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En France, la vente d'arme rapporte gros. Au Yémen, elle coûte cher

En France, la vente d’armes rapporte gros. Au Yémen, elle coûte cher en vies humaines. © Reuters

En France, la vente d'arme rapporte gros. Au Yémen, elle coûte cher

Alors que la coalition armée menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis a commencé son intervention au Yémen il y a maintenant quatre ans et que la France continue de l’alimenter à travers ses exportations d’armes, les associations Action contre la Faim, CARE France, Médecins du Monde et Oxfam France ont projeté dans la nuit du 27 au 28 mars, un message sur la façade de l’Assemblée Nationale pour mettre la France face à ses responsabilités.

 

 

4 ans de guerre au Yémen. Des milliers de civils tués. En France, la vente d'armes rapporte gros. Au Yémen, elle coûte cher.

A travers la projection de cette phrase choc sur l’Assemblée Nationale, les organisations humanitaires veulent alerter les parlementaires et l’exécutif français sur la situation catastrophique au Yémen : 24 millions de personnes, soit 80 % de la population totale du pays ont besoin d’aide humanitaire. Les bombardements aériens sont par exemple responsables de plus de la moitié des victimes civiles et de trois quarts des destructions d’infrastructures nécessaires à la survie des populations.

 

 

Une guerre alimentée par l'armement français

Cette guerre est alimentée par la France, dont l’industrie d’armements a pour principaux clients deux des protagonistes du conflit : l’Arabie saoudite, deuxième client de la France et les Emirats arabes unis en sixième position.

 

 

En continuant d’exporter des armes qui risquent d’être utilisées au Yémen, la France va à l’encontre de ses engagements internationaux, notamment de la position commune de l’Union européenne et du Traité sur le commerce des armes qui interdit tout transfert d’armes à des pays susceptibles de les utiliser contre des populations civiles.

Pour la stabilité et la paix au Yémen

Action contre la Faim, CARE France, Médecins du Monde et Oxfam France exhortent le Parlement à exercer son rôle de contrôle de l’action gouvernementale pour s’assurer que la France ne se rende pas complice de crimes de guerre au Yémen. Le Parlement doit sans attendre établir une commission pérenne chargée du contrôle systématisé des exportations d’armes françaises.

 

 

La France, en tant que présidente du Conseil de sécurité de l’ONUinfo-icon censé œuvrer à la stabilité et à la paix et présidente du G7 2019, doit dès à présent prendre des mesures réelles pour une désescalade du conflit et la paix au Yémen en suspendant ses ventes d’armes à la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Tout doit être fait pour protéger les populations civiles yéménites d’une guerre qui a déjà couté la vie à des milliers de personnes.

 

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