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L'Europe et l'ONU face au conflit syrien

L'Europe et l'ONU face au conflit syrien

Face à la détérioration de la situation humanitaire, l'Union européenne et les Nations Unies co-présideront les 24 et 25 avril la conférence de Bruxelles visant à apporter une aide concrète pour l'avenir de la Syrie et des pays d’accueil de la région. Médecins du Monde participera à cette conférence et appelle les décideurs politiques à user de leur influence afin de garantir un accès sûr, durable et sans entrave aux soins. L’association humanitaire exhorte également les instances impliquées dans cette conférence à prévoir les fonds nécessaires pour répondre aux besoins sanitaires et assurer la continuité des soins.

Un système de santé extrêmement affaibli

Le contexte sécuritaire en Syrie reste marqué par l’incertitude et l'instabilité, impactant directement le système de santé avec la fermeture ou le fonctionnement réduit de plus de la moitié des 111 hôpitaux publics et de la moitié des 1 806 centres publics de soins. Le pays doit faire face à un manque chronique de personnel qualifié : plus de la moitié du personnel médical a fui le pays et le système de formation du personnel médical syrien est fortement perturbé. Cette situation entraîne des conséquences à long terme pour le système national de santé.

Plus de la moitié du personnel médical a fui le pays.

« En Syrie, 11,3 millions de personnes ont cruellement besoin de soins. Les 7 années de conflit, les déplacements forcés, les problèmes d'alimentation et d'hygiène ainsi que l'accès limité aux vaccins ont contribué à affaiblir le système public de santé, notamment en termes d’urgences », déclare le Dr Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde.

 

En Syrie, 11,3 millions de personnes ont cruellement besoin de soins. © Reuters
En Syrie, 11,3 millions de personnes ont cruellement besoin de soins. © Reuters

Des soignants plus que jamais pris pour cible


En 2018, les attaques délibérées contre les équipes médicales ont atteint un niveau record. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMSinfo-icon), le nombre d'attaques confirmées contre des centres de soins et le personnel soignant au cours des deux premiers mois de l’année s'élève à 67, soit déjà plus de la moitié du nombre d’attaques perpétrées sur l’année 2017 (112).

En 2018, les attaques délibérées contre les équipes médicales ont atteint un niveau record.

L'exposition prolongée aux tirs d'obus et l'intensité des hostilités plonge la communauté dans une détresse psychologique extrême. Les professionnels de santé mentale sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins croissants, notamment chez les enfants, tandis que le suivi est limité en raison des déplacements constants de la population.

 

L'exposition prolongée aux tirs d'obus et l'intensité des hostilités plonge la communauté dans une détresse psychologique extrême.© Reuters
L'exposition prolongée aux tirs d'obus et l'intensité des hostilités plonge la communauté dans une détresse psychologique extrême.© Reuters

Un accès aux soins toujours plus entravé

Dans les pays d’accueil, l'accès aux soins est également une véritable source d'inquiétude pour les réfugiés syriens et les populations vulnérables.


Au Liban, l'accès aux soins est entravé par le coût des services et des transports ainsi que par une accessibilité géographique et physique difficile. Nombre des centres de santé primaire se trouvant dans des zones reculées, ils deviennent difficiles d'accès en raison de moyens de transport coûteux et de la marge de mouvement restreinte qu’ont les populations réfugiées du fait de leur statut. Les soins primaires et hospitaliers manquent également de financements.

 


En Jordanie, on observe clairement qu'au sein des communautés d'accueil le coût des soins est le premier obstacle que rencontrent les réfugiés pour accéder à ces services : 74 % des foyers syriens se déclarent dans l’incapacité de suivre un traitement contre une maladie chronique en raison du coût des soins. Le gouvernement jordanien a récemment décidé de laisser 80 % du prix des soins à la charge des réfugiés syriens, soit une hausse significative par rapport à la part qui leur revenait précédemment.

L'accès aux soins est un droit fondamental qui doit être garanti en toutes circonstances.

« L'accès aux soins est un droit fondamental qui doit être garanti en toutes circonstances. Il en est de la responsabilité de tous les acteurs de la conférence de Bruxelles sur la Syrie » ajoute la présidente de Médecins du Monde.

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