L'image : urgence humanitaire au Liban
25.06.2026
La guerre au Moyen-Orient a de lourdes conséquences pour la population au Liban.
Malgré le cessez-le-feu, des bombardements et des ordres d’évacuation forcés se poursuivent dans le sud du pays. Depuis le début du conflit, 4 211 personnes ont été tuées et 12 173 blessées.
Des milliers de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer et ont trouvé refuge dans des abris où le surpeuplement, le stress, le manque d’hygiène et les difficultés d’accès aux soins aggravent les risques pour leur santé physique et mentale.
Plus de 100 000 personnes sont aujourd’hui hébergées dans 634 centres collectifs à travers le pays. Plusieurs d’entre eux, notamment à Beyrouth et dans le Mont-Liban, sont saturés face à l’afflux de personnes déplacées.
Le système de santé libanais est d’autant plus touché que les déplacements internes ont affecté les opérations humanitaires, notamment celles de Médecins du Monde, dont plusieurs membres ont été contraints de quitter la banlieue sud de Beyrouth. Par ailleurs, l’afflux de déplacés dans certaines régions du pays renforce la mise sous pression des centres de santé, débordés par les besoins de la population. À cela s’ajoutent les attaques répétées contre les structures de soins et le personnel soignant.
La population touchée subit une détresse psychologique, notamment dans les abris collectifs, où les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits.
Coordinatrice santé mentale et activités psychosociales à Beyrouth, Liban
Présente au Liban depuis plus de trente ans, Médecins du Monde intervient actuellement en déployant des cliniques mobiles pour proposer des consultations y compris en santé mentale, là où les personnes déplacées ont trouvé refuge.
Grâce à des tentes garantissant la confidentialité, nos équipes apportent des premiers soins psychologiques et sensibilisent à la santé mentale, y compris dans les zones isolées où les dispositifs existants ne sont pas accessibles.
L’association soutient également les acteurs de santé libanais en fournissant des médicaments et en appuyant les centres de santé qui font face à un afflux de patients, notamment à Beyrouth, à Baalbek-Hermel et dans la vallée de la Bekaa.