Faire un don

Rencontre avec Marcela, médecin chez Médecins du Monde

Marcela Vera Sanchez a rejoint, en Colombie, notre programme de réponse d'urgence lancé en mai 2018. © Quentin Top

Rencontre avec Marcela, médecin chez Médecins du Monde

À 36 ans, le docteur Marcela Vera Sanchez a déjà une grande expérience des pénuries d’accès aux soins engendrées par le conflit interne en Colombie. Aujourd’hui, malgré les accords de paix, la situation sécuritaire demeure très instable et les besoins d’assistance sanitaire importants. Marcela a rejoint le programme de réponse d’urgence de Médecins du Monde lancé en mai 2018.

Pourquoi j'y suis ?

« Avant d’arriver chez Médecins du Monde, je suis passée par différentes organisations humanitaires. Ma volonté d’aider ceux qui ne peuvent pas se faire soigner normalement est née au cours de mes études de médecine à Cuba. Puis j’ai commencé ma carrière comme travailleuse sociale en Colombie. Depuis j’ai enchaîné la lutte contre l’épidémie de choléra en Haïti après le séisme de 2010, un programme de soins dans les quartiers pauvres de Bogota ou encore un projet d’éradication de la tuberculose chez la population indigène en Amazonie. »

Ce que je fais

« J’ai commencé à travailler pour Médecins du Monde à Tumaco, dans le département du Nariño, où a été lancé le programme de réponse d’urgence en cas d’éruption de violence liée au conflit armé, notamment lorsque des populations sont menacées, attaquées ou doivent fuir des groupes armés. Aujourd’hui je travaille sur la base de San José, dans le Guaviare. Avec d’autres associations, nous intervenons rapidement pour évaluer la situation et élaborer un plan d’action. Dans mon cas, il s’agit d’apporter les premiers soins. »

 

 

Ce que je ressens

Les situations que l’on rencontre sont aussi dramatiques qu’avant les accords de paix.

« Les situations que l’on rencontre sont tout aussi dramatiques qu’avant les accords de paix. Dans un village isolé du Meta, où des massacres ont été perpétrés dans les années 2000, nous avons trouvé une population démunie, abandonnée de tous, sans aide ni soins. Pendant quatre jours, nous avons vu 450 personnes. De très nombreux cas de blessures jamais soignées, de maladies très avancées. Comme cette ex-combattante qui avait contracté le VIHinfo-icon après avoir été violée et qui était passée au stade sida faute de traitements. C’est une telle injustice. On a parfois l’impression de faire un travail de missionnaires sur des terres complètement oubliées. »

Votre soutien
Nous rejoindre

Je postule en ligne.

S'informer

Je m'inscris à la newsletter.