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Les politiques criminalisantes, des barrières à l’accès aux soins

Les politiques criminalisantes, des barrières à l’accès aux soins

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, samedi 28 juillet, Médecins du Monde et Gaïa rappellent la nécessité d’un accès au traitement pour l’ensemble des personnes infectées. Un accès aujourd’hui entravé par la stigmatisation et la répression dont font l’objet les personnes concernées et qui les éloignent du système de soins. 

Les hépatites tuent plus que le sida

257 et 71 millions de personnes sont contaminées et porteuses d’une hépatite B ou C chroniques dans le monde. Ces virus sont responsables à eux deux de 1,34 million de décès chaque année, plus que le VIHinfo-icon/sida (OMSinfo-icon, 2017). En France, on estime que 154 000 et 70 000 personnes sont porteuses d’une hépatite B ou C chronique sans le savoir. Alors que des méthodes thérapeutiques efficaces existent et permettent même de guérir du virus de l’hépatite C, le dépistage et l’accès au traitement demeurent les deux maillons faibles du parcours de soins des hépatites.

Discrimination, stigmatisation, pénalisation : des freins majeurs au dépistage universel des hépatites B et C.

 

Une répression contre-productive

Médecins du Monde et Gaïa accompagnent des personnes fortement exposées aux risques de contamination de ces virus et qui n’accèdent que difficilement à la prévention, aux soins et aux droits. En France, 7 à 15% des migrant·e·s originaires d’Afrique subsaharienne sont porteuses de l’hépatite B chronique et 44% des usager·ère·s de drogues sont contaminé·e·s par l’hépatite C. Ces virus touchent disproportionnellement ces personnes stigmatisées et réprimées. Loin de protéger, la répression des personnes migrantes, usagères de drogues et travailleuses du sexe est un véritable obstacle à l’accès aux soins et s’avère aussi inefficace et contre-productive puisque la répression favorise les pratiques à risques et éloigne les personnes des structures de santé et des services de prévention.

Loin de protéger, la répression des personnes migrantes, usagères de drogues et travailleuses du sexe est un véritable obstacle à l’accès aux soins.

 

« Comment allons-nous augmenter le nombre de personnes dépistées et les accompagner dans un parcours de soins si parallèlement nos lois et politiques les poussent à rentrer dans la clandestinité et les écartent donc des structures sanitaires ou de prévention ? », déclare le Dr Philippe de Botton, président de Médecins du Monde.

« La révision de la loi de 1970, la dépénalisation de l’achat de services sexuels, une politique digne d’accueil des migrants et la mise en place de politiques publiques fondées sur la promotion de la santé publique et le respect des droits humains permettraient l’égal accès à la prévention, au dépistage et aux soins », ajoute la Dr Elisabeth Avril, directrice de Gaïa.

 

Dépénaliser l'usage de drogues et le travail du sexe

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé (OMSinfo-icon), les politiques criminalisantes sont des barrières structurelles à l’accès aux soins. L’OMSinfo-icon recommande de dépénaliser l’usage de drogues et le travail du sexe afin de créer un environnement favorable à l’accès aux soins. L’OMSinfo-icon s’est fixé l’objectif d’éliminer les hépatites virales d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il est urgent qu'en France toute personne puisse être dépistée et soignée d'une hépatite virale B ou C. La lutte contre ces épidémies doit être une priorité du Ministère de la Santé.

Les politiques criminalisantes sont des barrières structurelles à l’accès aux soins.

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