Communiqué de presse   Les Migrants parlent aux Lyonnais


INVITATION PRESSEConférence de presse à 11h30 Samedi 18 juin 2005, de 10h à 18h - Place de la République à Lyon 2ème -
autour du thème « Les Migrants parlent aux Lyonnais » :
Médecins du Monde vous propose un espace de rencontres, d'échanges, et de dialogues entre les Lyonnais et les populations migrantes vivant en grande précarité dans notre agglomération

A l'occasion de la publication des premiers résultats d'une étude-action sur la santé des migrants, Médecins du Monde et les personnes qui ont nourri cette étude, vous invitent à échanger sur la situation des migrants dans notre cité, et la place que nous leur réservons.
Le samedi 18 juin 2005, sera l'occasion de faire leur connaissance à travers des saveurs (cuisines du monde), des comptines et berceuses, une exposition de photos et de témoignages, des panneaux d'informations, de la musique et des moments de débats.

Accès aux soins ? : « Je ne veux pas aller à l'hôpital où on ne me comprend pas. Et si on me donne le mauvais médicament pour mon enfant ? »

Trop souvent les migrants vont dans des consultations médicales où il n'y a pas de traducteurs disponibles ; souvent aussi le temps manque aux médecins pour expliquer les traitements à suivre.
Médecins du Monde est engagé à Lyon dans des actions de proximité concernant l'accès aux soins des populations migrantes : le Centre d'Accueil, de Soins et d'Orientation, les visites dans les squats et les bidonvilles, le bus d'accueil des personnes à la rue...

Protection ? : « La peur, je l'ai ramenée avec moi de chez moi. J'ai peur de ma propre ombre. »

En arrivant en France, parfois sans bonne maîtrise de la langue et après avoir vécu la censure et la persécution dans leur pays, le statut des migrants se réduit bien souvent au statut administratif qu'on leur attribue (demandeurs d'asile…) ou qu'on leur refuse (débouté, sans-papiers…). Celui-ci conditionne leur survie au quotidien, et nous fait oublier parfois leur histoire et leur parcours de vie brutalement brisée.

Abri ? : « Mon foyer et la prison c'est la même chose, même taille de la porte et fenêtre, même lit, et la taille de l'espace ? En plus, il faut que je demande l'accord de l'assistant social avant de sortir pour les soirées avec les copains ! »

La précarité se trouve aujourd'hui accrue par les limites des dispositifs existants (saturation, inadaptation à de nouveaux besoins, etc.) et des mesures législatives restrictives et répressives à l'égard des étrangers.

Travail ? : « Je travaille. La fierté d'un homme. Normal. J'ai pris le risque de travailler, je le nie pas. Je gagne avec ma sueur. »

Nous les croisons tous les jours, et si nous leur parlions ?

« Voilà comment je vis. Enfin c'est pas je vis, je survis. »

Pour plus d'information :
Patricia GAILLARD OLOKOSE - Téléphone 04 78 29 59 14 / 06-25-49-86-44 - Email : mflyon@free.fr