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28 septembre : journée internationale pour la dépénalisation de l’avortement

28 septembre : journée internationale pour la dépénalisation de l’avortement

47.000 femmes meurent chaque année de complications liées à un avortement à risque (soit 13% de la mortalité maternelle) et 8 millions souffrent de complications. 285 millions de femmes qui souhaiteraient éviter ou repousser une grossesse n’ont pas accès aux méthodes de contraception moderne. Sur le terrain, l’action de MdM vise à garantir le droit de toute femme à choisir d’avoir ou non des enfants, le nombre d’enfants et l’espacement entre les naissances. Les lois entravant ce droit fondamental doivent être abrogées !

Médecins du Monde milite pour que les femmes aient accès à des services de prise en charge de l’avortement sans risque pour leur santé et leur vie.

Médecins du Monde est engagé depuis 30 ans dans des projets de santé sexuelle et reproductive et intervient actuellement dans 26 pays pour renforcer l’accès aux soins de santé et l’effectivité des droits des usagères/ers. La santé sexuelle et reproductive constitue un axe d’intervention prioritaire et rassemble le plus grand nombre de projets de l’association.

Une trop grande majorité de jeunes filles et de femmes, en particulier dans les pays en développement, n’ont aucun contrôle sur leur propre vie sexuelle : elles ne bénéficient d’aucun accès à la contraception et par conséquent, ne sont pas à même de prévenir une grossesse si elles ne souhaitent pas être enceintes. Médecins du Monde soutient activement le droit de toute femme à pouvoir recourir à une méthode de contraception sûre et efficace pour éviter une grossesse non désirée et avoir accès à une interruption volontaire de grossesse (IVGinfo-icon) sans risque et légale, le cas échéant.

Dans toutes les régions du monde, des pays ont tenté ou tentent encore d’éradiquer la pratique des avortements en adoptant des législations restrictives ou répressives. Mais cette interdiction n’a pas d’effet avéré sur l’incidence des interruptions volontaires de grossesse. Au contraire, elle a pour conséquence de retrancher les avortements dans la clandestinité et d’exposer les femmes qui y ont recours à des risques majeurs pour leur santé.

Médecins du Monde, aux côtés d’associations de la société civile et d’organisations internationales, milite pour une réforme du code pénal permettant aux femmes et aux jeunes filles d’avoir accès à des services de prise en charge de l’avortement sans risque pour leur santé et leur vie.  

 

Au Burkina Faso

Au Burkina-Faso, l’accès à l’avortement est strictement encadré par la loi qui ne l’autorise que dans certaines conditions spécifiques : danger pour la santé de la femme enceinte, viol, d’inceste, ou de grave malformation fœtale. Dans la pratique, les barrières socio-cultuelles et financières ajoutées au manque d’accès à l’information et l’éducation rendent l’accès à l’avortement médicalisé quasi impossible pour les femmes. Et pourtant 3 grossesses sur 10 sont interrompues, la plupart du temps dans des conditions sanitaires désastreuses. Beaucoup de jeunes filles sont concernées.

Au Burkina, Médecins du Monde milite pour une réforme du code pénal afin que les femmes et les jeunes filles puissent avoir accès à des services de prise en charge des conséquences des grossesses non désirées et des avortements clandestins. 

Consulter ci-dessous notre étude sur les déterminants socioculturels et communautaires des grossesses non désirées et des avortements au Burkina Faso :

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Au Pérou

Au Pérou, 8 victimes de viol sur 10 ont moins de 18 ans. Tandis que 34% des fillettes et adolescentes entre 10 et 19 ans ayant été victimes d’un viol sont tombées enceintes, la loi péruvienne ne permet pas aux victimes d’agression sexuelle de choisir ou pas d’avorter. Au Pérou, Médecins du Monde milite aux côtés d’associations locales et d’organisations internationales pour la dépénalisation de l’avortement en cas de viol.

Le 28 septembre, nous avons participé à une manifestation devant  le Congrès de la République pour appeler à un débat parlementaire sur la question.

 

En Palestine

"Ne pas avoir de contraception à temps peut changer toute votre vie"

À Gaza, MdM appuie des programmes de santé permettant d’assurer un meilleur accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les femmes. Dans cette zone, l’accès au planning familial est menacé par la succession des guerres, 8 ans de blocus et les conditions économiques désastreuses et la dépendance à l’aide internationale qui en ont résulté. Samia, une femme au foyer de 44 ans dans un camp à la frontière avec Israël, a déjà 11 enfants et ne peut pas se permettre de retomber enceinte : "Mon mari est au chômage, nous avons une grande famille ... notre situation économique est difficile". Avec le blocus, l’approvisionnement en contraceptifs est instable et il y a régulièrement des pénuries: "Ne pas avoir le droit de contraception à temps peut affecter votre vie entière." Le blocus est une sanction collective illégale au regard du droit international, qui affecte aussi l'accès des femmes à la santé sexuelle et reproductive. MdM plaide pour la fin de ce blocus.

En République Démocratique du Congo

En République démocratique du Congo (RDCinfo-icon), sur 19% de femmes ayant recours à une contraception, seul 8% utilise une méthode moderne. Chaque année, 14% des adolescentes ont recours à un avortement. Ceux-ci se passent généralement dans des conditions dangereuses pour la vie des jeunes filles.

Pour remédier à ce problème de santé publique, en RDCinfo-icon, Médecins du Monde appuie des programmes de santé pour assurer un meilleur accès des jeunes et des adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive. Pour améliorer notre action, nous menons actuellement une étude sur les conditions socio-démographique, culturelle, familiale, environnementale et économique  entraînant des grossesses non désirées et des avortements. Les premiers résultats montrent le besoin d’améliorer l’accessibilité à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, y compris l’accès aux services de contraception et aux soins post-avortement. Dans le cadre de la journée internationale pour le droit à  l’avortement sûr et légal, l’étude a été présentée lors d’une conférence-débat organisée par nos partenaires – le Programme nationale de la santé des adolescents et @Pathfinder – portant sur la problématique des grossesses non désirées. 

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