Mission Les migrants, ces indésirables universels
Nombre de bénéficiaires des programmes (données CASO) :
90% des patients reçus la première fois sont étrangers,
60% dentre eux sont sans titre de séjour et 30% dentre eux sont concernés par une demande dasile
Pays d'origine :
Algérie, Russie-Tchétchénie, Congo Brazzaville, RDC, Yougoslavie.
Principales pathologies : liées aux conditions de vie précaires ou au parcours de vie : ostéoarticulaire, gastro-entérologie, ORL, dermatologie, cardio- vasculaire, souffrance psychique
86% des étrangers reçus nont pas de droits ouverts à la couverture maladie lorsquils viennent la première fois consulter dans un centre de soins
Nombre de missions : l'ensemble des programmes (centres, hors centre et programmes Réduction des Risques)
Nombre de bénévoles : 1 907
Sources de financements :* DRASS, DDASS, Conseils Généraux, Conseils Régionaux, Municipalités, CRAM, CPAM
Partenaires : CASP, Cimade, Gisti, LDH, Anafé (Association Nationale dAssistance aux Frontière pour les Etrangers), Coordination française pour le droit d'asile, Comède, participation à lObservatoire du Droit à la Santé des Etrangers (ODSE), coordinations associatives locales ou régionales
Reconduire aux frontières un sans-papiers gravement malade c'est le condamner à mort
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Médecins du Monde lance une campagne de sensibilisation contre les expulsions d'étrangers gravement malades. Atteint de diabète, d’un cancer, du sida ou d’une autre maladie grave, un étranger renvoyé dans son pays où il ne pourra être soigné, risque la mort ou de graves handicaps. |
Reconduire à la frontière un étranger gravement malade, c’est le condamner à mortMédecins du Monde lance une campagne sur le droit aux soins des migrants malades. MdM plaide pour le respect de la loi qui prévoit la non expulsion des étrangers gravement malades et ne pouvant être soignés dans leur pays d’origine. Télécharger le film pour le Diffuser
Sur youtube : www.youtube.com/medecinsdumonde |
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Parce que les migrants font partie des populations les plus vulnérables et afin de faciliter leur accès aux soins, MdM développe des programmes spécifiques dans les pays où il est présent. Sans oublier de plaider pour la reconnaissance de leur droit à la santé.
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À la frontière américano-mexicaine, hispano-marocaine, franco-anglaise, à Malte ou en Russie, les migrants espèrent leur prochain passage vers l’eldorado voisin. Avant même d’être entassés dans ces villes, sans ressources, sans droits, ils comptaient parmi les plus pauvres, les plus lésés de leur pays. Parce que ces migrants se retrouvent bafoués dans leur droit à la santé, MdM est là, en partenariat avec d’autres associations, pour leur permettre d’être soignés. Pas question de juger leurs raisons ni de tenter de les dissuader : « 200 sont expulsés par jour côté États-Unis : 99 % recommencent le lendemain »,rappelle Marie-Dominique Aguillon, ex-responsable mission Mexique. MdM prévient et sensibilise. « On leur explique comment rester en vie. Il y a en moyenne 400 morts par an à Tijuana, une des principales portes d’accès vers les États-Unis : déshydratation, hypothermie, noyade, accident de voiture quand ils sont poursuivis par les policiers. »
NE PAS SE SUBSTITUER À L’ÉTAT
Sur place, l’association facilite la prise en charge sanitaire des migrants. Nos équipes les reçoivent lors d’une première consultation d’accueil et d’orientation et encouragent les dépistages. Dans chaque programme, les services de l’État sont impérieusement impliqués. L’amélioration des conditions sanitaires passe obligatoirement par cette collaboration. Ainsi, au Mexique, l’équipe s’appuie sur un programme national et les municipalités de Tijuana et de Mexicali se sont engagées à prendre dans leurs structures sanitaires les migrants que nous suivons. « Le rôle de MdM n’est jamais de se substituer, précise Fabrice Giraux, responsable du dossier migrant au Conseil d’administration, mais de pallier un temps les carences de santé, parfois simplement en Faisant connaître les dispositifs existants qui s’offrent aux migrants, et de faire pression en faveur de leurs droits. » MdM s’engage, par sa présence sur le terrain, à la réhabilitation des migrants et à une prise de conscience de leurs conditions de vie. Cela passe par un témoignage au niveau local… : « Nous changeons les regards portés sur eux en expliquant leur parcours, ajoute l’ancienne Responsable mission Mexique. Ils sont diabolisés sur tous les continents mais ce sont des «campesinos», des jeunes adultes qui ne mesurent pas les dangers et qui ont envie de s’en sortir.» Cela passe aussi par des missions exploratoires, comme à Malte où une étude des conséquences psychologiques lors de l’enfermement forcé dans les camps est en cours ; ou la création d’outils comme l’Observatoire européen de l’accès aux soins en 2004 donnant à voir des discriminations au sein de la « forteresse Europe ».
Estelle Dubreuil
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Mission Méxique / photos Michel Redondeau
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INTERVIEW DE...
Fabrice Giraux, Secrétaire général de MdM, en charge du dossier migrant au CA.
“Militer pour un droit à la santé opposable et universel !”
Quel regard porte Médecins du Monde sur les migrants et leurs conditions de vie ?
Fabrice Giraux. : Au-delà de la question politique que pose la migration, il faut apporter des réponses concrètes aux migrants qui sont souvent doublement marqués par leur expérience. Dans leur pays, ils sont victimes de la pauvreté, de la discrimination. Dans le pays d’accueil, ils subissent rejet et exclusion. Cela n’est pas sans conséquence sur la santé…
Quelle est l’exigence de MdM ?
Fabrice Giraux : MdM n’intervient pas sur les raisons des migrants mais nous demandons la prise en compte de leur vulnérabilité particulière et de leur droit à la santé. Nous souhaitons parvenir à l’émergence d’un droit universel à la santé, sorte de droit à la santé opposable qui ne stigmatisera pas « l’étranger » – quel que soit son statut administratif – par rapport à « l’autochtone ».
Comment parvenir à ce droit universel ?
Fabrice Giraux : En rendant compte d’abord de la santé des migrants telle qu’elle est. En dénonçant les situations les plus scandaleuses quant elles existent. En faisant ensuite avancer dans chaque pays la législation concernant l’accès aux soins des plus pauvres dont les migrants font souvent partie. Enfin en faisant du plaidoyer auprès des institutions internationales pour qu’elles prennent mieux en compte dans leurs objectifs la dimension santé. Cette dernière action va être approfondie prochainement.
Propos recueillis par Estelle Dubreuil
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Au Maroc, l’enfer des Subsahariens
La mer les sépare de leur rêve. Entre 15 000 et 30 000 migrants subsahariens vivent un cauchemar dans les bidon villes de Rabat sans droit, victimes de violences et de discriminations. MdM a contribué à améliorer l’accès aux soins de ces populations en transit.
« Je suis bloquée au Maroc depuis trois ans sans aucun droit. C’est Médecins du Monde qui a pris en charge ma maternité. Aujourd’hui, je suis au centre car mon enfant est malade. Non, ça ne va vraiment pas ici », murmure cette Congolaise de 25 ans. Malgré son statut de réfugiée, attribué uniquement aux Congolais, Ivoiriens et Rwandais par le HCR de Rabat, elle est sans droits. « Réfugié ou clandestin, c’est pareil. J’ai juste un papier que je peux montrer aux policiers mais il n’a pas de valeur. Ce statut, n’est pour l'instant pas reconnu par les autorités marocaines », poursuit la jeune maman. Nigérians, Sénégalais, Maliens, Ghanéens, Ivoiriens ou encore Camerounais, tous ont le même rêve : « vivre heureux ». 60 % ont entre 18 et 30 ans et environ 10 % sont des mineurs seuls ou accompagnés.
DES CONDITIONS DE VIE DÉPLORABLES
MdM a démarré sa mission en juillet 2006 en soutenant deux structures locales : Caritas Maroc et l’Association de lutte contre le sida (ALCS). « Grâce à ce partenariat, un Centre d’accueil pour migrants (CAM) a été créé dans le quartier de Takadoum. Il reçoit environ 150 personnes par jour et touche tous les migrants, réfugiés ou non. MdM a renforcé les actions menées par Caritas et l’ALCS, structuré un parcours de soins avec les centres marocains existants qui refusaient de soigner
les migrants. Désormais, ils sont reçus comme tout le monde. MdM prend en charge leurs frais de santé », explique le coordinateur de la mission Pierre Tainturier. Médecins du Monde a formé un référent médical, une pharmacienne et huit éducateurs-pairs pour toucher toutes les communautés. Trois d’entre eux sont réfugiés, les autres, clandestins. Leur rôle est d’informer ces populations sur les possibilités d’accès aux soins à Rabat, de les accompagner dans leur parcours de santé et d’assurer des séances de sensibilisation VIH, via l’ALCS, dans les foyers », précise Pierre Tainturier. Ces foyers sont des immeubles délabrés en plein cœur des bidonvilles, loués par des Marocains. « Ici, nous sommes 20, parfois plus », raconte F........, un Camerounais de 28 ans, en montrant une pièce de 20 m2. À tous les étages, des nattes et des matelas sont entassés sur le sol. Certains dorment sur le toit. Pas question d’utiliser la lumière, le bailleur le refuse malgré les 600 dh mensuels exigés. «C’est une sorte de prison libre. J’ai économisé pour venir ici et maintenant, je n’ai plus d’argent pour avancer. Nos droits sont bafoués. On est agressé, maltraité. Je mendie pour manger et payer le loyer.»
LA MIGRATION, ÉGALEMENT UN FACTEUR DE RISQUE POUR LE VIH
Sur les murs et le sol crasseux, les cafards sont légion. L’atmosphère est étouffante, la promiscuité absolue, l’hygiène inexistante. Beaucoup ont la gale. « Les migrants souffrent de pathologies physiques liées à ces conditions de vie : dermatoses, troubles respiratoires dont la tuberculose, troubles digestifs, génitaux et urinaires. Des problèmes de santé mentale sont aussi perceptibles face à la perte de perspectives, aux traumatismes vécus sur le parcours avec les violences, viols et autres séquestrations de la part des autorités étatiques comme des communautés de migrants », souligne Pierre Tainturier. « La question du VIH est aussi importante car certaines communautés viennent de pays à forte prévalence. Et la migration est souvent un facteur de risque. L’accès aux soins et l’observance thérapeutique restent difficile en raison du départ régulier des migrants ». La mission, qui se termine cette année, pourrait se poursuivre en développant davantage l’action de prévention et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH et la protection de la mère et de l'enfant. « Le Centre d’accueil des migrants a permis de créer un capital confiance important avec les différentes communautés. Et il reste encore beaucoup à faire », conclut le coordinateur.
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TEMOIGNAGE
« Dès que je vais mieux, je retente ! » G..... survit à Rabat. Depuis 2001, il tente d’atteindre l’Europe. « Mes mains sont en lambeaux, mon visage tailladé et j’ai eu le tibia brisé. J’ai été tabassé par un Marocain en plein jour et personne n'a bougé. J’ai baigné dans mon sang pendant une heure avant que quelqu'un m'amène à l'hôpital. Médecins du Monde me suit. J’ai quitté le Nigéria en 2001. Au Maroc, le bateau qui devait nous conduire aux Canaries a coulé. Quinze personnes sont mortes. J’ai été sauvé. On m’a refoulé et j'ai recommencé. Depuis 2003, je lutte pour survivre à Rabat. Je n’ai pas le droit de travailler. Et il me faut de l’argent pour repartir. Dès que je vais mieux, je retente. Je veux aller en Europe ! Je vais laisser ici mon amie et notre fille de trois ans. »
Marie - Pierre Buttigieg
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Le CASO de MdM à Cayenne / photo : Julien Pignon
EN FRANCE
FACILITER L’ACCÈS AUX SOINS
Activités
Depuis 1986
Dans les Centres de soins : les 21 CASO ont reçu 90% d’étrangers et effectué 38 490 consultations médicales. MdM, passerelle directe, oriente les personnes vers les structures de droit commun.Les parcours d’exil,générant souffrances psychiques et physiques, sont pris en compte et les actions de soutien psychologique se développent. En 2006, après les CASO de Paris et Marseille, les centres de Lyon, Rouen, Saint-Denis, et Toulouse ont mis en place une action spécifique de prévention et de dépistage des VIH/hépatites/IST. Mission CAFDA : MdM a mis en place une consultation d’accueil sanitaire et d’orientation auprès des familles demandeuses d’asile primo-arrivantes, chez un partenaire, la CAFDA. En 2006, MdM a reçu en consultation 356 familles, soit 59% des familles reçues à la CAFDA. Accueil médical des migrants à Calais : pour faciliter l’accès aux soins des personnes migrantes en transit,MdM propose 5 après-midi de soins par semaine. La mission a dispensé plus de 2400 consultations et/ou soins infirmiers en 2006. Un travail initié début 2006 avec les acteurs locaux pour la création d’une PASS a porté ses fruits ; celle-ci a été mise en place en décembre 2006.
Types d’interventions
Nos missions assurent des consultations, diffusent des messages de prévention et orientent les migrants vers des partenaires et le système de santé de droit commun. Les témoignages sur les conditions de vie précaires de cette population permettent de freiner la régression de ses droits. Associés à l’analyse des données sociales et médicales enregistrées par chaque centre de soins, ils alimentent les rapports d’activités des missions et nos actions de lobbying auprès des institutions concernées.
Perspectives
MdM poursuit sa mobilisation pour que chacun, quel que soit son statut, puisse accéder à une couverture maladie et soit orienté vers les structures sanitaires. La Mission France continue de développer les programmes de prévention,dépistage du VIH, hépatites, IST, ainsi que de prise
en charge de la souffrance psychique. Présent dans 11 pays européens, MdM a créé l’Observatoire Européen de l’Accès aux Soins, qui s’engage à améliorer l’accès aux soins des étrangers en
situation précaire en Europe ainsi qu’à témoigner de leurs difficultés. En outre, elle mène des actions de lobbying auprès des institutions de l’UE.
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CASO de Bordeaux / photo : Veronique Burger-Phanie |
Mission à Calais / photo : Martin Mazurkiewicz |
Une question de plus en plus sensible en France
Médecins du Monde intervient auprès des migrants depuis 1986 mais sa tâche se complexifie. Sa volonté est pourtant identique : les insérer dans le système de santé de droit commun et réhabiliter leur image en provoquant une prise de conscience.
En France, les centres d’accueil, de soins et d’orientation (Caso) de Médecins du Monde accueillent plus de 90 % d’étrangers, la plupart primo-arrivants. 73 % sont sans papiers, 20 % demandeurs d’asile mais la plupart n’ont pas accès à la couverture maladie. « Tous ont droit à l’Aide médicale Etat (AME) ou à la CMU, pour les Européens. Mais ils ne savent pas s’orienter dans notre système de soins, explique Sophie Poisson, coordinatrice Mission France. Nous les aidons alors dans l’ouverture de leurs droits. » Les médecins bénévoles les soignent jusqu’à l’obtention de leurs droits, en général cinq mois après leur arrivée en France. Leur est proposé un entretien de prévention (sida, hépatites, tuberculose) et un dépistage. La rencontre avec MdM sert aussi d’appui psychologique. Il est vital pour ces personnes d’expulser ce qu’elles ont fui et ce qu’elles ont subi pendant leur transit jusqu’ici. « La souffrance psychique est énorme. Ils arrivent malades, épuisés. Beaucoup de femmes sont à 7-8 mois de grossesse. Tous pensent avoir fait le plus dur », témoigne Hélène Weil-Rabaud, coordinatrice MdM au sein de la Cafda. La Coordination d’accueil des familles demandeuses d’asile accompagne à Paris les familles dans la reconnaissance officielle de leur statut, les aide dans la rédaction de leur dossier en français, leur trouve un logement. La présence médicale est apparue avec MdM en juin 2003.
DES POPULATIONS DIFFICILES À SOIGNER
Ici pas de consultations, ni de soins : la quinzaine de médecins bénévoles oriente et dresse le premier bilan de santé. Comme ailleurs, la diabolisation accentuée des migrants ne facilite pas la tâche des associations. Les Roms, appellation roumaine des Tsiganes, sont parmi les populations les moins intégrées dans le système de soins. « Mais le problème peut être étendu aux Roumains, développe Jalila Bouzid, coordinatrice du Caso Saint-Denis. Depuis l’entrée de leur pays dans l’UE, leur ouverture de droits est compliquée : dans certains départements, ils ont la CMU, dans d’autres,l’AME. Et dans le 93, ils n’ont eu droit à aucune couverture pendant six mois ! » Que les migrants soient rejetés les rend difficiles à atteindre. D’où la multiplication de missions mobiles. C’est le cas à Saint-Denis, dans les camps roms, avec des équipes de veille sanitaire, de périnatalité ou de scolarisation ; ou à Calais dans les dunes alentour. Comme l’explique la coordinatrice Cafda, « MdM est en ligne de front alors les conséquences néfastes des lois, on les mesure directement ». D’où une nécessité de témoigner ou protester. En juin dernier, MdM s’engageait, au sein du collectif Observatoire du droit à la santé des étrangers, contre la récente publication d’outils facilitant l’expulsion d’étrangers gravement malades.
TEMOIGNAGE
J’avais droit à une protection sociale.” Mme B., malgache, 38 ans, sans papier. « En France depuis 17 ans, je ne savais pas
que j’avais droit à une protection sociale. Quand j’ai un rhume ou une fatigue, j’achète directement des médicaments. Rarement, j’ai dû aller chez le docteur. Quand je suis tombée enceinte en avril, j’ai eu des douleurs dans le bas du ventre et j’ai voulu consulter un médecin. La Croix-Rouge m’a orientée vers Médecins du Monde où on m’a expliqué la prise en charge pour le suivi des grossesses jusqu’à six mois par les PMI puis l’inscription dans une maternité à partir du septième mois. On m’a parlé d’une Aide médicale d’Etat (AME). Je n’avais aucun document prouvant que j’étais en France il y a trois mois, c’est le dossier médical constitué en juin à MdM qui a servi de preuve. Sinon, je ne sais pas comment j’aurais fait ! »
Estelle Dubreuil
VIDEOS |
Médecins du Monde et les migrants - interview de Françoise Jeanson (septembre 2007 |
Les migrants, ces indésirables universels
co-production "6milliards d'Autres", un projet de Yann-Arthus Bertrand, et Médecins du Monde |