Faire un don
90 €Prix journalier moyen de mise à l'abri d'un mineur non accompagné.
160 €Prise en charge de 40 enfants souffrant de malnutrition aigüe
200 €2 consultations pour prendre en charge des femmes victimes de violences en Ouganda
OKautre montant pour votre don
soit 0 € après réduction fiscale

Sept ans d'impunité

2017 Syrie © Reuters

Sept ans d'impunité

Ce 15 mars marque les sept ans de guerre en Syrie : les parties en conflit, avec leurs alliés respectifs, tuent en toute impunité tandis que la communauté internationale se débat dans son impuissance.

Tout a été dit sur l’ampleur de ce conflit. 350 000 morts ont été identifiés. Le pays est exsangue. Plus de la moitié  de la population syrienne est en exil ou déplacée à l’intérieur du pays. 

Médecins du Monde appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités : à tout mettre en œuvre pour garantir l’accès de l’aide humanitaire et à œuvrer pour la fin de sept ans de crimes de guerre. Un terme doit être mis à l’impunité.

 

« Depuis 7 ans, l’accès aux soins et à la santé sont devenus des armes de guerre. Détruire les hôpitaux, alors que les bombardements poussent les civils vers ces lieux où ils devraient trouver refuge et se faire soigner, c’est attaquer l’intégrité physique de la population et lui signifier que les attaques n’épargneront rien ni personne, pas même les enfants. Ces trois dernières semaines, un tiers des 1 000 personnes qui ont péri dans la Ghouta orientale sont des enfants » témoigne le Docteur Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde. « Au cours de ce conflit, le personnel médical a été décimé. Les centres médicaux ont été attaqués presque systématiquement. »

11,3 millions de Syriens ont besoin d'une assistance médicale

11,3 millions de Syriens, le plus grand nombre de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale, ont besoin d’une assistance médicale et survivent dans des conditions difficiles. Les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies se succèdent et sont violées aussitôt adoptées. Les supposées zones de désescalade fixées par les accords d’Astana ne le sont que sur le papier. Cette guerre signe la faillite d’un système international à bout de souffle.

MdM se refuse à la fatalité ambiante et exige, une fois de plus, que soit privilégiée une solution politique et demande la mise en place d’une force d’interposition internationale afin de désarmer les belligérants.

Et le Docteur Françoise Sivignon, d’ajouter : « Une diplomatie de résolution du conflit doit permettre le règlement politique de cette guerre qui n’a que trop duré. La France peut peser de tout son poids pour participer à l’élaboration de sanctions économiques à l’égard de la Russie ou de tout autre mécanisme de pression tel que le boycott. »

La mobilisation de la société civile  syrienne – celle-là même qui a déployé solidarité et entraide dès le début du conflit – est indispensable. Elle doit être impliquée, en coordination avec les États ou les organisations inter-gouvernementales pour aboutir à la réconciliation et à une paix juste.

Enfin, MdM appelle à un respect effectif des trêves humanitaires pour répondre aux besoins sanitaires toujours plus importants de la population civile en raison de l’intensification des violences, ainsi qu’à la fin de l’impunité.

À cette fin, Médecins du Monde et l’UOSSMinfo-icon organisent une mobilisation symbolique le lundi 19 mars à 14H15 place de la République à Paris.