Kenya

@ Quentin Top

Kenya

130000

usagers de drogues dont 18 000 à 30 000 usagers par injection

36 %

des usagers de drogue par injection sont infectés par le VIHinfo-icon à Nairobi

42 %

des usagers de drogue par injection sont infectés par le VHCinfo-icon à Nairobi

La situation au Kenya

Les usagers de drogues sont négligés au Kenya, bien que le pays soit l’un des 10 pays comptant le plus d’usagers de drogues par voie intraveineuse au monde. Stigmatisés par la population et par les professionnels de santé, marginalisés, les usagers n’ont souvent pas accès aux soins dont ils auraient pourtant besoin. Sans les traitements nécessaires, ne disposant pas de matériel stérile et souvent inconscients des  risques liés à leurs pratiques faute d’information disponible, cette population est l’une des plus exposées à une possible infection par le VIH et l’hépatite C. Malgré ce danger, une politique répressive de lutte contre la drogue est appliquée et tend vers une tolérance zéro en matière de consommation et de trafic. Cette politique considère l’abstinence comme le seul objectif de toute intervention visant à réduire la consommation de drogues.

Les usagers de drogues sont stigmatisés par la population et par les professionnels de santé.

 

Néanmoins, la publication de documents stratégiques par le ministère de la Santé kenyan pour une gestion globale des conséquences de l’usage de drogues est un signe encourageant. Cependant, la mise en œuvre de ces directives spécifiques par le gouvernement semble limitée, faute de ressources adéquates et en raison des politiques répressives toujours actuelles. De plus, le manque de connaissances pratiques et d’expertise en matière de réduction des risques, notamment dans le secteur médical, constituent un obstacle à la mise en œuvre de services de qualité.

Des mesures encourageantes ont également ont été prises en 2018 pour élargir les services de réduction des méfaits à l'échelle nationale. Au total, 7 cliniques ont été ouvertes, couvrant environ 6 000 bénéficiaires dans tout le pays. 80% des usagers de drogues ont accès à des aiguilles et seringues propres, même si les ruptures de stock sont fréquentes.

Enfin, des lignes directrices sur l'hépatite virale ont été élaborées et lancées en 2018. Des stratégies sont en cours d’élaborer afin de traiter 1 000 personnes infectées par le VHCinfo-icon grâce au soutien du Fonds mondial.

Les usagers de drogues sont stigmatisés par la population et par les professionnels de santé. ©Quentin Top
Les usagers de drogues sont stigmatisés par la population et par les professionnels de santé. ©Quentin Top

Notre action au Kenya

PERSONNES EXPOSÉES AUX RISQUES

LUTTER CONTRE LE SIDA ET LES HÉPATITES au Kenya 

Chez les toxicomanes de Nairobi, marginalisés, la prévalence de l’hépatite C est pourtant plus élevée que celle du sida (42 % contre 36 %) mais la sensibilisation, l’accès au diagnostic et au traitement sont extrêmement limités. La progression du virus a suivi celle de l’héroïne, qui est entré dans le pays par le grand port de Mombasa.

Depuis 2012, Médecins du Monde a recruté du personnel médical, un conseiller psychosocial, des travailleurs de proximité et des éducateurs. Ces professionnels vont à la rencontre des usagers de drogues de Nairobi, les accueillent et les conseillent.

 

Dans le centre d’accueil de l’association humanitaire, les usagers reçoivent du matériel d’injection stérile, peuvent se faire vacciner, se faire dépister d’éventuelles infections, recevoir un soutien psychosocial, participer à des séances d’éducation sanitaire et être orientés vers des structures de santé. Une unité mobile va également à la rencontre des usagers les plus précarisés et les plus isolés pour leur proposer des kits d’injection stériles et les sensibiliser aux risques d’infection. Les usagers reçoivent du matériel d’injection stérile, peuvent se faire vacciner, se faire dépister d’éventuelles infections, recevoir un soutien psychosocial, participer à des séances d’éducation sanitaire et être orientés vers des structures de santé.

 

Dans le centre d’accueil de l’association, les usagers peuvent se faire vacciner et recevoir un soutien psychosocial ©Quentin Top
Dans le centre d’accueil de l’association, les usagers peuvent se faire vacciner et recevoir un soutien psychosocial ©Quentin Top

 

Une unité mobile va également à la rencontre des usagers les plus précarisés et les plus isolés pour leur proposer des kits d’injection stériles et les sensibiliser aux risques d’infection.

 

En parallèle de ces actions de terrain, Médecins du Monde travaille avec les institutions pour le développement de politiques nationales de réduction des risques sur le long terme. L’ONGinfo-icon soutient aussi le gouvernement dans la mise en place d’une communication ciblée sur ce sujet. Des formations et des ateliers de sensibilisation qui mettent l’accent sur les traitements de substitution sont organisés.

 

Depuis 2016, Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières Belgique développent un projet pilote de traitement de l’hépatite C qui nourrit le plaidoyer de l’association pour un meilleur accès au traitement. 

 

En 2018, le programme de MdM se concentre sur l’intégration des services de réductions des risques dans un établissement public de santé primaire. Une enquête de référence est en cours afin de déterminer les lacunes dans la mise en œuvre d’un programme de réduction des risques.

Dans un processus de renforcement des capacités des acteurs locaux et de résilience du système, des consultations sont en cours avec la NASCOP (National AIDS and STIs Control Programme) et la Croix-Rouge kényane pour l’intégration du programme de réduction des risques dans la subvention du Fonds mondial pour 2019 et ainsi identifier un partenaire local pour la reprise de l’intégralité du programme.

Nairobi
Nairobi

En 2018

Nous avons :

  • touché 24 084 bénéficiaires 
  • reçu 1 200 usagers/mois en moyenne dans le centre d’accueil
  • réalisé 2 163 consultations médicales
  • effectué 873 tests de dépistage de l’hépatite C et 539 tests de dépistage de l’hépatite B
  • traités contre le VHCinfo-icon 49 personnes coinfectées par le VIHinfo-icon et le VHCinfo-icon

 

 
Médecins du Monde travaille pour unz réduction des risques sur le long terme. ©Quentin Top
Médecins du Monde travaille pour unz réduction des risques sur le long terme. ©Quentin Top

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