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Un an de crise humanitaire pour les Rohingyas

Mère tenant son enfant dans ses bras, suivit d'un groupe de Rohingyas

Un an de crise humanitaire pour les Rohingyas

Cela fait aujourd’hui un an que près de 706 000 Rohingyas ont commencé à fuir l’État birman de Rakhine pour se réfugier à Cox’s Bazar, au Bangladesh, constituant ainsi un « exemple typique » d’épuration ethnique selon le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. À Cox’s Bazar, ces réfugiés ont rejoint des centaines de milliers de Rohingyas déjà issus des vagues précédentes de déplacement en provenance de Birmanie. Si le XXe siècle a connu de nombreuses vagues migratoires du peuple rohingya entre l’État de Rakhine et Cox’s Bazar, l’exode de 2017 a été de loin le plus massif.

La crise de réfugiés la plus importante au monde

De par sa rapidité et sa densité, cette crise des réfugiés est devenue la plus importante au monde. Les communautés locales de la région de Cox’s Bazar, affichant des taux de pauvreté déjà élevés, ont été fortement affectées. Le peuple et le gouvernement bangladais ont généreusement accueilli et ouvert leurs frontières à plus d’un million de réfugiés, ce qui est exceptionnel et particulièrement louable à une époque où la protection des réfugiés se dégrade et où de nombreux pays imposent des barrières afin d’échapper aux demandes d’assistance des réfugiés et à leur devoir de protection garanti par le droit international.

Le peuple et le gouvernement bangladais ont généreusement accueilli et ouvert leurs frontières à plus d’un million de réfugiés.

 

 

En raison de l’ampleur et de la rapidité de cet afflux, la communauté humanitaire a intensifié son soutien. À ce jour, plus d’une centaine d’organisations non gouvernementales (ONGinfo-icon) locales, nationales et internationales sont mobilisées aux côtés du Gouvernement et d'agences de l’ONUinfo-icon pour subvenir aux besoins de la population en matière de protection, de nourriture, d’eau, d’hébergement, de soins et de premiers secours. Cependant, la communauté humanitaire continue d’apporter une assistance « provisoire » un an après le début de la crise, ce qui est bien en deçà des normes humanitaires fondamentales internationales.

Une famille Rohingyas prise en charge par les équipes de Médecins du Monde
Une famille Rohingyas prise en charge par les équipes de Médecins du Monde

trouver une solution politique en Birmanie

Actuellement, le plan conjoint de réponse à la crise des Rohingyas, qui cible 1,3 million de personnes parmi les réfugiés et les communautés d'accueil, n'est financé qu’à hauteur de 34 % . Il est donc primordial de soutenir le gouvernement et le peuple bangladais afin de pouvoir venir en aide aux Rohingyas et à leurs communautés d’accueil à court et moyen terme. Alors que le seul moyen de surmonter cette crise consiste à trouver une solution politique en Birmanie et à mettre en place des garanties réelles pour assurer aux réfugiés un retour sûr, digne, volontaire et durable en Birmanie, les acteurs de l’intervention humanitaire au Bangladesh doivent redoubler d’efforts afin de respecter les normes humanitaires internationales fondamentales pour la protection et l’assistance humanitaire des réfugiés.

Les acteurs de l’intervention humanitaire au Bangladesh doivent redoubler d’efforts afin de respecter les normes humanitaires internationales fondamentales.

 

Des axes stratégiques pour répondre à cette crise humanitaire

Pour la seconde année d’intervention au Bangladesh, les ONGinfo-icon se concentreront sur les grands axes suivants :

1. Respecter et défendre les droits des réfugiés, tout en répondant à leur besoin de protection ;

2. « Placer les individus au premier plan », de manière à ce que les réfugiés et les communautés d'accueil bangladaises puissent participer à la mise en œuvre de solutions sûres et dignes pour leur avenir ;

3. Mettre en place une approche globale afin que la communauté humanitaire, et notamment les organisations locales, puissent maximiser l’impact de leur intervention présente et future sur l’ensemble de la société.

 

Afin de mettre en œuvre ces trois axes, il est notamment nécessaire :

  • D’augmenter le niveau de financement de la crise par les donateurs du monde entier (États, secteur privé, ONGinfo-icon et particuliers). Un montant d’environ 630 millions de dollars USD est nécessaire pour que les acteurs humanitaires puissent, d’ici la fin de l’année, assurer l’aide d’urgence aux réfugiés et aux communautés d’accueil concernées ainsi que la restauration de l’environnement. Parallèlement, les ONGinfo-icon poursuivront leurs efforts de redevabilité, non seulement auprès des donateurs, mais aussi des populations affectées, en améliorant la qualité et l’efficacité de leur communication et leurs mécanismes de partage d’information. Elles devront également s’assurer que l’assistance répond à des critères de sécurité et de dignité.

  • De faire élargir l’espace humanitaire par le gouvernement bangladais pour permettre aux ONGinfo-icon de continuer de fournir les premiers secours aux réfugiés et à leurs communautés d’accueil, notamment en réduisant les délais d’octroi d’autorisation de projets humanitaires, en procédant à l’enregistrement des ONGinfo-icon, en accordant des visas aux travailleurs humanitaires ainsi qu’en simplifiant et en adaptant les procédures gouvernementales à l’exécution d'activités humanitaires.

  • De procéder au réexamen de l’intervention humanitaire et de la structure de coopération mises en place lors de l’année écoulée en prenant en compte la complexité de la situation et les caractéristiques d’une « urgence de niveau 3 » selon la dénomination du système des Nations Unies, afin de tirer des leçons et de progresser pour les actions futures. Ce travail doit être effectué de manière participative et en accord avec les directives et les meilleures pratiques de l’IASC.

  • De permettre des interventions humanitaires à moyen terme garantissant notamment à chaque enfant réfugié de recevoir une éducation gratuite et adaptée, un accès à des opportunités professionnelles dont des formations, ainsi qu’une liberté de mouvement, permettant aux réfugiés de vivre dignement. 

  • D’augmenter l’assistance fournie aux communautés d'accueil. L’intervention doit servir à atténuer les répercussions de l’afflux de réfugiés sur les communautés bangladaises  et améliorer leur capacité à faire face à l’accueil de près d’un million d’individus qui sont contraints de dépendre de l’aide humanitaire pour leurs besoins essentiels.

Les ONG engagées dans la crise des Rohingyas au Bangladesh

Association for Aid and Relief Japan, Concern Worldwide, ActionAid, Food for the Hungry, Adventist Development and Relief Agency International, Welthungerhilfe, DanChurchAid, Interchurch Organisation for Development Co-operation, Malteser, Norwegian Church Aid, Peace Winds Japan, CARE, Christian Aid, Mercy Corps, Handicap International - Humanity & Inclusion, Action Against Hunger USA, People in Need, Médecins du Monde, Solidarités International, Oxfam, International Rescue Committee, Relief International, HelpAge International, Save the Children, Plan International, World Vision, Diakonia Sweden, BRAC, Terre des hommes Foundation Child Relief, Première Urgence Internationale

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