PARIAS - les Roms en France

1 // Des conditions de vie qui rendent malades

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Discours de Grenoble, 1 an après
1 // Des conditions de vie qui rendent malades
2 // Politique sécuritaire vs Politique de santé publique
3 // Des indicateurs de santé alarmants
4 // Une politique affichée de restriction des droits
5 // Des tentatives de réponses trop souvent incohérentes
Politique migratoire et santé publique, le choix délibéré de nuire ?
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Photo © Diane Grimonet / Médecins du Monde

En France, les expulsions répétées et l’absence de proposition de relogement condamnent les Rroms à des conditions de vie extrêmement précaires : ils vivent dans des bidonvilles ou des squats, dans des caravanes délabrées ou des cabanes pour la plupart sans eau et sans électricité.

L’absence d’eau potable, de toilettes et de ramassage des déchets sur la majeure partie des terrains engendre des problèmes d’hygiène avec des pathologies dermatologiques et digestives potentiellement graves (dermatoses infectieuses, surinfections de plaies, parasitoses intestinales, diarrhées…). Les squats ou bidonvilles présentent également de nombreux dangers : incendies, risque d’effondrement, intoxication, saturnisme, etc.

Ces conditions de vie extrêmement précaires exposent par ailleurs la population rrom à un fort risque épidémique : tuberculose, coqueluche, rougeole...

 

« Si la tuberculose explose actuellement en Ile-de-France, ce n’est pas parce que les étrangers viennent avec cette maladie, mais à cause des conditions d’accueil et de vie que nous leur imposons en France. Ce sont bien ces conditions de vie qui les rendent malades. La tuberculose, c’est la maladie de la pauvreté. » 

Dr Jeanine Rochefort,
responsable du centre de soins MdM de Seine-Saint-Denis

Médecins du Monde intervient depuis plus de 15 ans auprès des populations Rroms installées dans et en périphérie des grandes villes à Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg, en région Ile-de-France mais aussi de façon plus ponctuelle à Aix-en-Provence, Grenoble, Valenciennes, Montpellier, Nancy et Toulouse.

En 2010, les équipes MdM ont réalisé 7 000 interventions (entretiens de prévention, consultations sociales, soins infirmiers...) auprès de 4 000 personnes et plus de 4 200 consultations médicales ont été assurées.

Les équipes assurent une veille sanitaire et un volet péri-natalité : suivi des grossesses, information sur la contraception, accompagnement en PMI et aux centres de planning. MdM oriente également les familles vers le système de droit commun et aide à la scolarisation des enfants (sensibilisation, démarches administratives et vaccination). Enfin, l’association effectue des démarches auprès des communes pour améliorer les conditions d’hygiène sur les terrains (ramassage des ordures, accès à l’eau…) et pour trouver des solutions de logements adaptés et pérennes.

 

« Aujourd’hui, en France, Médecins du Monde est conduit à mettre en place des dispositifs opérationnels habituellement utilisés sur nos programmes internationaux, en situation d’urgence humanitaire. Par exemple en 2009, MdM a installé à Saint-Denis un camp de déplacés pour des familles rroms à la rue suite à un incendie. L’association est ainsi amenée de plus en plus à travailler sur des questions d’hygiène et d’accès à l’eau potable. Et cette année, nous avons également mené une campagne de vaccination de masse sur la rougeole dans un contexte épidémique.»

Dr Jean-François Corty, directeur des missions France


Photo © Diane Grimonet / Médecins du Monde

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