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Réguler pour mieux protéger

Médecins du Monde dénonce les impacts négatifs sur la santé des lois qui criminalisent l’usage de drogues ©Quentin Top

Réguler pour mieux protéger

A l’occasion de la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues du 26 juin, Médecins du Monde dénonce les impacts négatifs sur la santé des lois qui criminalisent l’usage de drogues, et participe à la campagne de mobilisation internationale «Soutenez, ne punissez pas !» qui promeut une nouvelle approche des drogues, basée sur la santé publique et les droits humains.

Une répression inneficace de l'usage des drogues

En France, depuis 1970, l’usage de drogues est puni d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende, quel que soit le produit consommé ou le type d’usage (expérimental, occasionnel, régulier). La France est l’un des pays les plus répressifs de l’usage de drogues d’Europe. Cette répression est inefficace puisque les consommations et les pratiques à risques augmentent.

 

 

Loin de réduire le nombre de consommations, l’approche répressive génère des risques supplémentaires liés à l’illégalité dans laquelle se trouvent les consommateurs : méconnaissance des produits achetés sur le marché noir entraînant des risques de surdoses, consommations à risques, difficile accès à une information fiable et de qualité sur les effets et méfaits des produits, isolement des usagers vis-à-vis des structures de santé, etc.

 

Loin de réduire le nombre de consommations, l’approche répressive génère des risques supplémentaires.

Nos programmes de réduction des risques

Depuis 1987, Médecins du Monde développe des programmes de réduction des risques et promotion de la santé auprès des personnes qui consomment des drogues, en France et à l’international. «La prohibition rend difficile le travail de promotion de la santé, les usagers se cachent par peur des poursuites judiciaires», déclare le Docteur Philippe de BOTTON, Président de Médecins du Monde. «Même en France où la réduction des risques est inscrite dans la politique de santé publique, la pénalisation reste un plafond de verre : l’illégalité empêche les usagers de faire valoir leur droit à la santé», ajoute-t-il.

 


Au Portugal, où l’usage de drogues a été décriminalisé en 2001, le taux de décès liés aux drogues a chuté et est aujourd’hui cinq fois plus faible que la moyenne de l’Union Européenne. Le nombre d’infections au VIHinfo-icon chez les personnes usagères a également chuté. Contrairement aux craintes exprimées à l’époque, il n’y a pas eu d’augmentation significative du nombre de consommations, mais une nette réduction des pratiques à risques et dommages associés.
Médecins du Monde demande aux pouvoirs publics :

  • Une politique des drogues pragmatique et fondée sur des expériences évaluées
  • La révision de la loi de 1970 sur la base des connaissances les plus récentes sur les usages de drogues et leurs conséquences sanitaires et sociales

 

 

Pas d'élimination sans dépénalisation

Médecins du Monde est loin d'être seule à promouvoir une approche de réduction des risques. À l’occasion du second Sommet mondial des hépatites de Sao Paulo (nov 2017), une large coalition d’organisations de patients, soignants, chercheurs et experts en santé publique ont rappelé que l'élimination des hépatites virales ne sera réalisable que par la dépénalisation de l'usage de drogues. Pour lire ou signer cette déclaration, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

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