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Désinstallation de distributeurs de matériel d’injection

Désinstallation de distributeurs de matériel d’injection

Dans le département de Seine-Saint-Denis (93), l’Agence régionale de santé (ARSinfo-icon) a fait désinstaller le 31 août les deux distributeurs de matériel d’injection stérile, sur demande de la Préfecture. Act Up - Paris, AIDES, ASUD, la Fédération Addiction, Gaïa Paris, Médecins du Monde, Obs’ Addicto 93, PROSES et Yucca 93 du groupe SOS dénoncent cette décision qui expose les personnes usagères de drogues à plus de risques de contaminations infectieuses notamment par le VIHinfo-icon et l’hépatite C.

Un dispositif très efficace

La mise à disposition de matériel d’injection stérile pour les personnes usagères de drogues est reconnue comme une intervention de santé publique, intégrée aux politiques publiques en France depuis la fin des années 1980. Cette action est reconnue sur la scène internationale et fait partie intégrante des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMSinfo-icon).

Elle a permis, au cours de la décennie 1990, de stabiliser puis de faire baisser significativement le nombre d’infections par le VIHinfo-icon chez les usager-e-s de drogues, ce qui a bénéficié évidemment à l’ensemble de la population. Près de 2 000 cas de découverte de séropositivité étaient dénombrés en 1993, contre moins de 100 cas par an aujourd’hui.

 

 

Les deux distributeurs désinstallés à Aulnay-Sous-Bois font partie des dispositifs les plus utilisés de France. Malgré cela et selon les dernières données de l’enquête ANRSinfo-icon-Coquelicot,  il s’agit du département où le matériel de prévention demeure le moins accessible pour les personnes usagères de drogues et où les taux de VIHinfo-icon et d’hépatite C sont les plus importants (avec la ville de Marseille). 

La décision de l’Agence régionale de santé est totalement incohérente du point de vue de la santé publique et risque, à l’inverse, d’entraîner une recrudescence de nouvelles infections (VIHinfo-icon et hépatites).

 

Une nécessité de santé publique !

Les autorités veulent faire baisser le nombre de seringues dans l’espace public mais font l’impasse sur les conséquences sanitaires et le nombre de nouvelles contaminations. D’autres solutions existent qui ne mettent pas en danger la santé des personnes. 

Les associations demandent à l’Agence régionale de santé la remise en fonction immédiate des deux distributeurs de matériels concernés. C’est une nécessité de santé publique !

 


 

Act Up - Paris

AIDES

ASUD

Fédération Addiction

Gaïa Paris

Médecins du Monde

Obs’ Addicto 93

PROSES

Yucca 93 du groupe SOS 

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