Ouganda

1,4 million

de réfugiés et demandeurs d’asile, dont 853 363 (soit 59 %) enfants

799 796

personnes touchées par la destruction des cultures, des habitations, des infrastructures et la perturbation des moyens de subsistance

102 671

personnes déplacées par des inondations

Une aide humanitaire centrée sur les populations lgbt et les réfugiés en Ouganda

Mêlant action sociale et médicale, la mission humanitaire de Médecins du Monde en Ouganda est axée sur plusieurs problématiques cruciales. © Sébastien Duijndam
Mêlant action sociale et médicale, la mission humanitaire de Médecins du Monde en Ouganda est axée sur plusieurs problématiques cruciales. © Sébastien Duijndam

Dans le cadre de sa mission humanitaire en Ouganda, MdM a ciblé une population spécifique souffrant de discriminations.

Lutter contre l'homophobie et l'oppression des populations LGBT

En Ouganda, les populations LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres) sont opprimées, violentées, emprisonnées. Dans ce pays où la parole religieuse est très forte, Médecins du Monde intervient par la voie de la santé pour améliorer le quotidien de ces personnes.

Depuis 2009, le pays a tenté à plusieurs reprises de durcir sa législation contre l’homosexualité, et d’introduire le concept d’« homosexualité aggravée » où le fait d’être séropositif est une circonstance aggravante. Un projet de loi prévoyait même la prison à vie pour les homosexuels, et la peine de mort pour ceux porteurs du VIH. C’est dans ce contexte que Médecins du Monde a décidé d’agir afin de lutter contre les discriminations de santé liées à l’homophobie, et de faire de la prévention des risques sexuels. Pour notre association, il est intolérable de criminaliser le fait d’être porteur d’une maladie.

 

 

La prévention des risques sexuels, une nécessité pour les personnes LGBTinfo-icon

À cause d’une homophobie réelle ou perçue au sein du personnel soignant, les personnes LGBT craignent souvent de recourir aux services de santé, notamment pour les soins de santé sexuelle et reproductive. L'impact sur leur santé est important, notamment pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et les transgenres. Ainsi, la prévalence du VIH avoisine les 14 % parmi les homosexuels à Kampala, la capitale. L’urgence humanitaire en Ouganda porte donc aussi sur les MSTinfo-icon.

 

Accueil des réfugiés : des besoins sanitaires nécessitant une aide médicale en Ouganda

La collaboration entre Médecins du Monde et les structures locales est l’un des jalons de cette mission humanitaire en Ouganda. © Sébastien Duijndam
La collaboration entre Médecins du Monde et les structures locales est l’un des jalons de cette mission humanitaire en Ouganda. © Sébastien Duijndam

Depuis 2013, l’Ouganda représente une terre d’accueil pour des milliers de Sud-Soudanais, Congolais et Burundais qui tentent de fuir la violence subie dans leur pays : torture, viols, meurtres... Dans ce contexte, le gouvernement ougandais a ouvert six nouveaux camps de migrants dont le camp de Bidibidi, situé dans la région Nord-Ouest du pays et considéré aujourd’hui comme le plus grand camp en Ouganda, et l’un des plus peuplé au monde avec plus de 230 000 réfugiés sud-soudanais fin 2018.

L’Ouganda possède une politique d’accueil avant-gardiste qui autorise les réfugiés à circuler librement, à cultiver un terrain mis à disposition, participer au commerce,  ainsi qu’accéder gratuitement aux services sociaux. Cependant, la pauvreté due à des ressources vitales rares (surtout en période de sécheresse), le traumatisme de la guerre, la violence subie dans leur pays d’origine et aussi dans les camps entraînent d’immenses besoins sanitaires. De cette situation découle la nécessité de déployer un plan d’aide médicale en Ouganda.

En 2009, un projet de loi prévoyait la peine de mort pour les homosexuels séropositifs. ©Neamoscou
En 2009, un projet de loi prévoyait la peine de mort pour les homosexuels séropositifs. ©Neamoscou

L'action humanitaire de Médecins du Monde en Ouganda

Mêlant action sociale et médicale, la mission humanitaire en Ouganda est axée sur plusieurs problématiques cruciales.

 

Soigner les victimes de l’homophobie en Afrique

À Kampala, Médecins du Monde a décidé d’unir ses forces à celles de l’association MARPI (Most At Risk Populations Initiative) qui, dans l’hôpital de Mulago, propose aux populations clés (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes , transgenres, travailleuses du sexe, etc.) des services de santé sexuelle et reproductive adaptés à leurs besoins et à leurs contraintes : sensibilisation aux IST, à la contraception, aux violences liées au genre…

Cette structure ougandaise créée pour défendre les minorités sexuelles sur le terrain est parvenue à se faire du ministère de la Santé un allié. Aujourd’hui, elle gère une clinique LGBT-friendly en plein cœur de la capitale ougandaise. Alors que de nombreux gays et lesbiennes craignent de consulter un médecin par peur d’être stigmatisés ou dénoncés, la clinique leur garantit un minimum de soins. Elle fonctionne « comme une petite oasis » connue grâce au bouche-à-oreille et aux petites associations LGBT qui s’en font l’écho.

 

 

Tisser du lien avec les associations locales : une nécessité pour mener à bien notre mission humanitaire en Ouganda

"Il faut savoir écouter ces femmes et leur redonner confiance en elles". © Sébastien Duijndam
"Il faut savoir écouter ces femmes et leur redonner confiance en elles". © Sébastien Duijndam

Au travers de formations, Médecins du Monde appuie MARPI dans l’extension progressive de ses activités aux hôpitaux régionaux de référence, dont celui de Mbarara dans le sud-ouest du pays.

Au-delà de l’amélioration des services de soins proposés par la clinique (et en particulier pour le traitement des condylomes anaux, une IST très fréquente chez les gays en Ouganda), l’ONG forme également des associations LGBT à l’élaboration de projets et à la recherche de financement.

La collaboration entre MdM et les structures locales est l’un des jalons de cette mission humanitaire en Ouganda.

 

Accueillir les réfugiés sud-soudanais (projet transféré le 31 décembre 2020)

En juillet 2018, Médecins du Monde a repris les consultations externes d’un centre de santé établi en urgence par Médecins Sans Frontières, intitulé « Bolomoni Centre de Santé, Niveau III ». Dans ce dernier, populations locales et réfugiés sud-soudanais bénéficient de soins de santé primaires et de santé sexuelle et reproductive incluant une prise en charge intégrale des violences liées au genre, ainsi que des soins en santé mentale et un support psychosocial.

 

 

Depuis le 1er janvier 2019, Médecins du Monde a également pris en charge l’unité d’hospitalisation d’une capacité de 60 lits au sein du centre de santé. Cette unité comprend un service de pédiatrie, une maternité et un service pour adultes. Nous assurons aussi le référencement des cas plus graves aux hôpitaux publics.

En 2020, Médecins du Monde a mis en place une stratégie de désengagement incluant le transfert de la structure de santé à un partenaire humanitaire en attendant que les autorités locales soient en capacité de la reprendre. L’organisation Internationale Rescue Committee s’est portée volontaire pour gérer le Centre de santé Bolomoni à partir de janvier 2021, afin de poursuivre les efforts entrepris par Médecins du Monde en collaboration avec les autorités de santé durant 2 ans et demi d’intervention.

Cette collaboration a notamment permis de mener à bien le plan d’aide médicale à destination des populations soudanaises.

 

Kampala
Kampala

EN 2020

le monde a changé, nous y contribuons en pratiquant dans le cadre de notre mission humanitaire en Ouganda   :

  • 34 788 consultations externes curatives

  • 388 consultations de violences liées au genre (dont 193 cas de viol)

  • 2 234 consultations de santé mentale

 
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