Les réfugiés Rohingyas au Bangladesh. © Arnaud Finistre

Bangladesh

Urgence
877 710

Rohingyas ont trouvé refuge au Bangladesh

860 000

Rohingyas vivent dans les camps de Cox’s Bazar

52 %

des réfugiés Rohingyas sont des enfants et des nouveau-nés

Discrimination et violence : des urgences humanitaires majeures au Bangladesh

Le peuple rohingya a connu des décennies de discrimination systématique, d’apatridie et de violence ciblée dans l’État du Rakhine, au Myanmar (ex-Birmanie). Depuis août 2017, 744 000 Rohingyas ont trouvé refuge au sud du Bangladesh, à Cox’s Bazar, pour fuir les violences, venant s’ajouter aux populations rohingya déjà présentes au Bangladesh. Ainsi, plus de 877 710 000 Rohingyas sont réfugiés au Bangladesh, parmi lesquels 860 000 vivent dans les camps de Cox’s Bazar, selon les derniers recensements.

Près de 900 000 Rohingyas ont trouvé refuge à Cox's Bazar, au sud du Bangladesh.

 

Les conditions de vie des réfugiés Rohingyas

La majorité de ces réfugiés rohingyas au Bangladesh vit dans 34 camps extrêmement peuplés, qui forment un méga-camp : c’est à ce jour le plus grand camp humanitaire au monde. Malgré la réponse humanitaire apportée par une centaine d’ONG, les Rohingyas restent dans une situation précaire. Le nombre de réfugiés a presque triplé à Cox’s Bazar avec des conséquences importantes sur l’environnement et les moyens de subsistance des populations hôtes. C’est d’autant plus important que le camp est dans une zone sujette aux catastrophes naturelles (cyclones, moussons, glissements de terrain…).

 

 

Plusieurs tentatives de rapatriement de Rohingyas au Myanmar ont été initiées, mais toutes ont été infructueuses. L’avenir de la minorité la plus persécutée au monde selon les Nations Unies semble plus incertain que jamais. De nombreux réfugiés rohingyas au Bangladesh sont inquiets pour leur avenir, ils souhaitent rentrer au Myanmar, mais seulement lorsque les questions de citoyenneté, de sécurité, de droits légaux et d'accès aux services et à la justice auront été réglées.

Pendant ce temps, les tensions s’accroissent, tant dans les camps entre réfugiés qu’entre les Rohingyas et les communautés hôtes. Depuis 2019, le Bangladesh a érigé des clôtures autour des camps, et les Rohingyas n’ont plus le droit de posséder des téléphones portables ni d’accéder à internet. Le Bangladesh a également construit sur l’île de Bhasan Char - un îlot de limon émergé il y a moins de 10 ans et régulièrement en proie aux tempêtes et inondations – de nouvelles infrastructures pour accueillir les Rohingyas, à plus de trois heures de bateau des côtes les plus proches. Ainsi, en décembre 2020, près de 3 700 personnes avaient déjà été relocalisées sur l’île alors que les Nations Unies n’avaient pas encore pu rendre compte des besoins et des aménagements sur place.

Enfin, la pandémie de COVID-19 a bouleversé le quotidien des populations : la restriction des mouvements dans les camps mais aussi le confinement au cours de l’été dans la région de Cox’s Bazar ont exacerbé les inégalités, ou encore les violences de genre, tout en perturbant l’accès aux services de première nécessité.

 

 

Environ 60 000 enfants devraient naître dans les camps au cours de l’année 2018. © Arnaud Finistre
Environ 60 000 enfants devraient naître dans les camps au cours de l’année 2018. © Arnaud Finistre

Notre aide humanitaire au Bangladesh

Améliorer le bien-être physique et psychosocial a Cox’s Bazar

Médecins du Monde intervient au Bangladesh depuis 2017, renforçant les capacités des associations locales dans le but d’améliorer l’accès aux services de soins en santé mentale et psychosociale, et pour mieux accompagner les personnes victimes de violences de genre. 

Ces outils ont notamment permis de former le personnel de nombreuses associations intervenant à Cox’s Bazar. MdM et ses partenaires ont mis en place des réponses aux urgences humanitaires au Bangladesh, en organisant des campagnes massives d’information et de sensibilisation à la COVID-19, aux gestes barrières dans les camps et autour, pour les populations hôtes.

Enfin, deux Centres de Ressources pour les Communautés ont été construits en fin d’année 2020 : ils constituent des espaces de confidentialité et de confiance pour accompagner les personnes vers des soins spécialisés en santé mentale, et en soutien psychosocial ou encore pour les personnes victimes de violences de genre.

 

 

 

 

En 2020

Nous avons :

  • formé 152 membres d’associations, d’ONGinfo-icon et personnels de santé à la prise en charge des violences liées au genre et des personnes nécessitant un soutien en santé mentale et psychosociale
  • développé 6 outils et guides de bonnes pratiques
  • construit 2 centres de ressources pour les communautés

 

Budget

416 000 euros, avec le soutien du Centre de Crise et de Soutien (CdCS) et de la Fondation ELMA.

Ils nous soutiennent

MdM soutient 4 centres de santé au bénéfice de la population bangladaise. © Arnaud Finistre
MdM soutient 4 centres de santé au bénéfice de la population bangladaise. © Arnaud Finistre

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