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Suite au séisme et au tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars 2011 MdM mène un programme de soins de santé primaires et psychologiques dans la ville d’Otsuchi


Suite au séisme et au tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars 2011, Médecins du Monde a étudié dès les premiers jours les modalités d’action et les zones d’intervention permettant à l’association de venir en aide aux habitants des zones sinistrées. Médecins du Monde lance un programme de soins de santé primaires et psychologiques dans la ville d’Otsuchi, située dans la préfecture d'Iwate, au nord-est du pays.

http://www.mdm.or.jp/

MdM développe un programme de soins de santé et de prise en charge psychologique dans le nord-est du pays
© Médecins du Monde Japon


Suite au séisme et au tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars dernier, Médecins du Monde lance un programme de soins de santé primaires et psychologiques dans la ville d'Otsuchi, située dans la préfecture d'Iwate, au nord-est du pays.




Consultations médicales et psychologiques

Otsutchi, préfecture de Iwate


LES ACTIVITÉS

MdM s’attache à soutenir le système de santé de la région d’Iwate dans le Nord-est, sous la supervision du centre de santé psychologique et sociale de la Préfecture d’Iwate.

A Otsuchi, une ville de la région, MdM assure des consultations médicales et psychologiques dans 16 abris regroupant 1155 réfugiés et dans des maisons individuelles. MdM intervient à travers une équipe composée d'un coordinateur médical, de deux psychiatres et de deux infirmières.


TEMOIGNAGE

Une journée à Otsuchi,


« Nous sommes dans l’un des 20 abris de la ville d’Otsuchi dans lesquels Médecins du Monde effectue des consultations psychologiques auprès des rescapés.

J’avais vu de nombreuses photos de ces abris, pourtant cela a été un choc de voir la promiscuité et le manque d’intimité dans lesquels ces personnes doivent vivre depuis le 11 mars : Ni mur, ni cloison entre les familles, un minuscule espace d’à peine 4m2 pour chacune d’elles, un nombre limité d’objets personnels… Des pancartes indiquant « Femmes et enfants, n’allez pas aux toilettes seuls »...La détresse de ces personnes qui ont tout perdu, maison, travail, affaires personnelles, papiers administratifs et parfois proches et amis, obligées de vivre pendant des jours, des semaines, des mois dans ces abris. Pourtant, peu de gens se plaignent. Beaucoup disent qu’ils se sont habitués à cette vie. Il n’ont sans doute pas eu le choix...

Mais alors que beaucoup d’organisations restreignent leurs activités, voire quittent la ville suite à la diminution du nombre de personnes vivant dans les abris, les survivants vont devoir faire face à un nouveau sentiment de solitude et d’abandon.

C’est là que le travail effectué par Médecins du Monde va être le plus efficace, et c’est pourquoi nous devons travailler sur le long terme pour apporter une aide psychologique à ceux qui ont survécu au séisme et au tsunami.


Car à Otsuchi, 1 700 personnes sont mortes ou portées disparues. Les listes de personnes décédées sont accrochées à des tableaux installés sur les places publiques. D’autres tableaux sont laissés pour pouvoir y déposer des messages : « Recherche ma grand-mère… », « Quelqu’un aurait-il des nouvelles de la famille Suzuki ?... »

Peu de gens ont été physiquement blessés. S’ils ont été touchés par le tsunami, ils sont le plus souvent morts. Aujourd’hui, les plus profondes cicatrices des survivants sont donc psychologiques."


Prune Helfter, Directrice de MdM Japon