Monde est intervenu en urgence pour apporter une aide médicale, matérielle et humaine aux victimes. Plusieurs équipes composées de médecins, infirmiers, sages-femmes et logisticiens se sont rendues sur place avec 15 tonnes de matériel (kits chirurgicaux, kits de catastrophe naturelles, etc.), malgré des conditions d’intervention très compliquées.

© Olivier Papegnies
© Olivier Papegnies

LA CRISE MIGRATOIRE

Médecins du Monde intervient depuis près de 30 ans auprès des migrants, que ce soit sur des programmes en France - avec les CASO - ou à l’international.

Depuis presque 2 ans, l’Europe est confrontée à une crise migratoire sans précédent, qui est une véritable « crise de l’accueil et de la solidarité ».  En 2015, le nombre de réfugiés essayant de rejoindre notre continent a fortement augmenté, particulièrement par la Grèce, où 800 000 d’entre eux sont arrivées dans l’année. Plus de 3 770 personnes sont quant à elles décédées en tentant de gagner l’Europe par la mer.

Aujourd’hui, face aux réponses essentiellement sécuritaires et répressives des gouvernements, les parcours migratoires se modifient sans cesse, exposant toujours plus les exilés au danger et à l'exploitation. 

Deux axes principaux d’intervention se dessinent pour les années à venir. L’accès aux soins, qui reste notre cœur de métier avec la priorité mise sur l'accès des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Et le plaidoyer, par la demande de voies d'accès sûres et légales en Europe et la dénonciation des politiques migratoires répressives.

Une bénévole soigne un enfant dans le camps de Idomeni en Grèce © Guillaume Pinon
Une bénévole soigne un enfant dans le camps de Idomeni en Grèce © Guillaume Pinon
1980
1er février - Création de Médecins du Monde
1980
Afghanistan
1981
Salvador
1981
Pologne
1984
Brésil
1986
Afrique du Sud
1988
Arménie
1988
Cambodge
1990
Charte de Cracovie
1986
Création des Missions France
1989
Roumanie
1990
Kurdistan
1992
Somalie
1993
Bosnie
1994
Rwanda
1995
Tchétchénie
1996
Zaïre
1999
Kosovo
1987
1er centre de dépistage anonyme et gratuit du VIH à Paris

Votre soutien

Nous rejoindre

Je postule en ligne.

S'informer

Je m'inscris à la newsletter.

Aller plus loin