Programmes d’urgence dans les provinces du Kasaï, du Sud et du Nord-Kivu puis de Province Orientale. Fermeture en 1998.
République Démocratique du Congo
© Luc Valigny
de personnes ont besoin d’aide humanitaire.
de déplacés internes.
millions de personnes nécessitent une assistance sanitaire vitale dont 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans
Face aux urgences, Médecins du Monde mène divers programmes d’aide humanitaire. Découvrez nos actions en République démocratique du Congo ci-dessous.
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URGENCE EBOLA
Mardi 16 mai, le dernier bilan du ministère de la Santé congolais faisait état de 136 morts et 543 cas suspects dans le pays, poussant ainsi l’OMS à décréter une « urgence de santé publique de portée internationale », son deuxième niveau d’alerte le plus élevé. Présente dans le Nord Kivu à Goma et Mweso, Médecins du Monde adapte ses activités dans la zone et travaille à protéger ses équipes et les populations qu’elle traite.
URGENCE EBOLA
Mardi 16 mai, le dernier bilan du ministère de la Santé congolais faisait état de 136 morts et 543 cas suspects dans le pays, poussant ainsi l’OMS à décréter une « urgence de santé publique de portée internationale », son deuxième niveau d’alerte le plus élevé. Présente dans le Nord Kivu à Goma et Mweso, Médecins du Monde adapte ses activités dans la zone et travaille à protéger ses équipes et les populations qu’elle traite.
LA SITUATION HUMANITAIRE EN RDC
La République démocratique du Congo (RDC) connaît l’une des crises humanitaires les plus complexes et longues au monde. Cette crise prend différentes formes et les besoins humanitaires sont criants. Mouvements de population, insécurité alimentaire, épidémies et problématiques sécuritaires sont les éléments les plus préoccupants.
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UNE MALNUTRITION ALARMANTE
En RDC, l’insécurité alimentaire critique touche plus de 26,6 millions de personnes, dont 3,9 millions en situation d’urgence alimentaire.
Les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables. On estime qu’en 2026, 5,2 millions d’entre eux souffriront de malnutrition aiguë, dont 1,7 million sous forme sévère. La malnutrition chronique, aggravée par l’insécurité alimentaire et l’accès limité aux soins, touche près d’un enfant sur deux dans certaines zones du pays.
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UN SYSTÈME DE SANTÉ DÉFAILLANT
En RDC, le système de santé demeure extrêmement fragile et soumis à de fortes contraintes structurelles. Selon une évaluation menée en septembre 2025 par le Comité international de la Croix-Rouge, 85 % des structures connaissent des ruptures de stocks de médicaments et près de 40 % ont subi une fuite du personnel de santé. Ces dysfonctionnements entravent l’accès aux soins des populations vulnérables notamment en matière de soins primaires et d’urgence.
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DES ÉPIDÉMIES RÉCURRENTES
La RDC est confrontée à des épidémies régulières, favorisées par la fragilité du système de santé, les déplacements de populations, l’accès limité à l’eau potable et les catastrophes naturelles comme les inondations.
Le choléra reste l’une des principales menaces sanitaires : plus de 71 900 cas suspects et 2 044 décès ont été enregistrés en 2025, soit une hausse d’environ 125 % par rapport à 2024. 23 provinces sont touchées, notamment dans l’Est du pays, où les déplacements de population et l’accès limité à l’eau potable favorisent la propagation. La rougeole continue également de sévir avec plus de 87 000 cas et environ 1 230 décès en 2025, malgré les campagnes de vaccination, dont la couverture reste insuffisante dans plusieurs zones. Par ailleurs, les épidémies de Mpox ont touché 25 provinces en 2025 avec plus de 93 000 cas suspects et 21 000 cas confirmés, faisant de la RDC le pays le plus touché au monde par cette infection virale.
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UN ACCÈS AUX DROITS ET À LA SANTÉ SEXUELS ET REPRODUCTIFS QUASI INEXISTANT
En 2026, 5,2 millions de personnes sont exposées à des risques de violences basées sur le genre en RDC. 37 % des femmes de 15 à 49 ans déclarent avoir subi des violences physiques et 15 % des violences sexuelles. Dans 82 % des cas, les auteurs des violences sont les maris ou conjoints. Moins de 1 % des survivantes déposent plainte, illustrant l’ampleur des barrières sociales, institutionnelles et judiciaires.
Au-delà des violences physiques ou sexuelles, les violences du quotidien touchent largement les femmes et filles qui, confrontées aux inégalités de genre, aux barrières socio-économiques et aux stéréotypes ancrés dans la société, ont peu accès à l’éducation, à l’information et à des services de santé adaptés à leurs besoins. On estime ainsi que près de 80 % des femmes mariées ou en union n’utilisent aucun moyen de contraception. Les barrières sont notamment liées aux normes sociales, aux risques de stigmatisation ou encore à la faible disponibilité des stocks.
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L’IMPACT DE L’ENVIRONNEMENT SUR LA SANTÉ
En 2025, des pluies diluviennes ont ravagé Kinshasa ou la province du Tanganyika à l’Est avec le débordement du lac, entraînant d’importants glissements de terrain, la destruction d’habitation et de services essentiels (écoles et centres de santé), endommageant les récoltes et participant à la propagation des épidémies. On compte en 2025 plus de 865 000 personnes affectées par les inondations à travers le pays.
En parallèle, l’utilisation massive de pesticides et fongicides a un impact direct sur la santé de producteurs maraîchers et des consommateurs. Utilisés sans équipements de protection individuelle adaptés, ils présentent de forts risques sanitaires, méconnus des travailleurs comme de la population environnante, tels que la fatigue chronique, les douleurs au dos, les infections cardiaques et respiratoires, les cancers, etc.
© Olivier Papegnies
L’ACTION DE MÉDECINS DU MONDE EN RDC
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RENFORCER LE SYSTÈME DE SANTÉ EN CONTEXTE D’URGENCE
Médecins du Monde, présente dans la province du Tanganyika depuis mai 2019 et dans la province du Nord-Kivu depuis janvier 2025, permet l’accès gratuit à des soins nutritionnels dans 22 structures de santé, la prise en charge du paludisme, de la malnutrition aiguë sévère pour les enfants de moins de 5 ans, des consultations de santé sexuelle et reproductive, la prise en charge médicale et psychosociale des victimes de violences liées au genre et des urgences vitales. Ainsi, en 2025, les équipes de Médecins du Monde ont effectué 54 763 consultations curatives.
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RÉPONDRE AUX BESOINS NUTRITIONNELS
Médecins du Monde est mobilisée pour détecter, avec les relais communautaires et les personnels de santé, la malnutrition aiguë sévère parmi les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes et allaitantes. En 2025, l’association a pris en charge 2 477 enfants en situation de malnutrition aiguë sévère. Les cas confirmés bénéficient d’une prise en charge médicale adaptée dans les centres de santé soutenus par Médecins du Monde. Des démonstrations culinaires et des sensibilisations sur l’alimentation du nourrisson et des jeunes enfants sont proposées dans les communautés du Tanganyika.
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RÉPONDRE AUX ÉPIDÉMIES
Dans les provinces du Nord–Kivu et du Tanganyika, qui font face à des épidémies récurrentes de choléra, rougeole et Mpox, Médecins du Monde intervient afin d’assurer ou d’améliorer les conditions de prise en charge des patients, de renforcer les compétences des professionnels de santé sur l’identification, la prise en charge et le référencement des cas suspects, d’apporter un appui aux structures de santé, de sensibiliser les populations sur cette maladie et de partager les gestes barrières et enfin d’organiser une surveillance épidémiologique dans les communautés. Ainsi, en 2025, 134 cas de choléra et 96 cas de Mpox ont été pris en charge.
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DONNER ACCÈS AUX JEUNES AUX DROITS ET À LA SANTÉ SEXUELS ET REPRODUCTIFS
Présente depuis plus de dix ans à Kinshasa, Médecins du Monde informe et sensibilise les jeunes et adolescents sur leurs droits et leur santé sexuelle et reproductive, renforce les liens entre les personnels de santé, les jeunes, leurs familles et les leaders communautaires et religieux, et propose des services de santé adaptés et de qualité.
Ainsi, en 2025, 11 440 consultations en droits et santé sexuels et reproductifs ont pu être assurées, 7 281 filles et femmes qui utilisaient pour la première fois une méthode de contraception accompagnées, 1 635 femmes et jeunes filles soutenues dans le cadre d’un avortement sécurisé.
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RÉDUIRE L’IMPACT DES ACTIVITÉS POLLUANTES SUR LA SANTÉ
En 2025, Médecins du Monde a réhabilité et équipé 3 centres de santé situés à proximité des sites de maraîchage dans les zones fortement urbanisées autour de Kinshasa, formé 28 prestataires de soins sur la prise en charge et la prévention de maladies professionnelles dans le secteur agricole, et réalisé 2 355 consultations médicales pour les maraîchers et leurs proches.
Les équipes de Médecins du Monde soutiennent par ailleurs la structuration d’associations de maraîchers et les forment à la promotion de l’agroécologie auprès de leurs pairs, favorisent l’accès à la vaccination contre le tétanos pour les personnes concernées et accompagnent les leaders des groupements maraîchers dans la conduite d’actions de plaidoyer afin de réguler l’utilisation de pesticides nocifs.
Kinshasa : Des pesticides qui rendent malades
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364 178
bénéficiaires.
bénéficiaires.
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1994
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1999
Ouverture d’un programme destiné aux enfants des rues à Kinshasa.
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2002
Ouverture, dans la région du lac Tanganyika, d’un programme d’accès aux soins et de prise en charge du choléra. Fermeture en 2011.
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2003
Ouverture d’un programme de lutte contre le sida à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Fermeture en 2015.
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2008
Ouverture d’un programme de santé mentale liée aux violences liées au genre au Nord-Kivu. Fermeture en 2013.
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2014
Ouverture d’un programme de santé sexuelle et reproductive spécifique pour les adolescents de Kinshasa.
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2016
Ouverture d’un programme de renforcement de la prévention, du dépistage et de la prise en charge du VIH chez les jeunes.
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2018
Fin du projet de prévention, de dépistage et de prise en charge VIH chez les jeunes.
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2019
Démarrage de la 2e phase du programme SSR pour les adolescents de Kinshasa en mai.
Ouverture du projet de renforcement du système de santé pour les victimes du conflit dans la province du Tanganyika, avec MdM Belgique.
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2021
Démarrage de notre projet d’appui à la santé materno-infantile de deux zones périurbaines de Kinshasa.
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2022
Démarrage du programme Santé & Environnement avec le projet Promotion des droits et amélioration de la santé des maraîchères et des consommateurs et consommatrices dans la ville et province de Kinshasa.
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2023
Démarrage d’un programme nutrition financé par l’Aide Alimentaire Programmée (Action Humanitaire France) dans le Tanganyika.
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2024
Déploiement d’une réponse rapide d’urgence aux inondations à Kinshasa.
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2025
Réouverture du programme d’urgence au Nord-Kivu après la prise de Goma par le M23. Déploiement de réponses rapides mouvement de populations et épidémies dans le Tanganyika.
Questions fréquentes sur la République démocratique du Congo
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Comment aider la République Démocratique du Congo ?
La manière la plus concrète d’aider la RDC est de soutenir les organisations humanitaires présentes sur place comme Médecins du Monde, qui intervient au Tanganyika et à Kinshasa. En faisant un don, vous contribuez directement à financer : des consultations médicales pour les personnes déplacées, la prise en charge de la malnutrition infantile, l’accès à la contraception et aux soins sexuels et reproductifs, et la réponse aux épidémies (Ebola, mpox, cholera). Votre don est défiscalisé à 75 % jusqu’à 2 000€.
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Pourquoi la RDC est-elle en crise humanitaire depuis si longtemps ?
La crise en RDC est le résultat de facteurs profondément imbriqués : des décennies de conflits armés (notamment dans l’est du pays avec le groupe M23), un système de santé structurellement sous-financé (seulement 27 % des structures sanitaires disposent de l’équipement de base), une insécurité alimentaire chronique aggravée par les déplacements de population, et des catastrophes naturelles comme les inondations de Kinshasa en 2024. La RDC concentre l’une des plus grandes crises de déplacement interne au monde avec près de 6,9 millions de déplacés.
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Quelle est la situation actuelle en RDC en 2025-2026 ?
La situation en RDC reste extrêmement préoccupante. En janvier 2025, le groupe armé M23 a pris la ville de Goma (Nord-Kivu), provoquant plus de 3 000 morts et des déplacements massifs. Les zones d’affrontement se sont étendues au Sud-Kivu. Simultanément, une nouvelle épidémie d’Ebola a été détectée en mai 2026, avec plus de 136 morts. Médecins du Monde adapte ses interventions pour répondre à ces urgences multiples.
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Comment sont utilisés les dons collectés pour la RDC ?
En 2024, Médecins du Monde a accompagné 828 190 bénéficiaires en RDC. Vos dons ont notamment financé : 27 385 consultations médicales au Tanganyika, 11 440 consultations en santé sexuelle et reproductive à Kinshasa, la prise en charge de la malnutrition aigüë sévère chez des enfants de moins de 5 ans, des réponses d’urgence aux inondations (43 000 personnes sensibilisées), et la lutte contre le mpox. Ces financements viennent compléter les soutiens institutionnels (UE, AFD, UNICEF, etc.).