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Réduction des risques

La RDR est un ensemble de stratégies visant à limiter les risques sanitaires et sociaux liés à l'usage de drogue. Il s'agit d'informer pour limiter les risques et accompagner les usagers de drogues pour les aider à éviter la consommation abusive et les pratiques à risques.

Presse

02/05/2008 Teknival du Sud : Les équipes de Médecins du Monde interdites d’entrée sur le site

2 mai 2008- 24 heures après l’arrivée des équipes de Médecins du Monde en Ardèche, celles-ci sont toujours empêchées d’entrer sur le site pour y mener des actions de prévention et de soins. Pour dénoncer cette situation les équipes de MdM déployées sur le teknival de Crucey-Villages ont décidé de suspendre leurs activités.

30/04/2008 Réprimer n’est ni prévenir ni soigner

En amont du Teknival du 1er mai, Médecins du Monde, l’Association Française de Réduction des Risques (AFR), l’Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie (ANIT) et AIDES s’inquiètent de la nouvelle politique envers les usagers de drogues et de l’absence d’initiative des décideurs en matière d'innovation des pratiques et des outils de réduction des risques.

Publications

29/03/2007 Rapport - Programme transfrontalier de réduction des risques lies a l’usage de drogues au Pays Basque Nord et Sud

La Mission Rave de Médecins du Monde mène un travail transfrontalier de prévention et de réduction de risques en milieu festif, en partenariat avec 4 autres associations (2 du pays basque nord ou « français » et 2 autres du pays basque sud ou « espagnol »).

Témoignage

Teknival - 1er mai 2007

Cette année, sur le stand de Médecins du Monde, c’est près de 80 bénévoles qui se relayent (psychologues, médecins, infirmiers, éducateurs spécialisés et accueillants)


Mission Réduction des Risques dans les raves

CHIFFRES

Bénéficiaires : environ 40 000
Problèmes de santé rencontrés : maux de tête, vomissements, malaises, troubles psychiques, angoisse
Risques les plus fréquents : déshydratation, bad trips, hyperthermie, hypoglicémie
Sexe, âge : majoritairement des hommes, moyenne d'age : 24 ans

Nombre d'interventions 75 dont 3 teknivals intermission

Nombre de bénévoles 180

Sources de financement DGS, Ddass, Mildt, OFDT, collectivités territoriales

Partenaires: Techno Plus, Aides, l'Orange bleue, ASUD, le TIPI, Act Up, l'Acothé, la maison d'accueil de jour Nantes, Espace indépendance, Sida paroles, la Fratrie

Les drogues de synthèse sont de plus en plus consommées par les jeunes. Mais l'interdiction des raves contraint les participants à la clandestinité, avec tous les risques afférents : conditions de sécurité précaires, pas d'encadrement médical, pas de présence des acteurs associatifs ou institutionnels porteurs de messages de prévention. Le décret du 14 avril 2005 interdisant la pratique du testing ou RPP (reconnaissance présomptive des produits) constitue un réel frein dans l'approche des publics. En effet, c'était un outil essentiel pour initier des discours de prévention et de responsabilisation des usagers quant à leur consommation.

Informer sur les risques




Activités :
Action de réduction des risques liés à l'usage de produits psychoactifs, les missions Raves de MdM s'articulent autour de deux axes :
• sanitaire et préventif : proposer des espaces médicaux, d'écoute et d'accueil. Les équipes gèrent la «bobologie» et les situations d'urgence. Des messages de prévention sont donnés : risques liés à la consommation de produits, aux pratiques culturelles (tatouage, piercing…), à la transmission des IST, VIH, hépatites… ;
• pôle d'analyse, sur site via la CCM (chromatographie couche mince) et le testing (jusqu'en avril 2005, date d'interdiction du testing), et en laboratoire, des composants contenus dans les produits en circulation afin d'adapter au mieux les messages de prévention. Depuis 1999, MdM participe au projet Sintes (Système d'identification national sur les toxiques et les substances). En 2005, la mission Raves Paris a réorienté ses activités vers les squats. L'équipe met en place des stands de RdR chaque vendredi soir, visite environ trois squats par semaine et pratique la CCM, une analyse de produits permettant l'identification des substances contenues dans les produits consommés. 120 visites de squats et 36 sessions de RdR pour Paris (au total, plus de 3 400 contacts RdR). La mission RdR de Marseille a elle aussi étendu en 2005 ses activités dans les squats.

Types d'interventions
> Tous nos programmes proposent des orientations vers des dépistages (VIH, VHB, VHC), distribuent du matériel de prévention, font de l'écoute, de la promotion des droits de la personne, informent et orientent vers les structures de droit commun.
> Metz : mise en place d'une structure itinérante avec Aides. > Montpellier : en plus des interventions en soirée dans le centre-ville, une sortie hebdomadaire, en journée, est organisée sur les routes nationales.
> Nantes : accompagnement physique vers l'hôpital et pour toutes démarches de soins, d'accès aux droits, de dépôts de plainte, et dans les tribunaux pour les procès pour racolage. Aide à l'inscription à des cours d'alphabétisation. Mise en place d'ateliers santé thématiques.
> Paris : information adaptée et traduite en chinois, accompagnement et orientation avec interprètes. > Poitiers : mise en place de maraudes au sein d'un collectif.
> Rouen : mise en place d'un système d'alternance des sorties du bus, grâce à une synchronisation avec les actions de l'association Aides, et d'une mission de dépistage des maladies infectieuses.

Perspectives :
Adapter les modes d'intervention des missions à un contexte de plus en plus difficile, dispersant les jeunes et les rendant de moins en moins accessibles. Développer les outils de prévention et les flyers, en adéquation avec un contexte de polyconsommation en développement.

Octobre 2006